‹ Principes de l'art de chauffer et d'aérer les édifices publics, les maisons d'habitation .. les hopitaux ... etcChapitre 26 sur 119 · Le principal objet de ce chapitre est de · texte numérisé non relu

Le principal objet de ce chapitre est de

déterminer la quantité de vapeur nécessaire pour

échauffer un volume donné d’air, et l’étendue en

surface que doivent avoir les vaisseaux ou les

tuyaux à vapeur, pour produire en un temps

donné un degré de chaleur désiré.

Les regies usuelles adoptees par les écrivains «

qm se sont occupés de la pratique sont très er~

y O OBSERVATIONS PRÉLIMINAIRES.

ronnées; elles le sont même à un tel point qu’elles ne sont applicables qu’à des cas exactement semblables. Il faut faire varier six, huit, et jusqu’à dix fois j le rapport entre la chaleur et l’espace , avant de trouver celui qui convient à un édifice différent de celui auquel ce rapport a d’abord été appliqué 5 et jusqu’à ce jour, on n’a eu d’autre moyen de proportionner la chaleur à la nature de l’espace à chauffer , qu’en faisant des essais , ce qui ne peut donner aucune règle lorsque les cas ne sont pas entièrement semblables.

Jusqu’ici la quantité de chaleur a été réglée sur le nombre de pieds cubes de l’espace à téchauffer ; un pied carré de surface de tuyau à vapeur doit chauffer , dit-on , environ 200 pieds cubes d’espace * ou bien un pied cube de chaudière doit en chauffer 2000 pieds ( 1 ). Le poêle d’une des filatures de M. Strutt chauffe, dit-on, 266247 pieds cubes d’espace à 6o° ( T2aR. ) quand la température extérieure est à 35° ( ~f- i° R. ) , et consomme 184 livres de charbon en douze heures, quand le feu est continué nuit et jour (2). Ces

(1) Buchanan’s Essays on Heating Buildings by Steam; 1810, p. 160 et 162.

(2) Sylvester’s Philosophy of domestic Economy , p, 5 5;,

OBSERVATIONS PRÉLIMINAIRES, y ï

proportions sont données pour des fabriques de coton; mais elles sont tout-à-fait inutiles dans tous les cas où un degré de ventilation différent est nécessaire, comme dans les hôpitaux; dans ceux où l’on a besoin d’une grande étendue de vitrage, comme dans les serres (i) ; et même dans les cas particuliers pour lesquels elles sont données , elles ne nous procurent aucun moyen de connaître le degré de ventilation qu’on peut obtenir en les suivant.

La théorie a, dans ce cas, été très habilement traitée, et le Public est depuis long-temps déjà à portée d’en profiter ; il ne s’agit plus que d’en appliquer les principes: si je réussis à le faire d’une manière simple et claire à la fois, je serai utile, Ie l’espère , à ceux qui, par état, sont chargés , de régler ce qui concerne la chaleur des édifices , ) et je les mettrai à portée d’agir d’après des principes certains , et du plus grand avantage pour le Public. -v- ' â maonh-iKS &wj

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