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ly se d’un Wollaston , on pourrait s’attendre à des découvertes importantes.
De la V entilation et de laperte de la Chaleur dans les édifices publics et les maisons d’habitation.
Cf*
56. V entilation. — Les physiologistes ont mis dans nos mains un moyen de mesurer la détérioration de Pair , dans les chambres habitées , avec beaucoup plus d’exactitude qu’avec le meilleur eudiomètre. Ils ont prouvé , par un grand nombre d’expériences sur la respiration, qu’un homme consume environ 3a pouces cubes d’oxigène par minute , et que ce gaz est remplacé par un volume égal de gaz acide carbonique renvoyé par les poumons (i). Or, l’oxigène entre pour la cinquième partie, à peu près, dans la composition
(i ) Le docteur Thomson , dans son Système de Chimie , vol. IV, p. 6i5, et le docteur Murray, dans son traité qui porte le même titre , vol. IV, p. 49 1 > rapportent ces expériences. Il paraît, d après celles du docteur Prout et du docteur Fyfe , que la quantité d’acide carbonique émis n’est pas la même aux différentes heures du jour, et que la manière de vivre y apporte aussi de la différence; la quantité est moins considérable pendant la miit; (Thomson’s Annàls, vol. IV, p. 33 r. )
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de( Fait* atmosphérique. Il s’ensuit que , par Peffet seul de la respiration d’un homme, près de 160 pouces cubes d’air par minute sont rendus impropres ? soit à la combustion, soit à l’entretien de la vie animale. Mais l’homme respire 20 fois dans une minute , et chaque fois il aspire et il exhale l\0 pouces cubes d’air ; donc , la quantité d’air vicié chaque minute par son passage dans les poumons est de 800 pouces cubes.
Sa. Dans le même temps, les poumons de l’homme renvoient une quantité considérable de vapeur. Les expériences qu’on a faites à cet égard ont donné des résultats qui diffèrent beaucoup entre eux : ce qu’il y a de mieux à faire est de prendre le plus élevé qui porte cette quantité à 6 grains par minute (1). Il ne peut pas être plus considérable , parce que 6 grains et demi satureraient 800 pieds cubes d’air à la température ou il se trouve quand il est renvoyé par la respira-
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(i) Les expériences de Haies ont donné pour résultat près de sept grains par minute; celles du docteur Thomson six grains (Syst. of Chemistry , vol. IV, p. 621) ; celles du docteur Murray et d’Ahernethy , trois grains ( Murray’s Chem. , vol. IV, p. 497 ) j enfin , celles de Lavoisier et de Seguin un peu plus de sept grains. ( Diet, de Chimie $ art, Transpiration . Encyc. rnéthod. ).
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lion ; et , très vraisemblablement , il doit arriver rarement qu’il soit au-dessous de 6 grains. Si l’air que renvoient les poumons ne contenait pas ce mélange de vapeur, il ne s’élèverait pas en passant dans l’atmosphère. Et ici nous devons admirer un de ces moyens si simples, et si merveilleux en même temps , employés par la sagesse infinie du Créateur, pour empêcher que nous ne fussions obligés de respirer plusieurs fois le même air • car un mélange d’azote , de gaz acide carbonique et de vapeur à la température où elle est expulsée, est beaucoup plus léger que l’air ordinaire à la même température; aussi s’élève- t-il avec une telle vitesse , qu’il est entièrement éloigné de nous avant d’être étendu dans l’atmosphère.
58. Mais, comme tous les corps gazeux et les vapeurs se mêlent intimement lorsqu’on les laisse en contact, il en résulte qu’il est très important que la ventilation soit continuelle ; que les gaz nuisibles soient chassés à mesure qu’ils sont produits; que la ventilation se fasse par la partie supérieure du lieu où elle est établie; enfin, que l’air frais ne soit point introduit par un endroit où il puisse être exposé à se mêler avec celui qui s’est élevé des poumons.
5q. 11 existe d’autres causes d’impureté qui doivent être prises en considération; il paraît
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qu’un hormne rend en vapeur, par la transpiraration insensible, de 12 à 3o grains par minute (1)3 et l’on a aussi rem arqué que l’air qui . est resté quelque temps en contact avec la peau, se change en grande partie en gaz acide carbonique. On ne connaît pas bien encore la quantité d’air que ces causes rendent impropre à la respiration. On doit au moins chercher à renouveler autant d’air dans une chambre qu’en pourrait saturer l’humidité qui s’échappe par la transpiration , et dans une chambre chauffée à 6o° ( 1 2°,5 R.) , en supposant que la vapeur donnée par la transpiration n’aille, tout au plus , qu’à 18 grains par minute , attendu que la plus grande partie du corps reste couverte , il faudra renouveler trois pieds cubes d’air par minute , pour chaque individu qui se trouvera dans la chambre (2).