VENTILATION
rite trop universellement reconnue pour que j’aie besoin de chercher à la prouver par !e raisonnement, qu’un air pur est nécessaire pour la conservation de la santé; mais il peut être utile d’examiner et d’apprécier l’effet des causes qui rendent l’air renfermé impur et incapable d’entretenir la vie. On a remarqué que « la salubrité de Fair dépend, en grande partie, delà quantité d’oxigène qu’il contient ; et cette quantité paraît exister dans tous les endroits exposés à une atmosphère libre et à l’influence des vents. Mais la même uniformité decomposition n’a pas lieu dans l’air renfermé des maisons d’habitation , des théâtres remplis par la foule, ou des hôpitaux (i). » Cependant, le Chimiste qui a écrit cette remarque n’a pas été en état de découvrir la plus petite différence entre l’air d’un hôpital et celui pris en lieu découvert. Le même fait a été constaté par d’autres Chimistes. Seguin a analysé Fair d’un hôpital, dont l’odeur était désagréable ; mais il n’a pas obtenu d’autre résultat que celui que lui a donné Fair atmosphérique. Les recherches de Priestley , de Demarti , de Gay-Lussac , et autres, tendent toutes â prouver que la composition de l’air est partout essen-
, 71 n ;'rv è 10' ”> :*• v ■ ■ ' * f ' ? J -ii -.ït T
(i) Philosophical Mag. , vol, IV, p. 433.
ventilation.
tiellement la même (i). Si nous regardons ces experiences comme exactes , tout ce qu’elles prouvent, c’est qu’un poison mortel peut être répandu clans l’atmosphère sans que Fart du chimiste soit capable de le découvrir. Mais, si les analyses les plus délicates ne peuvent le reconnaître, nous avons les preuves les plus évidentes de son existence dans la pâleur , dans la faiblesse de ceux qui habitent les villes resserrées et populeuses ; dans l’insalubrité de certains cantons* enfin, dans les altérations considérables qu’un changement de résidence produit souvent sur le tempérament d’individus qui n’y sont point accoutumés. Si la quantité d’oxigène ne varie pas, il faudrait trouver d’autres moyens qui nous missent en état de reconnaître en quoi consiste la différence : peutêtre tient-elle à la présence de substances étrangères ; il serait important de le vérifier. L’atmosphère, dans le voisinage de la mer , contient , dit-on , de l’acide muriatique. Ce sujet est trop intéressant pour qu’on l’abandonne; et si, quelque jour , quelqu’un entreprenait de le traiter , et apportait dans son travail la délicatesse d’ana-
(i) Doct. Murray’s System of Chemistry, vol. Il, p. 37. Doctor Thomson’s System of Chemistry, vol. Ill, p. 1 78.