‹ Principes de l'art de chauffer et d'aérer les édifices publics, les maisons d'habitation .. les hopitaux ... etcChapitre 36 sur 119 · I 10 VENTILATION DES ÉDIFICES PUBLICS · texte numérisé non relu

I 10 VENTILATION DES ÉDIFICES PUBLICS

Par la hauteur des tuyaux il faut entendre la hauteur depuis le pavé du local jusqu a 1 en™ droit où Fair s’échappe pour s’unir à celui de

Mais on suppose que l’ouverture est faite de manière à ce qu’il n’y ait aucune contraction dans le courant d’air : il est reconnu par l’expérience que , dans tous les cas, cette contraction diminue la quantité qui s’échappe d’environ les 2- du tout. En conséquence nous aurons, en négligeant

les fractions ,

3oo ' ' h {t — te)

C’est-à-dire que B pieds cubes d’air seront évacués par minute par un tuyau dont 1 aire de section est égale à a

pieds.

Quand la différence de température entre l’air extérieur

et l’air intérieur est de 5°, 011 a 3^/4 = a' el^e es^

îo°, l’équation devient ^3 y h — a' ^ es^ reê^e établie

dans le texte*, et quand la diiférence de température est de 3o° ( i3° B. environ), ce qui doit souvent avoir lieu, il est nécessaire d’avoir le moyen de réduire l’ouverture à

. B . — a. Si la diiférence était de 56°, on aurait alors

D - — a. On calculerait de même pour toute autre

diiférence de température.

VENTILATION DES EDIFICES PUBLICS. jn

1 atmosphère • et tous les tuyaux , quand il y en a plusieurs, doivent avoir la même élévation.

L espace ou 1 on introduit Fair frais doit être près du pavé de la place à aérer , ou sous le pavé même, et à peu près de la même étendue; car la différence dans Je volume de Pair , dont la température est de io degrés plus froide , n’est que d un quarante-huitième en moins.

Dans une chambre ainsi aeree, on ne peut avoir de feu de cheminée ; mais , lorsque nous nous occuperons des grilles (Chap. X), nous aurons l’occasion d’examiner comment on peut combiner les deux moyens.

65. Perte de chaleur. - — il doit y avoir , pour chaque individu, 4 pieds cubes d’air par minute qui entraînent une quantité de chaleur égale à la différence entre la chaleur de l’air extérieur et celle de l’air intérieur. Il se perd aussi beaucoup de chaleur lorsqu’on ouvre et qu’on ferme les poi tes , et cette perte n’a aucun avantage pour la ventilation ; mais on peut négliger celle-ci parce qu’elle n’est pas assez considérable pour être prise en considération (i). Les passages

(0 Si une issue dans une porte reste constamment ouverte, et qu’on nomme h sa hauteur; si l’on suppose que

que les portes et les fenêtres fermées laissent a l’air, permettent qu’une quantité assez considérable entre ou s’échappe, sans servir à la ventilation ; car la qualité de l’air n est point améliorée quoiqu’on en laisse échapper , lorsque cela a lieu beaucoup au-dessous du niveau du plafond ; et il paraît , d’après une des notes qui précèdent, que dans la saison la plus rigoureuse , temps pour lequel il convient d’évaluer !a quantité de chaleur, il faut compter , terme moyen , 1 1 pieds par minute pour chaque porte ou fenêtre

le point pris clans la hauteur où fair n’est point en mouvement , se trouve à la moitié de cette hauteur ; aloi s nommant b la largeur, l’aire de l’espace par lequel fair entre sera rr: i hb. Substituant cette valeur de a dans fé-

n v/ / - — - -- — a . on aura

quation 3oq X h *)

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Ceci suppose que la vitesse est la même à tous les points de la hauteur*, mais elle varie assez pour devenir nulle au milieu ou près du milieu de la hauteur : donc, d’après les principes sur les quantités variables, l’expression ci- dessus doit être divisée parle nombre qui exprime la hauteur.

Ce qui donne Br- xoobh l B exprimant la

PERïE DE CHALEUR DANS LES ÉDIFICES PUBLICS. I i3

qui communique avec Fair extérieur ; les portes mteneures laissent bien entrer de Fair, mais cet air étant plus chaud et n’équivalant en général qu’à celui nécessaire pour remplacer ce qui est porté au plafond par la ventilation , peut ne pas être pris en considération.

66. La matière solide des murs, des plafonds ou du sol d’une chambre, lorsqu’elle est , comme c est l’usage, en bois , en plâtre ou autres conducteurs lents, n’enlève qu’une très petite quantité t e chaleur dès que sa température a été portée

quantité de pieds cubes d’air introduits dans une minute , si f x = 6o°, on a B = 34 bh J.

L’accès de l’air par les ouvertures que laissent les joints des portes et des fenêtres peut être facilement calculé par cette equation, où b peut représenter la somme des largeurs horizontales de cesouvertures, prise en pieds. La largeur de ces ouvertures dans une porte bien faite ne doit être que 5— de pied; mais elle est le plus souvent double de cette quantité, et dans ce cas, B=o,34/(4. Qn voit ici que des portes elevees tendent à refroidir une chambre dans une proportion plus grande que celle qui résulte de leur augmentation

de hauteur. La hauteur moyenne est d’environ sept pieds;

en la mettant à huit pour tenir colnpte du dessous et du

, dessus , la quantité d’air qui entrera par minute , quand la

difference de température sera de 6o°, sera de 1 1 i pieds

cubes. On peut évaluer à la même quantité l’air qui entre par les fenêtres.

1 s4 ï^ERTE de chaleur dans les édifices publics,

au même degré que l’air de la chambre. Mais le verre des fenêtres en laisse échapper une quantité considérable. Nous devons donc considérer l’effet qù’a Fair extérieur pour refroidir le verre.

Afin de déterminer la quantité de chaleur que le verre laisse échapper par minute, nous emploi” rons, comme moyen très commode, la mesure de la quantité d’air qui descend dans le même temps de la température de la chambre a celle de l’air extérieur. Les principes établis (art. 07 et 42 , Chap. Ill) s’appliquent à ce sujet; et Ton peut conclure de ces principes, que la quantité d air refroidi dans un temps donné est simplement proportionnelle à la surface du verre exposé à Fait extérieur , et qu’en conséquence elle sera la même, quel que soit le changement de température. Ce résultat est fondé sur ce que la quantité J ; air qui s’échappe se mesure par la quantité d’air échauffé à la même température, comme l’excès de température de la surface qui perd de sa chaleur (1).

(1) On a vu (art. /\2 , note) que o,ooo644 (T — *)s=E, quand le verre forme la surface qui perd de la chaleur: Mais la chaleur de la surface du verre sera généralement moindre que la température moyenne de. la chambre j et

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