DES ÉGLISES
et placées à une hauteur considérable au-dessus du pavé.
Pour remédier à ces inconvéniens, les places par où l’on introduit Pair frais doivent être larges, et , autant que possible, elles doivent être divisées. Elles doivent être assez près du pavé pour que Pair ne puisse pas tomber sur les individus» En donnant de la largeur à ces ouvertures , et en les garantissant en dedans par un treillage un peu serré, on détruit en très grande partie le courant d’air (i). On peut encore Pempêcher plus sûrement en établissant de petits tuyaux qui conduisent Pair par-dessous le pavé jusqu’au milieu de l’église. Toutes ces ouvertures doivent avoir des portes qui ferment exactement.
L’air chaud doit pouvoir sortir vers le plafond et dans plusieurs endroits, par des caisses à air, garnies de registres, comme on le voit dans la figure ^ , planche A. Ces caisses doivent être d’égale hauteur et également exposées au soleil. Si les ouvertures communiquent du plafond dans l’espace qui est sous îe toit, et que, de cet espace , on élève un tube à air qui passe dans le clocher, on peut établir une bonne ventilation ; sans avoir
(i) Un treillage en fil defer, qui a 64 mailles par chaque pouce carré, est très convenable.
besoin de ménager des issues dans le toit meme ; si Ton s’attache peu à l’apparence extérieure , on peut très bien placer sur l’ouverture du toit une simple cage en planches \ toutes les fenêtres des côtés et des extrémités doivent être tenues fermées, car si les ouvertures du plafond sont assez grandes , celles qu’on aurait sur les côtés diminueraient la ventilation au lieu de l’augmenter (i).
Il est très difficile d’entretenir la ventilation quand le temps est bas , calme et sombre. Supposons qu’on veuille en établir une suffisante pour empêcher J’air intérieur de s’élever à une température de plus de 5° au-dessus de celle de l’air intérieur. Si l’air extérieur est à 70° (170 R.. )? il
(1) Ce Traité était sous presse quand on m’a fait eon* naître un petit ouvrage sur le chauffage et la ventilation des édifices ou s’assemblent des congrégations. La méthode de ventilation qu’on y décrit est en grande partie semblable à celle que je propose, et elle paraît avoir eu un
plein succès. J’ai donc moins de droits que je ne le croyais
h réclamer la priorité d’invention pour le mode d’aérer les églises. L’ouvrage dont je parle est intitulé : « Observations sur la construction et l’arrangement des maisons d’assemblées religieuses , etc. , par Will. Alexandre ) in-4°? Yorck, 1820. » II renferme beaucoup de notions qui peuvent être utiles à ceux qui s’occupent de l’étude de l’architecture.
sera impossible de maintenir la température intérieure aussi bas que 75° (190 R.), sans évacuer au moins 2 ~ pieds cubes d’air par minute pour chaque individu , attendu qu a ces températures , chaque personne élèvera de 5° par minute la température de cette même quantité d’air (1).
Quand une église contient 1000 personnes, et que la hauteur depuis le pavé jusqu’au sommet du tuyau est de 4q pieds, il est facile de calculer,
(ï) On a vu, article 56 , que la quantité d’air qui traverse les poumons est de 800 pouces cubes, ou à peu prés d’un demi-pied cube par minute. Cet air est élevé à envi,,
| ron 95° (28° R.). Maintenant, soit / la température de l’air extérieur, et t celle que ne doit pas dépasser l’air de la chambre ; soit aussi a;— f le volume d’air extérieur qu’il faudrait pour ramener l’air expiré jusqu’à la température de la chambre. Alors on a { X g5 -j- x a t' — t$.
(Formule pour constater la température des portions mélangées d un meme fluide. Playfair’s ont lines, vol. I,
P- 3i7), d’ou l’on tire ^ . * — ou le nombre de
pieds cubes d’air qui doivent être évacués chaque minute par la ventilation. Dans l’exemple du texte on a. . , .
—2,5 pieds cubes. C’est la plus petite
quantité , parce que la surface du corps renvoie aussi beau„ coup de chaleur , qui n’est pas comprise dans le calcul.
au moyen de la regie donnée dans la note de 1 au* licle 64? Tétendue totale des ouvertures supérieures qui sont nécessaires pour donner passage à 25oo pieds cubes d’air par minute, quand la différence de température est de 5° (20 R.) Cette
25oO v
étendue est exprimée par 3o qui se réduit à
12 pieds carrés environ. Si la hauteur n’était que
de 36 pieds, alors on aurait = *4 Pieds
carrés environ»
Quand le plafond est de niveau, cette étendue doit être divisée entre cinq ou six ventilateurs placés dans differentes parties. Mais lorsqu il est en dôme ou en voûte, il vaut peut-etre mieux n’avoir que trois ventilateurs établis dans la partie la plus élevée, comme on le voit en D, dans la Jigure 6, pl- A.
Les ouvertures pour faire entrer Fair frais doivent avoir le double environ de surface de celles du plafond. L’air ne doit pas être pris très près du sol, ni dans un endroit renfermé. Dans la construction des nouveaux batimens , 011 poui rait ménager , entre les fenêtres , des conduits où l’air entrerait en A., dans la frise et au-dessous de la corniche, et d’où, passant dans d’autres conduits sous le pavé, il arriverait dans