‹ Principes de l'art de chauffer et d'aérer les édifices publics, les maisons d'habitation .. les hopitaux ... etcChapitre 66 sur 119 · O OU · texte numérisé non relu

O OU

aux appartemens où on les place.

Quand on se propose de réchauffer de l’air

quon destine à chauffer un appartement, on ne doit pas élever sa température au-delà de 56° ( 1 1° R. ) ? et l’ouverture par laquelle 011 le fait

entrer dans l’appartement 11e doit pas être à plus

d?un pied du plancher. Le lecteur qui a suivi avec attention le chapitre où Pon traite de la ventilation (ch. IV), sentira aisément la raison de ces limites. Les appartemens qui ne sont employés que pendant des temps très courts, et qui , le reste du temps, sont complètement aérés au moyen des fenêtres, n’exigent, pas autant d’attention pour la ventilation • mais il est a propos, dans tout autre cas, de ménager un renouvellement continuel d’air; et dans les chambres qui n’ont pas de feu de cheminée , ce renouvellement continuel demande que la ventilation ait lieu vers le plafond. Le même ornement qui entoure Panneau où Pon pend le lustre, peut couvrir la place par où Pair impur doit s’échapper. {Voyez art. 62 et 76.)

i36. Un exenfple peut mieux que toute autre explication donner au lecteur une idée de la maniere de calculer la quantité de chaleur que demande un espace déterminé. Supposons que nous ayons une longue salle, un escalier et deux passages à entretenir à la température de 56° (110 R.), lorsque Pair extérieur est à 0° (14° R. au-dessous de la glace ) ; que la salle ait deux fenêtres, de 10 pieds sur 4 chacune, et que sa porte ne s’ouvre pas immédiatement à Pair extérieur. Supposons que l’escalier soit éclairé par un vitrage en dôme de 8 pieds de diamètre , et élevé de 3o pieds au-

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dessus du sol; enfin qu’il y ait deux fenêtres de 7 pieds sur 5 \ pieds à chacun des passages,

La surface du vitrage sera :

Pour la salle , de 80 pieds.

Pour l’escalier, ico

Pour les passages, g8

Total , 278 pieds de surface de vitrage.

Cette quantité de surface en verre doit refroidir (art. 67) 4 1 7 pieds cubes d’air par minute (1).

Nous avons maintenant à calculer la quantité d’air échauffé qui se perdra par le dôme et les autres ouvertures des fenêtres, etc., dans les passages du haut. Toutes ces issues peuvent être égalées à une ouverture dans le dôme vitré qui aurait un demi-pied de surface, et par laquelle l’air s’échapperait avec une vitesse dépendante de la hauteur de la colonne d’air raréfié , hauteur qui est ici de

(i)Danstouslescas, plus la quantité de vitrage sera considérable, plus la quantité de chaleur nécessaire sera grande ; mais il ne faut pas que de simples motifs d’économie nous fassent oublier l’influence qu’ une grande étendue delumiere a sur la santé et la force des hommes , surtout dans les écoles et les salles de travail ; car , plus on retranchera de lumière et d’air, et plus les personnes qui y séjourneront seront pâles et languissantes. En faisant les fenêtres doubles, la perte de chaleur peut être réduite à moins d’un tiers, sans diminuer sensiblement la quantité de lumière

3o pieds; en conséquence, la différence de tempei attire étant de 56° (n° R.), nous trouverons par la regie de la note de l’art. 64 5 que la quantité de pieds cultes d’air qui s’échappera par minute , sera

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égalé a — - - , ou a 2 7 J. Nous aurons donc à

chauffer 417 + 275=692 pieds cubes d’air par minute, pour remplacer la perte de chaleur, en négligeant la perte qui a lieu en ouvrant et en fer* mant les portes , etc.

Mais la règle donnée à l’article 44 nous conduit

a l’équation œ) — I28. g faudra

donc 128 pieds de surface de tuyaux à vapeur pour chauffer cette quantité d’air. Ces tuyaux peuvent etre groupes dans les endroits les plus convenablés sur les parquets; et comme nous avons supposé que toutes les pièces communiquaient , et que les portes en étaient fermées de manière à empêcher la libre circulation de l’air, il ne faut, dans ce cas , employer qu’une petite quantité de surface de tuyau pour le chauffage particulier de l’escalier, attendu que tout l’air échauffé des autres places vient s’y porter a raison de son élévation.

J’ai choisi cet exemple, qui se présente très fré« quemment, pour montrer le désavantage d’un

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dôme vitré pour l’éclairage d’un escalier dont la température doit être entretenue à un degré plus élevé que celui de Fair extérieur (i). Cependant, ce dôme favorise la ventilation pendant l’été ; et il suffirait, pour en diminuer les in conveniens en hiver, d’y ajouter un second vitrage horizontal qui, fermant passablement, ferait l’effet d’une espece de fenêtre double. Cette addition, dans le cas que nous venons d’examiner , économiserait environ un tiers de combustible, et une grande partie des frais de l’appareil pour chauffer l’espace, tout en rendant Fappartement infiniment plus agréable à habiter pendant l’hiver.

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Églises , chapelles .

1^7. Les églises et les chapelles sont ordinairement vastes et élevées, de sorte qu’en hiver, si l’on veut les chauffer, on n’a pas besoin d’une ventilation considérable, le temps que l’on y reste assemblé étant toujours assez court ; mais en été il y faut une ventilation abondante. Je vais examiner d’abord les moyens de les chauffer en

(1) L’air échauffé est entraîné vers les ouvertures d’un semblable vitrage, par la force d’une colonne d’air raréfié de 3o pieds de hauteur.

hiver, et ensuite je m’occuperai de leur ventilation d’été.

Supposons une église faite pour pouvoir contenir 1200 personnes, et, dont le nombre moyen de celles qui s’y réunissent en hiver soit de 600. Supposons que sa capacité intérieure soit de 100,000 pieds; qu’il y ait 28 fenêtres offrant 1000 pieds de surface de vitrage , et qu’on veuille l’entretenir à 6o° ( 120 R.), quand l’air extérieur est à 3o° ( 1 au-dessous de o R.), c’est-à-dire à une température de 3o° ( i3° R. ) , plus élevée que celle de l’air extérieur.

Dans ce cas, on trouvera, par la règle de l’article 68 , que la perte de chaleur occasionnée par le vitrage sera de i5oo pieds cubg

que la ventilation , pour 600 personnes , sera de . . . 2400

et que la perte d’air échauffé par les ouvertures des 28 fenêtres sera de . 3oo

On aura donc, pour la quantité d’air à chauffer par minute , en tout . 4200 pieds cub.

La quantité de surface de tuyau à vapeur nécessaire pour produire cet effet, est de 428 pieds ( voj . art. 44 ) ; et puisque l’église est de 100,000 pieds cubes, en divisant ce nombre par

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4, 200, quantité qu'il faut réchauffer, par minute le quotient 3 4 sera le nombre de minutes que la chaudière devra être en pleine activité pour chauffer tout Fair contenu dans l’église.

De simples tuyaux à vapeur en foute, et d’environ 4 pouces de diamètre, sont ceux qui conviennent le mieux dans ce cas-ci pour distribuer la chaleur. Us doivent se placer d’après les convenances : il ne faut pas qu’ils s’élèvent beaucoup au-dessus du pavé; et presque toujours on peut, avec avantage, les faire passer au-dessous des bancs où l’on s’asseoit.

Si l’on emploie des tuyaux de 4 pouces de diamètre, il en faudra autant de pieds en longueur qu’on a calculé qu’il en fallait de pieds en surface, attendu qu’un tuyau de 4 pouces n’a guère plus d’un pied de circonférence; et alors la chaudière devra contenir 3y pieds cubes de vapeur : c’est la quantité qu’on trouvera être nécessaire pour remplir la totalité des tuyaux ( Table IV , art. 219). Voy. pî. VIL

i38. La ventilation d’une église ou d’une chapelle, pendant l’été, est un objet important, quand ce ne serait que' parce que tout malaise corporel rend l’esprit peu propre aux devoirs

Iqu on vient y remplir. 11 faut avoir grand soin d’éviter les courans d’air froid auxquels une per-

24û chauffage et ventilation

sonne d’une constitution délicate peut être exposée par un système mal entendu de ventilation. Il serait bien malheureux, en effet , qu’une personne délicate se trouvât exposée, sans nécessité, à se rendre malade, en venaiit dans son temple adorer le Créateur. Je vais donc examiner avec une attention particulière les causes d’une mauvaise ventilation, et les moyens d’en diminuer les mauvais effets.

Quand l’air d’une église est plus chaud que l’air extérieur, si l’on ouvre, en partie, une de ses fenêtres latérales, à une certaine hauteur au-dessus du pavé, et qu’on en ouvre en même temps une autre du côté opposé , il s’établit un courant d’air , et l’air plus frais qui se trouve du côté ombragé est porté avec beaucoup de vitesse sur la tête des personnes placées à peu de distance du mur par lequel il entre. En ménageant l’ouverture de manière à ce que le courant qui entre se dirige vers le haut , on en diminue l’effet jusqu’ à un certain point, parce qu’on l’écarte davantage : mais il n’en doit pas moins descendre, quoique avec moins de vitesse , sur la tête des personnes qui se trouvent au-dessous. De petites ouvertures pour faire entrer l’air frais ne peuvent servir qu’à en augmenter la vitesse, et, par conséquent, à le rendre plus dangereux , surtout lorsque celles par lesquelles l’air chaud s’échappe , sont grandes

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