DES CLASSES, DES BIBLIOTHÈQUES
rarement dépasser la moitié de cette quantité : le
conduit, au-dessous du pavé, doit être assez large
pour que le tuyau qu’on y place se trouve écarté
de 3 pouces du fond et des côtés; il doit être sec,
et la maçonnerie intérieure doit être bien unie. ? . . . .
L’air frais destiné à la ventilation, doit être
introduit dans ce conduit par une ouverture
voisine du foyer : on établit des grilles dans le
pavé, tant pour faire entrer Fair échauffé dans la
salle que pour permettre a celui qui s est relroidi
de descendre dans le conduit pour y être réchauffé
par le tuyau ( i).
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Un poêle ainsi construit donne de la chaleur presque aussitôt qu’on y allume du feu ; il y a quelque avantage à placer un régulateur dans la cheminée , afin de régler le tirage. Quand la distance entre le feu et la cheminée ne peut pas être
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renfermée dans les limites déterminées ci-devant, le conduit de fonte peut être d’un plus petit diamètre; et, dans d’autres cas, il est nécessaire que
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(i) Je me suis quelquefois servi, au lieu de tuyau,
d’un conduit dont les côtés étaient en briques réfractaires,
et dont le fond et le dessus étaient en fonte plate dont les joints se recouvraient. Ce genre de construction est plus commode à exécuter, et rend le même service.
le conduit fesse des détours, par exemple , lorsque le foyer et la cheminée sont réunis..
L’étendue du feu se règle sur la quantité de chaleur dont on a besoin , ce dont on peut s’assurer par l’article 68 • on en déduira la quantité de pieds cubes d’air qu’on aura à chauffer par minute j et pour connaître le nombre de livres de
charbon qu'il faudra brûler par heure pour maintenir la température à 6o° (12 à i3pR.), quand l’air extérieur est au-dessous du point de congélation, on multipliera par 0,00472 le nombre de pieds cubes d’air qu’on doit réchauffer par minute (1). On a fait voir dans l’article 97, quelles sont les dimensions d’un foyer qui doit consommer une quantité déterminée de charbon.
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Théâtres .
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i4o. Si l’on se propose de chauffer un théâtre ou tout autre édifice de ce genre , l’emploi de la
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(1) Car 0,00000262 livres de charbon doivent élever
d’un degré la température d’un pied cube d’air (art. 2.3 ), et si A est la quantité d’air à chauffer par minute , 60 A sera celle à chauffer par heure 5 mais il faut élever la température de 3o°. On a donc
DES THÉÂTRES. 2^g
vapeur présente le moyen îe plus sûr et le plus économique. Une bonne ventilation est ici très importante, et il est facile de l’obtenir en l’établissant sur les principes que nous avons expliqués pour les églises. Mais il peut être utile de remarquer que M. Georges Saunders, qui a étudié tous les moyens d’éviter la perte du son, dit
que : ce Les ouvertures nécessaires pour changer l’air doivent pouvoir se fermer exactement, et ne doivent être ouvertes que pendant les entre actes (i). » Il a considéré, et avec beaucoup de raison, qu’un grand mouvement de l’air, dans les parties centrales d’un théâtre , ne pouvait qu’augmenter la difficulté de bien entendre. Pour éviter cette difficulté, l’air qui se rassemble dans la partie supérieure des loges pourrait être aisément conduit par des tuyaux séparés vers les parties les plus élevées de la salie, et s’échapper par les ventilateurs qui y sont placés. Ce moyen diminuerait le mouvement de l’air dans les parties centrales du théâtre, et écarterait en grande partie l’inconvénient d’une ventilation continuelle ; il aurait de plus l’avantage de procurer une bonne ventilation â la partie en arrière des loges, où elle
(ï) Traite sur les théâtres, p. 3?., hr*4u; 1790»
est le plus nécessaire. Le meme auteur remarque que les ouvertures pour faire entrer de nouvel air devraient être générales , c’est-à-dire, distribuées dans toutes les parties du théâtre, pour prévenir les courans d’air froid; idée qui se trouve tout-àfait conforme à la mienne. En hiver, le nouvel air qu’on introduit devrait être réchauffé. Il faut pouvoir tenir la température des salles, pendant les chaleurs de l’été , à 5° (2,°2 IL), seulement au-
dessus de celle de l’air extérieur. Supposons que l’air atmosphoriqiiè soit à 70° ( 170 R.). Dans ce cas, la surface des ouvertures pour la ventilation doit être suffisante pour évacuer autant de fois
2 J pieds cubes d’air par minute, que le théâtre contient de spectateurs. ( Voy. la note de l’art» i38. ) Et comme l’élévation d’un théâtre est de
4o à 5o pieds, depuis le bas du parterre jusqu au plafond , et qu’il y a encore à ajouter au moins la
distancé jusqu’au toit , la colonne d’air raréfié peut être supposée de 64 pieds de hauteur. Mais par
l’article 64 (note) , nous avons 3o “ ^6 pied carré par individu. Ainsi , pour une salle
qui peut contenir 2000 personnes , il taut — g-
ou à peu près 21 pieds carrés de ventilation. Je ne doute pas que quelques lecteurs, en pensant
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