‹ Principes de l'art de chauffer et d'aérer les édifices publics, les maisons d'habitation .. les hopitaux ... etcChapitre 72 sur 119 · DES ATE LI EUS · texte numérisé non relu

DES ATE LI EUS

chaudière l'eau qui se condense, il est avantageux de la laisser rassembler dans les tuyaux, même dans le cas où cette chaudière fournit en même temps une machine à vapeur, parce qu’il faut employer moins de temps chaque matin pour élever la température, et que l’on peut aussi arrêter la production de la vapeur une heure environ plus tôt dans la soirée, la chaleur de Peau qui reste dans les tuyaux suffisant pour la remplacer. L’ouvrier chargé d’allumer le matin le feu de la chaudière, doit, dans ce cas, faire écouler en meme temps l’eau de ces tuyaux.

La planche VIII montre comment on a employé la vapeur pour chauffer une filature de co¬

ton à Watford.

Facleuvs dinstrumens , ébénistes, etc . etc., ateliers.

*4^ On doit chercher à tenir secs et modérément chauds pendant l’hiver, les ateliers où Ton travaille divers articles dont le bois est la base. La chaleur doit y être la même que celle des appartenons habités; sans cela, ces objets seraient d’une qualité inférieure, et souvent même tout-à-fait impropres à l’usage auquel ils sont destinés. Mais, cependant, il n’est pas avanlageux

pour la santé des ouvriers, non plus que pour la qualité des objets fabriqués, que la temperature soit plus élevée que celle des appartemens ordinaires, c’est à-dire aü~ dessus de 6o° (i2°,5R.). Un exemple expliquera mieux que tous les raisonnemens la manière d’obtenir ce degré de chaleur au moyen de la vapeur, qui est certainement ce qu’on peut employer de moins dangereux pour chauffer ces sortes d’endroits, sans parler de ses avantages pour chauffer la colle, sécher le bois, et exécuter les placages, ce qu’il n’est pas aisé de faire par toute autre méthode.

Supposons un atelier de 5o pieds de long sur 20 pieds de large, avec un vitrage d’un côté et dans toute sa longueur ; supposons que ce

vitrage ait 2Ôo pieds carrés de surface; la perte de chaleur qu’occasionnera le vitrage sera (art. 69) exprimée par i,5xa5o, c’est-à-dire qu’elle sera de 3y5 pieds cubes par minute. Si douze ouvriers travaillent à la fois dans l’atelier , la quantité de cha-

leur qui se perdra par une ventilation bien entendue , sera de 4$ pieds cubes environ par minute ( art. 61 ) ; on aura donc à réchauffer en tout 428 pieds cubes d’air par minute. La quantité de surface de vaisseau à vapeur nécessaire pour y parvenir, quand Fair extérieur est à 3o° ( i° audessous de o R. ), calculée suivant la règle donnée

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conséquence un seul tuyau à vapeur de quatre pouces de diamètre , qui s’étendra dans toute la longueur de Fatelier,, sera suffisant. Ce tuyau peut être placé du mêmecôté que le vitrage; el au-dessous , une petite planche peut être fixée sur chaque établi pour recevoir un pot à colle forte à l’usage des ouvriers. On peut aussi fixer, dans un endroit

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convenable, une caisse basse recouverte en fonte ,

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pour, chauffer les pla cages et les fonds sur lesquels

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Ea totalité des tuyaux sans la caisse contien-

dra, ainsi qu’on peut le calculer, environ cinq pieds cubes de vapeur; il faut donc que la chaudière soit assez grande pour fournir cette quantité; l’eau évaporée pendant douze heures sera de quatre pieds cubes à peu près, et exigera la consommation d’un demi-boisseau de bouille par jour, ou d’une quantité proportionnée de coke ou de copeaux qui se font dans batelier : comme il se perdra de la chaleur à la surface de la chaudière,

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on pourra en tirer parti pour sécher les matériaux. {Voy. le chapitre XI.)

M. llamshaw a employé avec succès la vapeur pour chauffer les planches de cuivre et les ate-

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liers où s’impriment les gravures (i). Avant qu’il fît usage de la vapeur, il faisait chauffer les plandies au moyen de poêles a charbon qui étaient dangereux pour la santé des ouvriers.

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(1) On trouve dans les Transactions de la Société des

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