‹ Principes de l'art de chauffer et d'aérer les édifices publics, les maisons d'habitation .. les hopitaux ... etcChapitre 73 sur 119 · CHAPITRE VIIL · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIIL

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so/z.r, nés maisons de temperature égalé , etc.

Ai e we from noisome clamps of pest-house free ? And driuk oqi souls the sweet ethereal air ?

Thomson.

Hôpitaux.

i43. Dans tout endroit consacré au soulagement des malades et des infirmes , si l’on en ras semble un grand nombre sans donner à la ventilation toute l’attention qu’elle exige , on s’expose à produire beaucoup plus de maux qu’on n’a le pouvoir d’en guérir. 11 est souvent arrivé que des maladies sont devenues d’une nature plus rebelle, que des ulcères ont pris un caractère de malignité plus prononcé, dans des hôpitaux où l’on a négligé de purifier l’air, et de détruire les émanations

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dangereuses (i). D’on antre côté , il est également vrai que l’établissement de bureaux de santé, d’hôpitaux, de salles de fiévreux, a servi pour arrêter les progrès de maladies contagieuses, et préserver la santé des habitans *ie pantons populeux où lesHravages de ces sortes de maladies sont

les plus redoutaMegjq on li\op oiéra/sm ob 9 jlribnoo

Le choix d’mfé situation decouverte et saine, lorsqu’il ; est possible de la trouver , es t fort important pbur les ■ établissemens deteejfefee espèce. On a prétendu que les architectes visaient rarement à autre chose qu’à la perfeelion des proportions extérieures (2) ; mais la vérité est qu’ils ne sont pas souvent consultés sur ce point; car si l’on se donne la peine de lire les auteurs qui ont écrit sur l’arcbiteclUre, on trouvera qu'ils n’ont point oublié l’effet de la situation des bâtimens sur la santé (5). Mais ce serait sortir des bornes de cet ouvrage que de m’étendre sur ce sujet.

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(1) • V. la relation <T Howard sur les lazarets d’Europe,

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fe) Philosophy of domestic economy., p. 2.

(3) V. Vitrine , liv. I , chap. 2 , 4 et hy* VI , chap. 7. Alberti dit en traitant ce sujet: « Les anciens avaient le plus grand soin, clans le choix des çmplacemeps, d’éviler ceux qui pouvaient cire dangereux pour la santé.

En cherchant à procurer dans un hôpital un degré convenable de chaleur et de ventilation , on doit toujours faire en sorte que les deux opérations soient aussi distinctes que cela est possible. L’une et l’autre doit pouvoir s’exécuter à la volonté des gardes-malades , et la ventilation doit être conduite de manière qu’il ne puisse pas s’établir de courant d’air dangereux , et que l’air pesant et vicié puisse être entraîné aussi bien que les gaz plus légers , la vapeur et les émanations; enfin, elle doit être abondante sans produire beaucoup de mouvement dans l’air ; il faut aussi pouvoir produire un changement d’air plus rapide pour purifier les salles lorsque cela est nécessaire. ir <

Quoiqu’il n’entre pas dans mon sujet de considérer le genre de construction convenable à un bâtiment destiné pour établir un hôpital, il peut être utile de rappeler au lecteur que toute matière

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Ils s’attachaient surtout à s’assurer que l’air n’y fût ni mal-

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sain ni incommode ; car ils savaient que l’art et l’industrie peuvent corriger les mauvaises qualités de l’eau et de la

terre, mais ils pensaient que nul moyen de force et d’adresse n’était capable d’améliorer l’air. Et il faut convenir que ce que nous respirons , étant si nécessaire à Fenlretien de la vie , plus l’air est pur, et plus il est propre à conserver la santé. » Liv. ï , chap. 3 , (\ et 5.

204 CHAUFFAGE! ET ¥E£fFILATION

qui absorbe les émanations , tout ce qui devient humide et adhérent dans une atmosphère chargée de vapeurs, doit être employé le moins possible dans l’intérieur d’un hôpital. L’effet de ces sortes de substances pour rassembler les matières délétères est incroyable; et quand elles en ont absorbé une certaine quantité , il est impossible deles chasser par une simple ventilation (i). On est alors obligé d’exposer ces substances à la double action du soleil et de l’air, ou de les purifier soit en les lavant avec de l’eau ^ soit en employant les acides volatils ( Yoy. art. 7.4 et la? note ). Autant que j’ai pu m’en assurer par mes propres observations, toutes les surfaces peintes en attirent promptement une grande quantité , surtout quand la peinture se trouve sur un métal. Dans le fait , si la surface d’un métal ne peut pas être entretenue très propre et très polie (et cela est impossible) , elle ne vaut pas un bois à grains serrés, parce que l’air se condense sur la surface métallique toutes les fois que la température varie. Les

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(1) ce Les feuilles demon livre de notes, dit Howard,

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étaient souvent ‘tellement humides, que je ne pouvais m’en servir qu’a près les avoir étendues devant le feu pendant une ou deux heures. » Howard ; on Prisons , pjg. i3.

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Jits et les meubles en. général doivent être en bois doux et compacte , d’une forme simple , afin qu’on puisse en nettoyer facilement toutes les parties ; et leur surface doit être saturée d’huile au lieu d’être peinte. On ne doit y employer que le linge et les objets en eôton ou en laine que la décence et le bien-être rendent nécessaires. Mais quand ces derniers articles sont fréquemment changés , et qu’ils son ten partie léchés au grand air, et dans des places où ils puissent recevoir l’effet du soleil , l’usage de ces commodités doit se régler plutôt sur la dépense que d’après la crainte qu’ils ne deviennent une source d’impureté. En effet, la propriété même qu’ils ont d’absorber facilement les emanations, tend plutôt à assainir la place qu’à produire l’effet contraire, pourvu qu’on les change très souvent, et qu’ils soient toujours complètément lavés : cette remarque peut s’appliquer à tout meuble qu’on peut aisément transporter. 11 me semble qu’il serait à désirer qu’on ajoutât à chaque étage d’un hôpital une chambre exposée au midi et b^en aérée, où l’on roulerait tous les lits qui ne seraient point; occu^j^gpj jfjir, toutes les fois que le temps serait clair et serein. Les murs et les plafonds des salles et des corridors doivent être recouverts en plâtre bien uni, blanchis avec de la chaux détrempée dans l’eau chaude

et clans laquelle on a mis une petite quantité de matière colorante pour rendre le blanc moins éblouissant (i). Dans les endroits où l’on est dans le cas de frotter les murailles, mais là seulement, on peut mêler à la chaux de la lie de bière, le blanc ne devant jàmais être employé seul.

Dans la construction des parties nécessaires à la ventilation , les tuyaux qui servent à évacuer Fair vicié doivent être recouverts en plâtre s’ils

sont assez larges , et l’on peut y en introduire d’autres plus petits en terre ou en bois; mais quant aux tuya^fi pour intrg^qjig l’air frais, ils peuvent être de métal. lie zinc ou le fer-blanc sont très propres à ce dernier usage.

Quand Fair doit être chauffé à mesure qu’il entre , on ne peut y réussir lorsque certains vents se font sentir, à moins qu’on ne l’introduise par quelque point du côté du bâtiment d’où ces vents soufflent, ou par un tuyau à air, élevé, ayant un dessus construit de manière à ee que le vent puisse forcer l’air d’y descendre de quelque côté qu’il

(i) L’utilité de la chaux échauffée pour détruire les miasmes infects, a été on ne peut mièux démontrée par les expériences d’Howard sur les chambres dans lesquelles on l’avait logé à Venise, quand il y arriva sur un vaisseau qui fut soupçonné d’être infecté de la peste.

vienne. Si l’on néglige ces précautions, l’appareil le mieux construit d’ailleurs sera sans effet par

certains veiits^i01bti9 gmsCÏ -,(ï) fàmrn oltè

Ces remarques préliminaires suffiront peutêtre pour rendre un exemple intelligible. Nous «rétablirons' nos calculs que pour une seule salie ? parce qu’ils sont applicables à toutes celles que peut contenir un hôpital îebïisidérable, en ayant égard âtttf diiFéreneesf ■ de' hauteur, etc.

Supposons une salle de 90 pieds de long sur 22 de large et 10 d’élévation , contenant 3o lits, et auiant de malades ou de gardes; enfin, ayant 1 5 fenêtres et 4°° pieds carrés de surface de vi-

liage; nous trouverons par les articles 68 et 73, (6 x 38) + ( , 1 ( i,5* ^!4oo) = 993

pieds cubes d’air a chauffer par minute; mettons 1000 pieds cubes. Mais la ventilation ne doit pas cesser pendantlaïiuit ; cette quanti tédoit donc être continuellement chauffée. ïî peut arriver quelquefois que la température descende pendant la nuit à zéro ( i4°j'2: R. au-dessous de la glace ), et dans ce cas, si la chaleur de la salle est tenue à 5o° (8° R.) , elle sera suffisante. Or, par l’article \l\ ,

on trouvera

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