VENTILATION DES CHAMBRES
une cheminée est défectueuse (i), parce que l'air qui a été rendu impur par la respiration, etc., ne peut pas s’échapper par une cheminée construite comme elles le sont ordinairement. ( V oj. art. 62.) On a proposé plusieurs moyens pour obvier à ce défaut ; mais tous ceux que j’ai vus ou trouvés dans les livres sont mauvais ; les uns n’ont aucune effi-* cacité, les autres font que les cheminées fument. Les moyens mécaniques donnent de la gêne, et sont en conséquence négligés ; autrement il ne se~
(1) Une expérience de M. Daniell éclaircit ce point. Il l’a décrite en ces termes dans ses Essais météorologiques : <( La température d’une chambre étant à ^5° ( 6° R. ) , je trouvai que le point de condensation y était de 39° ; j’y fs allumer du feu et fermer les portes et les fenêtres^ sans permettre à personne d’y entrer. Le thermomètre s’éleva à 55° (io° R.), mais le point de condensation resta le même .
» Une compagnie de huit personnes occupa ensuite cette chambre pendant plusieurs heures, et le feu continua à être entretenu. La température monta jusqu’à 58° ( 11, 5 R.), et le point de condensation s’éleva à 02° » P. 20/f.
Cette expérience prouve que malgré le courant d’air continuel qui s’échappait par la cheminée, la quantité de vapeur augmenta jusqu’à ce que la chambre en fut à peu. près saturée. Elle aurait 'été entraînée à mesure qu’elle se formait avec l’air impur et les efïluves , si la ventilation avait eu lieu par la partie supérieure de la chambre.