‹ Principes de la critique historiqueChapitre 146 sur 146 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

^ brille qu'aux yeux de ceux qui le désirent et

" non de ceux qui le redoutent. Ils sont malheu-

* reusement trop nombreux ceux qui craignent " de voir clairement, et qui préfèrent l'obscurité, " le vague, le doute, les ténèbres au sein "" desquelles ils veulent se faire à eux-mêmes ce " qu'ils appellent leurs convictions. Or, il est

* certain et d'une expérience trop fréquente, qu'à " force de désirer les ténèbres, on finit par les ** obtenir „ (1).

Tout cela n'est pas vrai seulement lorsqu'il s'agit du fait de la révélation. Oii peut l'appliquer également à un grand nombre d'autres jugements historiques. Plusieurs, ceux-ci par passion irréligieuse, ceux-là par une piété mal entendue ou par quelque motif plus mesquin, haïssent la lumière et cherchent à obscurcir son éclat. Ils n'y parviennent d'ordinaire que trop facilement. Nous ne craindrons pas de rappeler encore, au risque de paraître fastidieux, ce que nous disions en commençant ce travail : la première et la plus essentielle des qualités du critique, c'est un amoiu' pur et constant de la vérité. Rien ne peut remplacer ce sentiment. Il est la règle des règles, le

(1) U infaillibilité et le Concile général ; étude de science religieuse à ViMage des gens du tnonde, par Mgr Dechamps, archevêque de Malines, p. 18-19.

principe de vie et d'efficacité de tous les procédés de la critique. Sans lui, ils sont complètement stériles, ou plutôt ils se réduisent à im vain étalage et à des formules pompeuses, sous lesquelles on déguise les plus odieux attentats aux droits de la science et de la vérité.

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