ÉPILOGUE
sements ; mais Ûs ont jugé comme nous que des intérêts supérieurs étaient enjeu et qu'il ne fallait pas trop craindre de blesser pour essayer de guérir.
Nous ne serions pas étonné non plus d'entendre - se reproduire ici une objection qui s'est déjà présentée au début de cette étude. Les règles que vous avez formulées sont claires et précises, nous dira quelqu'un; elles prévoient tous les cas. Dès lors» il semblerait que, hors celui d'une conclusion simplement probable, qui laisse une certaine latitude . à la liberté de l'intelUgence, elles devraient amener un accord parfait entre les jugements de ceux qui s'y conforment fidèlement. Et pourtant, nous voyons, dans une foule de questions historiques, des écrivains qui font profession de ne juger que sur pièces et d'après les règles d'une sévère critique, embrasser avec ardeur les avis les plus opposés.
: Hélas! oui, cela se voit. Mais il est aisé de l'observer aussi, ces dissentiments si funestes à l'autorité de la science ne se produisent guère que sur les faits qui intéressent la religion, l'orgueil national ou quelque amour propre de corps ou d'école. Dès lors il n'est pas bien difficile de se les expliquer. Il arrive pour ces faits ce que nous -voyons se passer depuis tant de siècles par rap- "port au fait qui domine .tûiis les autres dans
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rhistoire du monde, le fait divin de Is révélation catholique et de l'existence d'une Église établie par Dieu pour conserver intact le dépôt de cette révélation et le communiquer aux hommes. On ne voit pas parce qu'on ne veut pas voir. Oui, il faut de la bonne volonté pour se rendre à l'évidence du témo^age humain, comme il en faut pour admettre les vérités manifestées par une révélation divine. Non pas, comme voudraient le persuader les apôtres de l'incrédulité, une bonne volonté qui supplée à l'insufBsance des éléments de conviction, mais cette bonne volonté qui fait qu'on ne se refuse pas à reconnaître leur force, et qui a été si bien définie par l'illustre archevêque de Malines :
* La raison démontre qu'il faut croire, dit le
* savant prélat, parce qu'il est évident que Dieu
* a parlé; mais la raison seule ne fait cependant
* pas croire, parce que dans la foi et dans les '^ dispositions de la foi, il y a de l'amour, il y a
* l'amour de la vérité, et que tous n'aiment pas
* la vérité.... La foi est donc méritoh*e et libre, '^ parce que l'amour de la vérité est méritoire et ^ libre ; et la foi reste libre quoiqu'il soit évident
* que Dieu a parlé, parce que cette évidence est
* relative à nos dispositions volontaires, cette
* clarté proportionnée à la pureté de l'œil inté- ' rieur, et que l'édat du témoignage divin ne