CHAPITRE XL
Autorité de la tradition populaire.
Nous avons tâché jusqu'ici de dégager le problème des éléments qui en auraient rendu la solution plus difficile en introduisant dans ses données une déplorable confusion. Nous pouvons maintenant Taborder directement et nous demander ce qu'il faut penser, en bonxie critique, de ces récits naïfs qui ont formé le fond des connaissances populaires longtemps avant d'attirer l'attention des savants.
A entendre certains enthousiastes, il n'y aurait pas de source plus pure de l'histoire. Peu s'en faut qu'ils ne les mettent au-dessus de la plupart des témoignages consignés par écrit en présence même des événements. Car ceux-ci leur paraissent devoir être légitimement suspects, comme ayant pour auteurs des personnages qui ont plus ou moins pris part aux choses qu'ils racontent, et subi par là même l'influence des passions qui