Voy. note 2, p
de faire demi-tour à gauche et de se montrer à découvert : une file, sortie par Tune des poternes, rentrera par l'autre, et toutes les autres files suivront le même mouvement.
2. — De ces poternes, les unes sont obliques, les autres font un coude.
3. — En avant de toutes, on élève des constructions pour empêcher qu'on ne les incendie, que les pétroboles ne les brisent, que les ennemis ne s'en approchent, et que, quand de la ville on doit faire une sortie, on ne le voie du dehors.
§ VII. — Mines et palissades.
i . — Les fossés que Ton creuse sont, à moins que le lieu ne soit humide, secs et minés aux endroits convenables, afin que, lorsque l'assiégeant les comblera, tout ce qu'il y jettera puisse être transporté à la dérobée dans l'intérieur de la place, tant de jour que de nuit, par les assiégés.
2. — Les palissadements, excepté celui qui entoure Pavantmvr % sont tous plantés verticalement 1 pour que les palissades ne soient pas facilement franchies ni arrachées : franchies, parce qu'il n'est possible ni de les enjamber... ; arrachées, parce qu'elles offrent de la résistance quand on les tire, et que, par suite de leur liaison au moyen de cordes, le câble se romprait (ce qui peut bien arriver) avant que le pieu ne soit arraché complètement 1 .
3. — On compte au stade seize cents palissades de moyenne dimension.
§ VIII. — Tracés divers.
1. — Il y a un autre tracé qui ne le cède en rien au précédent. Il se compose d'hémicycles dont la concavité est
1. On emploie en fortification non seulement des palissades verticales, mais encore des palissades inclinées, que Ton nomme fraises, et que Ton enfonce dans les escarpes non revêtues, pour arrêter ceux qui tenteraient de les escalader.
2. On peut rapprocher de ce passage un passage de Polybe où il compare les pieux des Romains avec ceux des Grecs (Hîst., Uy. XVIH, ch. i ,r ).
tournée vers l'ennemi ; les extrémités des arcs doivent s'adapter aux tours en se raccordant à leurs angles, et il faut laisser d'angle à angle, comme diamètre de la circonférence extérieure, une distance égale à la longueur qu'aurait le mur de base des tours à l'intérieur 1 .
2. — On fera reposer les poutres de tous les... sur les murs perpendiculaires, afin que, si le mur tourné vers l'ennemi est battu en brèche et s'écroule, les planchers restent et que nous puissions le rebâtir.
3. — On fera aussi des embrasures... poternes auprès, de telle sorte que Ton ne montre point dans les sorties le côté non protégé par le bouclier et que les portes ne soient point enfoncées par les lithoboles.
4. — Pour le reste delà construction, on se conformera à ce qui a été indiqué précédemment.
5. — A ce tracé ressemble celui, en forme de scie, qu'on dit avoir été inventé par U'ingénieur Polyeidos. Dans ce tracé, il convient de construire, en certains des points dangereux, des tours pentagonales au milieu des intervalles des courtines. En jetant ensuite des poutres d'un mur à tautre, comme nous l'avons indiqué plus haut, on obtiendra des dispositions analogues.
6. — Il y en a qui préfèrent un autre système, dans lequel les courtines sont légèrement cintrées et ont cent coudées (150 pieds) de longueur sur douze (18 pieds) d'épaisseur et six orgyes (36 pieds) de hauteur.
7. — Il faut faire la partie supérieure du mur se rétrécissant par le haut, double, assez résistante pour n'avoir rien à craindre des coups des lithoboles ; les deux murs sont distants l'un de l'autre de huit coudées (12 pieds), à douze au
fi^AA
. La figure 17 ci-jointe donne la
restitution du tracé à hémicycles,
qui ressemble en effet un peu à une
m scie comme le tracé de Polyeidos
7 w \ ■ ■ * * + (Voy. plus bas § vm, 5).
Fig. 17.
moins... En fermant les... par le haut avec des voûtes, ou en jetant par dessus des poutrelles, on construit des corps de garde.