LA TONIQUE
mier degré et donnera son nom à la gamme et au ton.
Nous trouverons le second degré : si, dans le second accord générateur; le troisième degré : do, dans le premier accord générateur; le quatrième degré: ré, dans le troisième accord générateur ; le cinquième degré : mi, dans le premier et dans le second accord générateur; le sixième degré : fa, dans le troisième accord générateur ; le septième degré : sol, dans le second accord générateur et X octave du premier degré : la dans le premier et dans le troisième accord générateur.
notes tonales 299. — Les notes la, ré et mi, second et cinquième harmoniques inférieurs
300. — A ce système*, très ingénieux d'ailleurs, on pourrait opposer quelques objections.
REMARQUES
Pourquoi, par exemple, choisir de préférence telle ou telle note pour servir de son générateur ?
Évidemment parce que ces notes, premier , quatrième et cinquième degrés des gammes , sont les bons degrés harmoniques de la tonalité, c’est-à-dire ceux sur lesquels on peut placer
les harmonies donnant le mieux le sens du ton, (ou impression tonale). Ce sont aussi les seuls
degrés sur lesquels on puisse former des accords parfaits majeurs, (dans le mode majeur), ou mineurs, (dans le mode mineur), sans employer d’altérations.
Cela est bien, mais la mélodie et les gammes mélodiques ayant existé longtemps avant la polyphonie** . nous voyons de suite que ce système a dû être construit après coup, c’est-àdire qu’il paraît avoir été inventé postérieurement à la gamme, en être sorti plutôt que l’avoir engendrée.
301. — Nous lui préférons donc, en premier lieu, la théorie s’appuyant sur la résonnance complète d'un monocorde ***.
Ce système, nous le verrons, pourrait évidemment servir à engendrer bien d autres gammes que celles appartenant aux modes modernes (majeur et mineur) ; mais, au moins, peut-il les engendrer d'une façon un peu plus logique.
La résonnance d’un monocorde contient toutes les notes nécessaires à la constitution de la gamme diatonique, et elle les contient a naturellement » ; c’est donc un grand avantage sur le système expliqué dans la présente leçon.
* Préconise principalement par M. H. Rieman, très éminent théoricien allemand.
** De : poly : plusieurs et phone : son. Mot signifiant ici : plusieurs sons entendus simultanément. Le mot Polyphonie s’applique plus spécialement à la musique d’ensemble exécutée par des instruments divers. Au contraire le mot : Harmonie s’applique simplement aux agrégations de sons construites d’après certaines règles.
*** Théorie de Helmoltz. Voir sa « Théorie de la musique » éditée chez Alkan.
GÉNÉRATION DES GAMMES
302. — En second lieu, nous placerons cependant la théorie qui, laissant de côté l’origine harmonique des gammes, fait descendre nos modes, (le majeur et le mineur ), des modes grecs , des tons liturgiques et même, (pour une forme altérée de la gamme mineure ), d’une gamme mauresque .
303. — Il se peut, en effet, que les modes les plus antiques aient tiré leur origine de la résonance d'un corps sonore mais il est beaucoup plus évident, à mon sens, que notre système musical et que nos gammes, (comme notre langue), sortent des divers systèmes antiques, adaptés et modifiés à travers les âges par le génie particulier de la race.
Il serait fort possible aussi, d’ailleurs, que les systèmes et les modes antiques ne soient que des adaptations de systèmes plus antiques encore, car nous ne pouvons dire à quelle époque l'Art a pris naissance.
304. — Il nous semble donc que, sans nier l’importance, (scientifique surtout), de la théorie de la résonance des corps sonores , il serait raisonnable d’attribuer une plus grande part à l influence psychologique et aux milieux.
Chaque race , chaque peuplade a eu des modes musicaux particuliers , et il nous paraîtrait juste de penser que, le « milieu » a pu influencer la création des formes intellectuelles et artistiques.