CONSTRUCTION DE LA GAMME DIATONIQUE MAJEURE DU TON DE DO
309. — A cet effet, nous ne nous servirons que des sons naturels (5), éliminant les chromatiques (e), (qui, d’ailleurs, donneront lieu, par la suite, à quelques observations), et prenant pour hase la note : do * , son initial , de la gamme diatonique naturelle, ( majeure moderne ), et son générateur principal.
Les intervalles formés par la première note de la gamme diatonique : do, avec chacune des notes suivantes : ré, mi, fa, etc., sont:
(s) Désigner quelques notes naturelles dans l’exemple i.
(fl) Désigner quelques notes altérées.
i° La seconde majeure : de do à ré.
2° La tierce majeure : de do à mi 3° La quarte juste : de do à fa.
4° La quinte juste : de do à sol.
5° La sixte majeure : de do à la.
6° La septième majeure : de do à si.
7° L 'octave juste : de do à do.
310. Recherchant ces intervalles dans la série des vingt-trois sons har¬
moniques, nous trouverons :
2° La seconde majeure .* do-ré, entre les septième et huitième sons ha/ mo niques (7). Le septième son harmonique est la triple octave du son générateur de la gamme . do.
2° La tierce majeure : do-mi , entre les troisième et quatrième sons harmoniques. Le troisième son harmonique est la double octave du son générateur.
3° La quarte juste : do-fa , entre les quatorzième et dix-neuvième sons harmoniques.
4° La quinte juste : do-sol, entre les premier et second sons harmoniques.
5° La sixte majeure : do-la, entre les quatorzième et vingt-troisième sons harmoniques.
Le quatorzième son harmonique est la quadruple octave du son générateur.
6° La septième majeure : do-si , entre les septième et treizième sons harmoniques.
7° V octave juste : do-do, entre le son générateur et le premier son harmonique.
(7) Ecrire : « 2<le » entre ces deux notes dans l’exemple i. Tracer une petite ligne courbe pointillée entre les deux notes, puis commencer l’exemple 2 . Ecrire : « gamme diatonique », au commencement de la seconde portée. Tracer la petite accolade et la clé de sol sur cette portée, puis la grande accolade placée audessous. Ecrire à gauche de celle-ci :
« sons harmoniques ». Ecrire ensuite les notes do, ré, sur la seconde portée et tracer la ligne pointillée allant rejoindre les mots : « 2de maj. ».
Enfin tracer la ligne verticale pointillée placée au-dessous du do.
Ecrire au bas de celle-ci : « Tonique » et au-dessus de la note do : « son générateur ». Pour les autres notes continuer de même, c’est-à-dire :
écrire la note, le rang de 1 harmonique, tracer la ligne pointillée et écrire le nom de l’intervalle.
REMARQUES
311. On voit, par ces divers exemples, qu'il est facile de fonder la gamme
diatonique majeure sur la résonnance d’un corps sonore. Cependant, étant
* Quelques auteurs ne se servent que des i3 premiers harmoniques et recherchent simplement les intervalles sur n importe quelles notes, les reportant ensuite sur la note do pour en former la gamine majeure. Cette méthode nous paraît moins rationnelle, (voir les 53e et 54e tableaux, page XXIX.)
» 10 1 « — GÉNÉRATION DE LA GAMME
(8) Les désigner sur ce tableau.
donné que les harmoniques supérieurs (8) se succèdent par demi-tons diatoniques et chromatiques, on conçoit aussi qu’il serait facile de baser d'autres gammes sur la résonance du monocorde, c’est-à-dire des gammes formées d’autres notes et d’autres intervalles que la gamme diatonique majeure *.
312. — Tel est le défaut du système que nous venons d’exposer. Il peut servir à former non une seule gamme mais un grand nombre de modes ou manières d’être diverses des gammes. La résonance d'un monocorde peut certainement engendrer tous les modes connus jusqu’à ce jour.
313. — Or, nous allons successivement trouver en Grèce, à Rome et chez les peuples
de race latine, les modes diatoniques ; chez les Gallois, les Ecossais, les Irlandais, les Chinois et dans certaines civilisations antiques de l’Amérique, les modes pentatoniques ; chez les peuples asiatiques, des modes diatoniques et d’autres modes plus ou moins chromatiques. Enfin, nous faisons fréquemment emploi d’une gamme entièrement chromatique , que l’on pourrait croire issue de la série des harmoniques supérieurs, (ceux de la cinquième octave) (9). | (°) Effacer le 5i« tableau.
314. — 11 nous paraîtrait donc plus rationnel, reprenant la série des harmoniques dérivant d’un son générateur, de construire une gamme naturelle basée sur la note : sol ** et de tenir plutôt compte de l’influence tonale des premiers harmoniques, (principalement du sixième donnant la 21e mineure, (7e redoublée), du son générateur).
52e TABLEAU Voirpl. XXVIII.