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MODES MODERNES, (ORIGINES

(*°) Ecrire la gamme descendante de forme vocale.

(u) Désigner ces gammes.

en rien le sentiment tonal mais font participer le mode mineur au genre chromatiquè.)

La gamme mineure descendante de forme vocale est composée des notes : la, sol, fa mi, ré, do, si et la (20).

Elle est alors absolument naturelle et semblable à la gamme Hypodorienne descendante et au second ton d' Église (21).

Dans sa seconde forme, dite « instrumentale », (parce qu'elle renferme un intervalle assez difficile à chanter), la gamme mineure, ascendante et descendante contient l’altération ascendante de son septième degré, (sol diésé).

Elle est alors formée en montant des notes (22)

La, si, do, ré, mi, fa, sol diésé, la,

et en descendant , des notes :

La, sol diésé, fa, mi, ré, do, si, la.

(L’altération ascendante du septième degré fait participer cette forme du mode mineur au genre chromatique.

Sous cette forme, ( instrumentale ), la gamme mineure ne diffère plus que par une note, (sol diésé), du mode Hypodorien et

du second ton d' Église (23). H Effacer le 59e tableau.

(**) Ecrire la gamme mineure de forme instrumentale sur la première portée.

368. — Le mode mineur, (sous ses diverses formes), pourrait aussi être regardé comme une transposition du mode phrygien et du premier ton d’Église.

En effet, si nous examinons la composition du mode Phrygien formé des notes : Ré, mi, fa, sol , la, si, do et ré (24) et la première forme du premier ton d'église ; Ré, mi, fa, sol, la, si (naturel), do, ré (26), nous voyons qu'elle concorde presque exactement, (sauf un degré), avec la « forme vocale » du mode mineur (26).

Les tons et les demi-tons sont placés entre les mêmes degrés, (sauf entre les sixième et septième et les septième et huitième), et ceci à cause de l’ altération ascendante placée devant le septième degré du mode mineur (27).

Cette altération fut probablement introduite au moment où, le sentiment harmonique se développant, l’emploi de l 'accord de septième de Dominante * détermina l’introduction de la note sensible , (septième degré altéré par un accident ascendant et placé un demi-ton diatonique au-dessous de l’octave de la tonique), dans la gamme mineure.

60e TABLEAU

Voir pl. XXXII.

(M) Ecrire l’exemple i.

(#3) Ecrire la partie supérieure de l’exemple 2.

(2fl) Ecrire la partie supérieure de l’exemple 3.

(27) Désigner cette altération.

* L'accord de septième de dominante est composé de la dominante , de sa tierce majeure , (la note sensible, septième degré, naturel dans la gamme majeure, altéré par l’accident ascendant dans la gamme mineure); de sa quinte juste, (second degré), et de sa septième mineure, (quatrième degré). Ces quatre notes entendues simultanément, la dominante étant placée à la partie la plus grave, forment l’agrégation de notes nommée : accord de septième de dominante .

Le compositeur Monteverde, (Crémone 1 568, mort vers i65o), passe pour avoir été le premier à remployer sans préparation de la dissonance.

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