MODES MODERNES, (ORIGINES
En descendant, lorsqu’on emploie la seconde forme du premier mode Liturgique , (avec le si bémolise) (28), l’analogie est complète avec la gamme de forme vocale , [descendante) (29).
Enfin la forme instrumentale de la gamme mineure (30) se trouve être semblable, (sauf une note), à la seconde forme du premier mode liturgique, (avec emploi du si bémolise) (3l).
La note différant est le septième degré des gammes mineures, altérépar un accident ascendant(27) .
(*8) Ecrire la partie inférieure de l’exemple 2.
(*°) Désigner cette gamme.
(30) Ecrire la partie inférieure de l’exemple 3.
(3‘) Désigner cette note dans l’exemple 3.
Cette altération a pu être, comme je viens de le dire, introduite, vers le xive siècle, dans la seconde forme du ton d' Église, au moment où Y accord de septième de dominante devint
d'un emploi fréquent (32).
(3a) Effacer le 6o° tableau.
369. — Le mode mineur de forme instrumentale (33) est aussi presque analogue au mode Mauresque dit : « Asbéin » *, composé des notes : mi, fa, sol dièse, la, si, do, ré, mi (3‘).
Cependant le mode Mauresque se trouverait basé sur la Dominante : mi (35), de notre mode mineur, dont la Tonique est la (36).
Les demi-tons (37) sont, ici, placés entre les mêmes notes et se trouvent au nombre de trois dans les deux gammes .
Enfin, détail important et donnant un caractère chromatique aux deux modes, Y intervalle de seconde augmentée existe entre les second et troisième degrés du mode Mauresque (38) et entre les sixième et septième degrés du mode mineur , (notes : fa et sol dièse) .
6le TABLEAU
Voir pl.XXXIIl
(M) Ecrire en haut du tableau :
« Concordance d’un mode mauresque avec le mode mineur de forme instrumentale », puis écrire l’exemple 1.
(3*) Ecrire l’exemple 2, et indiquer la concordance des notes au moyen des lignes pointillées.
(33) Désigner cette note .
(3a) Désigner cette note et écrire audessous « T». Ecrire : « D » au-dessous de la dominante : mi.
(37) Indiquer les places des demitons.
(38) Indiquer la place delà seconde augmentée.
Cette parfaite similitude tendrait à faire conclure que, si l’on doit attribuer une origine grecque au mode mineur de « forme vocale », le mode minèur de « forme instrumentale » pourrait bien nous avoir été apporté à l’époque de l’invasion des Maures d’Espagne et conservé dans les Chansons de pays.
Nous savons d'ailleurs que certains coins du littoral méditerranéen ont été peuplés par de petites colonies Maures et Espagnoles. Les Monts des Maures et le village des Catalans, près Marseille, sont là pour en témoigner.
N’est-il pas naturel de penser que les mélodies importées par les étrangers ont pu influencer la formation d’un mode ?
* D’aprcs Salvador Daniel.
CONCORDANCE EXISTANT ENTRE UN MODE ORIENTAL ET LE MODE MINEUR DE FORME INSTRUMENTALE .
34e LEÇON :
Noms particuliers attribués à chacun des degrés des gammes appartenant aux deux modes.
370. I\ous savons que chacune des notes composant une gamme diatonique prend le nom de degré ; ainsi la première note est le premier degré ; la seconde note, le second degré ’, etc.
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