TRANSPOSITION ENTRE TON NATUREL ET TON ALTÉRÉ
chainement descendant (13) ou à9 enchaînement dans V ordre des bémols.
Ces deux règles aident à faire comprendre celles qui régissent les changements d* altérations tonales et d 'accidents survenant dans le cours de la transposition.
Voici quelles sont ces règles :
535. — Troisième règle. — Lorsqu’on transpose d’un ton naturel dans un ton appartenant à Tordre des dièses, (ou inversement) ; ou d’un ton naturel dans un ton appartenant à Tordre des bémols, (ou inversement), on compte les altérations formant la différence d’armure selon Tordre dans lequel on va.
(“) Désigner cette tonalité dans l’exemple 1.
icr Exemple. — En do majeur (w) il n’y a rien à V armure ; en sol majeur (u) il y a un dièse.
Donc il y a entre ces deux tons une altération de différence à prendre dans 1 ordre des dièses, (puisque la seconde tonalité, celle dans laquelle on transpose, contient plus de dièses que la première).
2° Exemple. — En do majeur (“) il n’y al „ .
. , , ^ * * I ( ) Désigner cette tonalité dans
rien a l armure ; en si bémol majeur (15), il y a [ l’exemple 2. deux bémols .
Donc il y a entre ces deux tons deux altérations de différence à prendre dans 1 ordre des bémols , (puisque la seconde tonalité, celle dans laquelle on transpose , contient plus de bémols que la première).
Exemple. — En si bémol majeur (IV) il y a deux bémols; en do majeur (u) il n'y a rien à V armure.
Donc il y a entre les deux tons deux altérations de différence à prendre dans 1 ordre des dieses , (puisque la seconde tonalité, celle dans laquelle on transpose , contient moins de bémols que la première).
— En sol majeur (1S) il y a un dièse; en do majeur (A8) il n’y a
rien à V armure.
Donc il y a entre ces deux tons une altération de différence à prendre dans 1 ordre des bémols , (puisque la seconde tonalité, celle dans laquelle on transpose , contient moins de dièses que la première.
LA TRANSPOSITION
536. — Quatrième règle. — Lorsqu’on transpose d’un ton appartenant à l’ordre des bémols dans un ton appartenant à l’ordre des dièses, (ou inversement), on additionne ensemble les deux armures et l’on compte les altérations différentielles dans l’ordre auquel appartient la seconde tonalité, (celle dans laquelle on transpose).
On agit ainsi parce que :
537. — i° Si le ton dans lequel on transpose contient des dièses on va évidemment vers l 'ordre des dièses (puisqu’on a des dièses à l’armure de la clé).
538. — 2° Si le ton dans lequel on transpose contient des bémols on va dans Y ordre des bémols, (puisqu’on a des bémols h l’armure de la clé).
ier Exemple. — Lorsqu’on transpose de si bémol majeur (u) en sol majeur (u) on additionne ensemble les armures de ces deux tons . Soit : deux bémols plus un dièse , (ou 2 + 1 =3), donnent trois altérations différentielles à prendre dans Yordre des dièses .
2e Exemple. — Lorsqu’on transpose de sol majeur (1B) en si bémol majeur (1S) on additionne ensemble les armures de ces deux tons . Soit ; un dièse plus deux bémols (ou ï + 2 = 3), donnent trois altérations différentielles à prendre dans Yordre des bémols .
539. — Cinquième règle : Lorsqu’on transpose dans des tons ayant des armures de même ordre, (soit, deux armures formées de bémols ou deux armures formées de dièses), on soustrait l’armure la plus petite de l’armure la plus grande, et l’on compte les altérations selon l’ordre dans lequel on va.
ier Exemple. — Si l’on transpose de sol bémol majeur (H) dans le ton de mi bémol majeur (u), on soustrait V armure du ton de mi bémol majeur, [trois bémols ), de celle du ton de sol bémol, [six bémols ), (soit : 6 — 3 = 3). On a donc trois altérations différentielles , à prendre dans Yordre des dièses , puisque la seconde tonalité, [mi bémol majeur ), contient moins de bémols que la première.
2e Exemple. — Si l’on transpose de sol majeur (u) en mi majeur (14) on soustrait V armure du ton de sol, [un dièse ) de celle du ton de mi, [quatre dièses), (soit : 4 — 1 = 3). On a donc trois altérations différentielles, à prendre dans Yordre des dièses, puisque la seconde tonalité, [mi majeur), contient plus de dièses que la première.
3° Exemple. — Si Ton transposait du ton de mi bémol majeur (1B) dans celui de sol bémol majeur (15), on devrait soustraire V armure du ton de mi bémol , [trois bémols), de celle du ton de sol bémol, [six bémols), (soit : 6 — 3 = 3). On aurait donc trois altérations différentielles à prendre dans Yordre des bémols, puisque la seconde tonalité, [sol bémol majeur), contient plus de bémols que la première.
4e Exemple. — Si l’on transposait du ton de mi majeur (l5i) dans le