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TAIRES

ton de sol majeur (u) on devrait soustraire V armure du ton de sol, [ un dièse), de celle du ton de mi, ( quatre dièses ), (soit : 4 — i = 3). On aurait donc trois altérations différentielles, à prendre dans l 'ordre des bémols, puisque la seconde tonalité, [sol majeur), contient moins de dièses que la première.

540. — Sixième règle : Lorsque le nombre des altérations différentielles dépasse le nombre sept, (total des altérations tonales, dièses ou bémols), on double les premières altérations jusqu’au nombre sept, (qui ne peut d’ailleurs jamais être dépassé puisqu’on ne peut avoir plus de quatorze altérations différentielles entre deux tons).

Ce dernier cas ne se présente que dans la transposition du ton de do bémol majeur dans le ton de do dièse majeur , (et inversement) ou du ton de la bémol mineur dans celui de la dièse mineur.

Ier Exemple. — Si on transpose dit ton de ré bémol majeur (u) dans le ton de mi majeur (u) on doit additionner les deux armures . Soit : cinq bémols plus quatre dièses, (ou 5 + 4=9), donnent neuf altérations différentielles à prendre dans Y ordre des dièses , puisque la seconde tonalité, [mi majeur), contient plus de dièses que la première. Le chiffre neuf dépassant de deux le nombre sept , on redoublera les deux premières altérations, ou, ce qui revient au même, on prendra les deux premières altérations dans Y ordre des double dièses , (qui est le même que celui des dièses : fa, do, sol, ré, la, mi, si, mais est placé un demi-ton chromatique au-dessus ).

2° Exemple. — Si on transpose du ton de fa dièse majeur (iS) dans le ton de la bémol majeur (18), on doit additionner les deux armures. Soit : six dièses plus quatre bémols, (ou6 -f- 4 = io), donnent dix altérations différentielles, à prendre dans Yordre des bémols, puisque la seconde tonalité, [la bémol majeur), contient plus de bémols que la première. Le chiffre dix dépassant de trois le nombre sept, on redoublera les trois premières altérations, ou, ce qui revient au môme, on prendra les trois premières dans Yordre des doubles bémols, (qui est le même que celui des bémols : si, mi, la, ré, sol, do, fa, mais est placé un demi-ton chromatique au-dessous (16)).

Appliquons à présent ces diverses règles aux altérations accidentelles pouvant se rencontrer durant le cours des morceaux, altérations dont U espèce peut changer par la transposition (17).

(,0j Questionner les élèves, puis effacer le 84° tableau.

85e tableau pl. XLV.

(,T) Ecrire en haut du tableau :

«Transposition d’un fragment d’air tiré de « L Africaine » (G. Meyerbeer). »

541. — Septième règle *. — 1er cas : Autant il y aura d’altérations différen-

tielles dans l’ordre des dièses, autant on prendra de notes dans cet ordre et devant ces notes, (transposées), les altérations accidentelles seront haussées d’un demi-ton chromatique.

• Les 7° et 8° règles servent d’application aux règles précédentes relatives aux altérations différentielles .

LA TRANSPOSITION

(,8) Ecrire l’exemple i.

Exemple. — Un morceau est écrit en sol mineur (18), on veut le transposer en do dièse mineur.

L’armure du ton de sol mineur contient deux bémols; celle du ton de do dièse contient quatre dièses. Comme ces armures appartiennent à des ordres différents on les additionne ensemble. Soit, deux bémols plus quatre dièses, ;ou 2 + 4 = 6), donnent six altérations différentielles à prendre dans l’ordre des dièses , puisque la seconde tonalité, ( do diese mineur ), contient plus de dieses que la première (**).

Donc, devant six notes, ( transposées ), prises dans l'ordre des dièses, soit : fa (i0), do, sol, ré, la (-°), / ni, les altérations accidentelles seront haussées d’un demi-ton chromatique. Le double bémol deviendra donc bémol, (effectivement si l'on transcrit, mentalement si on lit, Y effet restant le même dans les deux cas quant à l’exécution), le bémol deviendra bécarre ; le bécarre, dièse; le dièse, double dièse.

Si l’on rencontrait un double-dièse, on serait obligé de recourir à une enharmonie, (le triple dièse étant inusité). Ce cas est heureusement fort rare, car il est très difficile, dans la lecture, de changer enharmoniquement le ton de la transposition. Dans la transcription, au contraire, rien n’est plus simple.

(,0) Ecrire l’exemple 2.

(*°) Indiquer les changements d'accidents au moyen de petites croix placées au-dessus de cette note (quatrième mesure de la transposition).

542. — 2‘ cas : Autant il y aura d'alterations différentielles dans Tordre des bémols, autant on prendra de notes dans cet ordre et, devant ces notes, (transposées), les altérations accidentelles seront abaissées d’un demi-ton chromatique.

Exemple. — Le même morceau écrit en sol mineur doit être transposé en la bémol mineur. L’armure du ton de sol mineur contient deux bémols , celle du ton de la bémol mineur , sept bémols .

Ces deux armures appartenant au meme ordre, on soustraira l'armure la plus petite de l’armure la plus grande ; soit, sept bémols moins deux bémols , (oll ~ — 2 — 5), donnent cinq altérations différentielles a prendre dans V ordre des bémols , puisque la seconde tonalité, ( la bémol mineur ), contient plus de bémols que la première (21). | (*■) Ecrire r exemple 3.

Donc, devant cinq notes, [transposées) , prises dans l’ordre des bémols, soit : si, mi, la, ré (20), sol, les altérations accidentelles seront abaissées d un demi-ton chromatique, le double dièse devenant dièse , (effectivement si 1 on transcrit, mentalement si on lit, Yeffet restant le même dans les deux cas quant à l’exécution); le dièse devenant bécarre; le bécarre, bémol et le bémol, double bémol.

Si Ton rencontrait un double bémol, on serait, (comme dans le cas opposé cité précédemment), obligé de recourir à l’enharmonie, le triple bémol étant inusité.

543. — Huitième règle. — 1er cas. — Si le nombre des altérations différentielles appartenant à l’ordre des dièses dépassait sept, on doublerait les premières

LA TRANSPOSITION

altérations devant autant de notes qu’il y aurait d’altérations en plus et devant ces notes, (transposées), les altérations accidentelles seraient haussées de deux demi-tons chromatiques. Devant les autres notes, elles ne le seraient que d’un seul.

(**’) Ecrire l’exemple 4 .

Exemple. — Le même morceau, écrit en sol mineur (22), peut être transposé en ré dièse mineur . L’armure du ton de sol mineur contenant deux bémols et celle du ton de ré dièse mineur, six dièses; on additionnera ensemble ces deux armures, soit : deux bémols plus six dièses, (ou 2 + 6 = 8), donnent huit altérations différentielles a prendre dans V ordre des dièses , puisque la seconde tonalité, [ré dièse mineur ), contient/;/^ de dièses que la première.

Le nombre huit dépassant de un le chiffre sept , (total de l’ordre des dièses), on redoublera le premier dièse, (ou, ce qui revient au même, on prendra celui-ci dans Y ordre des doubles dièses ).

Donc, devant la note fa (23), [transposée), les accidents seront haussés de deux demi-tons chromatiques ; les doubles bémols devenant bécarres ; les bémols, dièses et les bécarres, doubles dièses.

Si l’on rencontrait des dièses ou des doubles dièses, il faudrait, (pour la raison donnée dans les deux exemples précédents), recourir à l'enharmonie.

Devant les six autres notes : do, sol (20), ré, la, mi, si, les accidents 11e seraient haussés que d’un demi-ton chromatique ; le double bémol devenant bémol; le bémol , bécarre; le bécarre, dièse; le dièse, double dièse.

Mêmes observations que précédemment vis-à-vis du double dièse.

(81) Placer de petites étoiles audessus de cette note altérée (dans la quatrième mesure de l’exemple 4 .

544. — 2e cas. — Si le nombre des altérations différentielles appartenant à l’ordre des bémols dépassait sept, on doublerait les premières altérations devant autant de notes qu’il y aurait d’altérations en plus et, devant ces notes, (transposées), les altérations accidentelles seraient abaissées de deux demi-tons chromatiques. Devant les autres notes, elles ne le seraient que d’un seul.

(*4) Désigner l’exemple 4.

(*’■) Désigner l’exemple 1.

(*,;) Désigner cetle armure.

Exemple. — Si notre morceau était écrit en ré dièse mineur (24) et que nous voulions le transposer en sol mineur (25), l’armure du ton de ré dièse mineur contenant six dièses (2e) et celle du ton de sol mineur, deux bémols (26), on additionnerait ensemble ces deux armures. Soit : six dièses plus deux bémols, (ou b + 2 = 8), donneraient huit altérations différentielles a prendre dans V ordre des bémols, puisque la seconde tonalité, [sol mineur), contiendrait plus de bémols que la première.

Le nombre huit dépassant de un le chiffre sept, (total de l’ordre des bémols), on redoublerait le premier bémol ou, ce qui revient au même, on prendrait celui-ci dans l’ordre des doubles bémols.

Donc, devant la note si (27), (transposée), les accidents seraient abaissés de deux demi-tons

(*7) Désigner cette note dans l’exemple 1.

« i73 « LA TRANSPOSITION

chromatiques : les doubles dièses devenant bécarres ; les dièses, bernois; les bécarres, doubles bémols.

Si l'on rencontrait des bémols ondes doubles bémols, il faudrait, (pour la raison donnée dans les exemples précédents), recourir à l’enharmonie.

Devant les six autres notes : mi, la, ré, sol, do, fa, les accidents ne seraient abaissés que d’un demi-ton chromatique : le double dièse devenant dièse ; le dièse , bécarre ; le bécarre , bémol ; le bémol, double bémol.

(Mêmes observations que précédemment vis-à-vis du double bémol).

545. — Toutes ces règles, fort compliquées dans la nomenclature théorique, sont, en somme, très simples dans leur application pratique et indispensables pour la pratique de la transposition en déchiffrant.

En effet, si, lorsqu’on transcrit un morceau, (ou quand on transpose un morceau connu, il est facile de transposer « par l intervalle »* ou « par l’oreille »** ***, il n’en est pas de môme lorsqu’on doit déchiffrer un morceau inconnu.

La difficulté est alors beaucoup plus grande et, si 1 on veut transposer correctement, on doit se conformer aux règles que nous venons d’énoncer, règles qui facilitent alors beaucoup la tâche de l'exécutant **\

♦ On appelle transposer par l'intervalle , faire l’opération suivante :

On transcrit, ou on lit, toutes les notes en gardant entre la note a transposer et la note transposée l’intervalle existant entre la tonique du morceau à transposer et la tonique du ton de la trans-

1 Par exemple si ces deux notes sont séparées par une tierce majeure, toutes les autres notes devront, respectivement, se trouvera la distance de tierce majeure.

On peut ainsi, facilement, et sans connaître les règles régissant les altérations différentielles , transposer n’importe quel morceau, mais ce procédé est peu musical et n est pi atique que oi squ on a le temps de calculer le rapport des notes.

** Ou « par la mémoire de l’oreille musicale », par le souvenir gardé de la mélodie ou de 1 harmonie, (ou accompagnement).

*** Le 86° tableau donne l’application des règles données dans ce chapitre à la musique écrite pour Piano, Harpe, etc. Il est tracé sur huit portées, contrairement aux tableaux précédents, Cette disposition a été motivée par la nécessité de montrer l’ensemble des transpositions. Dans un Examen, si on ne disposait que d'un tableau de 4 portées on pourrait diviser en deux le 8b' tableau, traçant d'abord les exemples relatifs aux transpositions supérieures, puis, (après interrogations faites), traçant les exemples relatifs aux transpositions inférieures.

REMARQUE

86° TABLEAU Voir pl. LXX.

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