RYTHME. MESURE
Plusieurs compositeurs ont fait un heureux emploi de Rythmes analogues à ceux-ci.
Tel est celui qui accompagne la Chanson orientale de « La Fiancée d'Abydos » (6), (op. c. de A. Barthè) et le (•) Ecrire l’exemple 6.
Rythme , si entraînant, sur lequel est écrite la Bacchanale de w Samson et Dahla », (op. de Saint-Saëns) (7). ( 1 Eciiie 1 exemple ,.
577. — Pour terminer disons encore que les maîtres ont toujours attaché la plus grande importance à la conception rythmique . Certains morceaux sont si complètement dominés par le Rythme qu’il suffirait de faire simplement entendre celui-ci* pour permettre à tout musicien instruit de les reconnaitie immédiatement. Tel est le cas d’un grand nombre des « sujets » des fugues de J. -S. Bach; du premier morceau de la ce Symphonie en ut mineur » de L. Van Beethoven ; du Début de la « Symphonie en sol mineur » de \V. Mozart ; de celui de la « Symphonie italienne » et du Scherzo de la « Symphonie écossaise » de Mendelssohn, etc.
On pourrait multiplier les exemples, mais je pense avoir fait comprendre Y importance extrême d’une force si universellement répandue, si utile , (si nuisible aussi parfois !) à ceux-là même qui ignorent souvent son nom et ne se doutent pas qu’ils lui doivent en partie l'existence.
578. — Dans la prochaine leçon, nous commencerons 1 étude de la mesure**, c’est-à-dire de certaines formes rythmiques données. Mais je tiens tout d’abord à prévenir le lecteur contre la confusion trop souvent établie entre les mots : Rythme et : Mesure.
La seconde, (Mesure), n’est en quelque sorte qu’un mode, une manière d’être du premier, (Rythme). Elle est finie dans ses manifestations qui sont toujours limitées à un certain nombre de formules, (fort grand, d ailleurs). Les ressources du Rythme sont, au contraire, infinies.
Enfin, on se souviendra qu’une phrase musicale peut-être parfaitement rythmée (sans pour cela être mesurée). Témoin le Plain-chant liturgique, qui est une mélodie rythmée mais n’appartenant à aucune mesure régulière ou irrégulière.
* En en faisant la lecture rythmée , c’est-à-dire en exécutant les groupements de valeurs, sans donner les intonations et sans dire les noms des notes, ou encore en « frappant » le rythme sur un objet quelconque, une table, par exemple.
” •rengage vivement le lecteur à étudier les livres traitant spécialement du Rythme et je recommande, entre autres : Traité de l'expression musicale, L’Anacrouse dans la musique moderne , par M. Matiiis Lussy et la thèse de M. Combakieux.
REMARQUES