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IN ELU EN CES DI VERSES EXERCÉES PAR LES RYTHMES

LE RYTHME

Battez « la charge ». Il y a gros à parier qu’il sera fatalement entraîné par le Rythme. Si la course est longue, la montée rapide, il arrivera haletant, hurlant, furieux à l’endroit où on le conduit pour vaincre et massacrer. Il est vrai qu'il se résignera plus facilement à mourir ou plutôt il oubliera le danger. Il possédera donc alors plus de courage physique . (11 est bien entendu que je ne parle pas ici du courage mental qui se produit « à froid » et avec « réflexion »). Telle est la force du Rythme.

571. — A côté de cette action excitante ou surexcitante on peut étudier l’effet contraire. Le Rythme est parfois un calmant , un stupéfiant même.

572. — Parle rythme monotone des berceuses , les mères calment les enfants et les endorment.

Résultat plus étonnant ! Un médecin m’a affirmé que de petites opérations ont pu être pratiquées grâce à des rythmes faisant fonctions d 'anesthésiques.

Ceci est une action bienfaisante mais quels effets morbides peuvent être acquis par l’exagération de la monotonie rythmique !

Les « Montras » * de l’Inde exercentune action très forte sur la volonté; des prières analogues pratiquées par une secte musulmane fanatisaient ses disciples. Leur action est un peu comparable à celle que produit la récitation d’une litanie ou de ces prières rythmiques qui, faites sur une seule note et à des heures régulières , (autre procédé rythmique), sont usitées dans certains ordres et suffiraient, à elles seules, pour dompter un esprit humain, à moins, peut-être, que celui-ci soit doué d’une force mentale bien exceptionnelle !

573. — Enfin le rythme que nous avons vu si noble, si moralisateur dans les airs célèbres de « Sarastro », peut facilement devenir amollissant ou avilissant avec les basses vulgaires de nos airs de danses modernes .

574. — Le rythme de la basse dans la « Polka » (*) affecte une allure lourde, assez comparable à celle de la danse nègre nommée : « Bamboula » (2).

Dans la « Valse » , le rythme, moins vulgaire, garde, grâce à sa monotonie les propriétés enivrantes et engourdissantes dont nous avons parlé précédemment (3).

Je laisserai intentionnellement de côté le rôle abominablement immoral que jouent les rythmes communs des « Chansons », dites de « Caféconcert ».

Dans un genre plus relevé, je citerai /’ accompagnement rythmique bien connu, des « Polonaises »(4), morceaux de genre dont les basses ont ^ Ecrire l’exemple 4. beaucoup de rapports avec celles des « Boléros » espagnols. Puis, celui qui accompagne la Mélodie des chansons havanaises, dites « llabancra » (8). (*) Ecrire l’exemple 5.

575. — Nous citons aussi les Rythmes orientaux , si curieux et d’un caractère à la fois si distingué et si enivrant.

576. — Ces Rythmes sont, le plus souvent, frappés sur des tambourins ou scandés par des battements de mains, tandis que des instrumentistes, (flûtistes ou hauboïstes, en général), exécutent une mélodie souvent doublée par les voix ou accompagnée de cris gutturaux.

87e TABLEAU

pl. LXV.

(*) Ecrire en haut du tableau : « Divers exemples de formules, ou groupements rythmiques. » Faire l’ex. 1 .

(*) Ecrire l’exemple 2.

(3) Ecrire l’exemple 3.

* Sorte de prières.

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