Pour battre les mesures a trois temps
IOO° TABLEAU Voir pl. LII.
(*) Tracer les lignes horizontales et verticales pointillées divisant le tableau. Ecrire le titre.
(*) Battre la mesure à 2 temps en comptant alternativement à naute voix : un, deux.
Faire l’exemple i .
Agir de môme pour les exemples 2, 3, 4 et 5.
on laisse tomber l’avant-bras ou le poignet, indiquant ainsi le premier temps ; on les relève obliquement vers la droite pour indiquer le second temps puis obliquement vers la gauche pour battre le troisième temps .
La main doit alors se trouver placée au-dessus de l’endroit où elle a précédemment frappé le premier temps, afin de pouvoir retomber verticalement pour indiquer le premier temps de la mesure suivante .
661. — La mesure à quatre temps s’indique ainsi. On laisse tomber le poignet ou l’avant-bras pour frapper le premier temps , on les relève obliquement vers la gauche pour indiquer le second temps , puis horizontalement vers la droite pour battre le troisième temps .
Ce mouvement doit s’exécuter de manière à traverser la perpendiculaire verticale partant du point occupé par le premier temps , de manière que la main, placée à gauche pour le second temps , et à droite, pour le troisième temps soit toujours à égale distance du point qu’elle a occupé, précédemment lorsqu’elle a frappé le premier temps .
* Lorsqu'on solfie.
** Selon qu’on désire battre la mesure par un mouvement plus ou moins large.
LA MESURE
Pour indiquer le quatrième temps le poignet ou l’avant-bras, (placés à droite pour le troisième temps), se relèvent obliquement vers la gauche. La main doit alors se trouver placée au-dessus de l’endroit où elle a précédemment frappé le premier temps afin de pouvoir retomber verticalement pour frapper le premier temps de la mesure suivante.
662. — Lorsqu’on bat très lentement la mesure on peut, pour faciliter la lecture et favoriser la régularité des temps , décomposer ceux-ci en les frappant deux ou trois fois au moyen de petits coups du poignet.
663. — Dans les mesures simples , (à temps binaires ), on divise les temps au moyen de deux petits battements d’égale durée, (correspondant à la division binaire des temps simples).
664. — Dans les mesures composées , (à temps ternaires ), on divise les temps au moyen de trois petits battements égaux, (correspondant à la division ternaire des temps composés).
665. — On remarquera que, dans toutes les mesures , le premier temps e st « frappé » c’est-à-dire battu en portant la main vers la terre) et le dernier temps, « levé » (c’est-à-dire indiqué en portant la main vers le haut).
C’est pourquoi, dans toutes les mesures , le premier temps porte le nom de « temps frappé » et le dernier celui de « temps levé ».
666. — Lorsqu’on bat la mesure avec la main gauche les mouvements ont lieu en sens contraire, pour ce qui regarde les temps intermédiaires.
Le second , des mesures à trois temps se bat alors en portant la main vers la gauche ; le second et le troisième des mesures à quatre temps se battent en portant^la main vers la droite puis vers la gauche, mais le premier temps est toujours « frappé » et le dernier , « levé ».
667. — Lorsque les chefs d’orchestres ou de chœurs, ou les professeurs ayant de nombreux élèves autour d’eux, battent la mesure, ils tiennent généralement en main un court bâton , élargissant les mouvements produits par leur poignet ou leur avant-bras. Ces mouvements sont ainsi plus faciles à distinguer pour la masse des exécutants.
668. — Les mesures irrégulières se battent de la même manière que les mesures régulières. C’est-à-dire qu on se sert des battements représentant les mesures simples pour les indiquer.
Chaque mesure irrégulière est donc, en général, composée de deux battements de mesure simple. La mesure ci cinq temps comprend un battement à deux temps plus un battement à trois temps , (ou le contraire) ; la mesure à sept temps sera représentée par une mesure a trois temps alternant avec une mesure à quatre temps, (ou le contraire), etc.