LE POINT D’ORGUE
(!7) Ecrire l'exemple 9.
indique un léger temps d'arrêt exécuté sur celte note (17).
Cette très courte interruption du mouvement a surtout pour but d’attirer Inattention de l’auditeur sur la phrase qui va suivre. Cela correspond à ce que le comédien appelle : « prendre un temps ».
746. — En somme, et quoique les règles énoncées soient les plus fréquemment employées, le bon goût de l’instrumentiste doit surtout le guider dans l’exécution des temps d'arrêt momentanés qu’indiquent tous les signes étudiés dans le cours de cette leçon.
S’il est nécessaire de donner à leur signification une proportion juste, il est aussi exigible de ne passe confiner maladroitement dans la trop stricte observation des règles. Il s’agit ici d’une question de « style » qui doit naturellement varier selon le caractère du morceau à exécuter.
747. — Nous venons d’épuiser la série des termes et des signes indicateurs des mouvements musicaux , de leurs caractères divers et de leurs modifications mais nous devons faire observer que ces indications ne peuvent rien indiquer avec précision.
On a, pour obvier à l'inconvénient d'entendre exécuter plus ou moins lentement le mouvement simplement indiqué à l’aide de termes , inventé un instrument : le Métronome , capable d’attribuer une valeur exacte aux durées occupant les temps ou les mesures. L'emploi de cet instrument permet donc l’observation précise de tous les mouvements.
748. — Le Métronome est un instrument servant à battre mécaniquement description du la mesure. métronome.
Il se compose d’un mécanisme d'horlogerie renfermé dans la base d’une boîte construite en forme de pyramide rectangulaire légèrement tronquée (4).
Une des faces de la boite s’ouvre dans sa partie supérieure sur une surface équivalant aux deux tiers de la hauteur, (la base restant fermée et renfermant, comme je l’ai dit, le mécanisme principal). Cette face, une fois ouverte, laisse voir une planchette de bois noir sur laquelle est lixée une échelle numérotée allant du chiffre 4° au chiffre 208 (2), (en général).
Devant X échelle numérotée est un balancier (3) muni d’un contrepoids mobile (4) et fixé par sa base au mécanisme d'horlogerie . Ce dernier met le balancier eu mouvement dès qu’il est lui-même remonté au moyen d’une clé (*) placée sur le côté de la boîte. Un cran d'arrêt sert à fixer le balancier, lorqu’on désire arrêter son mouvement.
I l3° TABLEAU
Voir pl. LV1II.
(‘) Commencer l’exemple i. Tracer la figure d’un Métronome sur les deux portées supérieures et au milieu du tableau. Ecrire l’indication placée à gauche du tableau.
(*) Montrer celte échelle.
(3) Désigner le balancier et écrire :
« Balancier » sur le tableau, à droite et en haut. Relier cette indication au balancier à l’aide d’une ligne pointillée.
(*) Désigner le contrepoids. Ecrire:
« Contrepoids mobile » et relier l'indication au contre poids à l’aide d’un pointillé.
(5) Désigner la clé, puis tracer un pointillé partant de celle-ci et écrire le mot. : a Clé ».
749. — Selon la hauteur à laquelle on place le contrepoids mobile, le emploi du balancier exécute des battements plus ou moins vifs ; plus il est placé bas sur métronome. le balancier , plus le mouvement indiqué est vif; plus il est placé haut , plus le mouvement est lent.
Les mouvements du balancier sont basés sur le chiffre 60 correspondant à la seconde . C’est dire que le sommet du contrepoids étant placé à la hauteur du chiffre 60, le balancier exécutera soixante battements simples par minute.
On conçoit qu’il est facile d’indiquer un mouvement exact à l’aide du Métronome.
750. — Voici de quelle façon on indique les mouvements métronomiques .
On écrit une valeur de note puis on place le signe arithmétique = et enfin