NOUVEAU SYSTÈME POUR LTNDICA TI ON MÉTRONOMIQUE DES
MOUVEMENTS
un chiffre correspondant à l'un de ceux qui sont écrits sur V échelle numérotée . Cette indication se place soit au commencement des morceaux , immédiatement après le terme de mouvement; soit après celui-ci , dans le courant des morceaux, lorsque survient un changement de mouvement.
751. — Pour faire exécuter au balancier les mouvements indiqués, on place le sommet du contrepoids à la hauteur du chiffre indiqué. Un battement simple correspond alors à la valeur de la note équivalente.
752. — Supposons qu’un compositeur désire indiquer un mouvement lent , un Adagio. Il pourra, pour faciliter la compréhension du mouvement, indiquer un chiffre correspondant à une valeur formant une division d’un temps.
Exemple (6). — Un Adagio écrit dans la mesure à quatre-quatre pourra être indiqué au moyen d’une croche, du signe = et du chiffre : 96 et ce chiffre signifiera que la durée d’une croche doit égaler un battement simple du balancier , le sommet du contrepoids mobile étant placé à la hauteur du chiffre : 96 de Y échelle numérotée.
(*) Ecrire l’exemple 2 à mesure qu’on l’explique.
Exemple (7). — Un Allegro , écrit dans la mesure Ç) Ecrire l’exemple 3.
à trois-quatre , pourrait recevoir une indication
se rapportant à la valeur unitaire de chacun de ses temps : une noire, le signe = et le chiffre i32. Ce chiffre signifie que la durée d’une noire doit égaler un battement simple du balancier , le sommet du contrepoids mobile étant placé à la hauteur du chiffre 132.
Enfin le chiffre métronomique peut se rapporter à la valeur unitaire d’une mesure. ^
(8) Ecrire l’exemple 4.
Exemple (8). — Un mouvement : Vivace , écrit dans la mesure à deux-quatre , pourrait être indiqué par une blanche, le signe = et le chiffre 104.
Ce chiffre signifiera que la durée d’une blanche doit égaler un battement simple du balancier , le sommet du contrepoids mobile étant placé à la hauteur du chiffre 10 h.
753. — Je recommande tout particulièrement un nouveau système indicateur des mouvements métronomiques \
Pour laisser plus d’initiative à l’exécutant et sachant bien que celui-ci ne peut, sous peine de donner une impression de raideur, s’astreindre à suivre exactement et constamment le mouvement métronomique , le compositeur indique deux mouvements, P un « minima », l’autre « maxima », entre lesquels l’interprète pourra se mouvoir avec souplesse sans cesser d’être fidèle à la stricte observation des volontés de l’auteur.
Voici deux exemples de cette manière de procéder, tirés d’un quatuor de M. E. Bernard.
Signalé par M. E. Laurcns à la page 324 de son Traité d éducation musicale pianistique.