ALTÉRATIONS CONSTITUTIVES OU TONALES
86. — Les altérations constitutives ou tonales se placent seules, (en général), au commencement des morceaux, immédiatelîient après la Clé (10). H Ecrire l’ex. 2
Elles indiquent que l’intonation des notes placées sur la même ligne ou dans le même interligne qu elles et celle des notes de même nom, placées aux octaves inférieures ou supérieures, doit être altérée, (abaissée ou haussée).
L'effet des altérations tonales se continue pendant toute la durée du morceau de musique, à moins qu’une altération accidentelle vinne l’inter-
* Quelques théoriciens disent cependant que l'effet des accidents ne doit se produire que sur les notes de la même octave et recommandent de répéter Y altération pour les notes placées aux octaves inférieures ou supérieures. Bien plus, lorsque la mesure est terminée, ils recommandent aussi l’emploi de Y accident dit de précaution qui, placé devant la note précédemment altérée, lui rend le son naturel à la tonalité du morceau. Exemple : en do majeur , on a altéré le fa par u n dièse, si dans la mesure suivante on doit avoir un fa naturel, on le fera précéder d’un bécarre.
** Voir la signification de ce terme dans la quatrième partie de la théorie. (46e Leçon).
*** En Harmonie, les accidents prennent, donnent le nom à' altérations chromatiques . O11 les divise eu trois classes : Altérations accidentelles chromatiques et Altérations accidentelles diatoniques, voir la Leçon, paragraphe 5o5 et note*, 43° Leçon, paragraphe 507.
# 25 * - LES ALTÉRATIONS
rompre momentanément ou que de nouvelles altérations tonales remplacent les premières, (en cas de changement d’armure).
Lorsque je parlerai des barres de mesure et de séparation, je reviendrai sur ces changements d’ altérations tonales.
87. — L’ensemble des altérations tonales placées après la clé se nomme : armure ou armature.
Une armure contenant des dièses est dite : armure en dièses (u).
Une armure contenant des bémols : armure en bémols (12).
Les armures ne contiennent qu’une seule sorte d’altération*
Supposons que, dans le premier cas, les dièses occupent les places des notes fa et do (H).
Le son de chacune de ces deux notes sera donc haussé pendant tout le cours du morceau, sauf les cas indiqués ci-dessus.
Un second exemple d 'altérations tonales nous montrera trois bémols occupant les places des notes si, mi et la (12) . Ils affecteront donc le son de ces notes et celui-ci sera abaissé pendant tout le cours du morceau, sauf lès cas indiqués.
88. — Le dièse et le bémol peuvent seuls être altérations tonales.
Le bécarre, (altération accidentelle), ne sert qu’en cas de changement d'armure (13).
Le double dièse et le double bémol ne sont jamais que des altérations accidentelles .
89. — L’ordre dans lequel sont rangées les altérations tonales est invariable.
Les dièses, altérations constitutives, se succèdent de cinq en cinq notes ** en montant, ou de quatre en quatre notes en descendant ***. Voici leur ordre naturel (u) fa (,3), do, sol, ré, la, mi, si.
90. — Les bémols, altérations constitutives, se succèdent en sens inverse, c est-à-dire de quatre en quatre notes en montant ****, ou de cinq en cinq notes***** en descendant. Voici leur ordre naturel : Si, mi, la, ré, sol, do, fa.
(i3) Ecrire : « Emploi du bécarre dans les changements d’armure »et terminer l'cx. 2.
(w) Commencer l’ex. 3. Ecrire :
« ordre des dièses ».
(*s) Ecrire ces noms de note à mesure qu’on les nomme. Agir de même pour l’ordre des bémols.
(") Désigner l'ex. 2. : « Armure en % ».
(,2) Désigner les altérations tonales de l’ex. 2. : «Armure en bémols : »
Saut le cas indiqué dans la 43° Leçon, sur la modulation, (changement d’armure). ” De quintes en quintes justes ascendantes.
De quaftes en quartes justes descendantes.
De quartes en quartes justes ascendantes.
De quintes en quintes justes descendantes.