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ORDRE DES BÉMOLS

LES ALTÉRATIONS

On voit que ces deux séries sont opposées; l’une commençant par la note qui termine l’autre.

91. — Dans la prochaine leçon, nous aborderons l’étude des signes secondaires qui servent à écrire la Musique , mais, avant de terminer, je veux donner quelques notions sur l’origine historique des figures d' altération.

J’emprunte celles-ci à l’excellent Dictionnaire de la Ecrire : « Formes originelles

Musique de Riemann. Voici ce que l'éminent théoricien des fi£ul*es d’altérution ». Ex. 4. dit à ce sujet (16) :

« tj et £ étaient à l'origine des signes identiques ; le \/p et le X sont d’origine beaucoup plus récente et n’apparaissent guère que vers 1700. Tout le système d’altérations ( cantus transformatus , musiqua , fêta , falsa ) s’est développé petit à petit, issu de deux formes primitives de la lettre B*, deuxième son de l’échelle tonale, lettre qui, déjà, au xe siècle, était tantôt arrondie [Brotundum , molle jj) (n), tantôt angulaire (B quadratum, durum (y (l8), elle correspondait alors, dans le premier cas, à notre si p (B), dans le second à notre si naturel (H), la lettre H ne fut, du reste, introduite comme nom de note chez certains peuples que dans le courant du xvie siècle, à la suite d’une confusion entre le signe q et cette lettre. Pendant le xme siècle déjà, le 3 avait pris, par le fait de l’écriture courante, les deux formes $ et q qui, par simple analogie, devinrent pour d'autres degrés que le B, (E. A.), le signe de la plus élevée de deux notes portant le meme nom ; le )p, par contre, indiquait la plus basse des deux. Ainsi, le ]p devint signe d’abaissement et le q signe d'élévation, de telle sorte que le q devant fa signifiait fa dièse et le \p devant fa9 non pas fa bémol, mais simplement fa naturel, par opposition à fa dièse. Jusque fort avant dans le xvme siècle, le 'p servait à annuler le jj et le % ou q à annuler le \p ; il faut donc bien se garder d'interpréter ces signes de la même façon que de nos jours. Remarquons aussi que l’usage d’un seul 3 ou \p pour toutes les notes de même nom, dans une même mesure, ne s’introduisit que vers l'an 1700 ; jusqu’alors, ce signe ne conservait sa valeur que si les répétitions d’une même note n’étaient séparées par aucune autre note, par aucun silence ».

(,7) Ecrire : « B rotundum, molle (?) forme primitive du Bémol (B mol

(,8) Ecrire : « B quardatum, dtirum (g) forme primitive du Bécarre (B carré q) et du dièse (%) nommé aussi B cancellatum.

« Dans les anciens écrits théoriques, le B quadratum ( quadrum , durum; bécarre) correspond à 11 (q), c’est-à-dire à si naturel, et on l’emploie comme signe de rétablissement; le B rotundum (molle, bémol) correspond au contraire à B (]p)} c’est-à-dire à si 'p et on l’emploie comme signe d’abaissement (d’où en allemand le mot moll, signiliant mineur avec la tierce abaissée). Le B cancellatum (q) était à l’origine et jusque dans le courant du xvn° siècle identique à hj. » (Riemann. Dictionnaire de la Musique).

8e LEÇON :

Les signes secondaires de notation.

Nous avons, dans les précédentes leçons, appris à connaître les principaux signes de notation : notes, clés, silences et altérations et nous savons que ceux-ci se placent sur la Portée.

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