PAR RAPPORT AUX INSTRUMENTS
38. A l'époque où le système des clefs a été imaginé, les instruments, très-imparfaits, étaient d'une étendue fort bornée, et la musique créée pour eux pouvait facilement s'écrire au moyen de ces différentes clefs, sans dépasser de beaucoup la portée.
Il n'en est plus de même aujourd'hui. Certains instruments atteignent, soit
au grave, soit à l'aigu, des sons tellement éloignés des limites primitives,
que le système des clefs devient insuffisant, et qu'il faut alors avoir recours
à l'emploi d'un grand nombre de lignes supplémentaires.
Ligne 39. Cependant, quand le nombre de lignes supplémentaires doit être très-
J'oclave. r 7 -1 D r I
grand, on retombe en partie dans la difficulté de lecture que l'emploi des clefs avait pour objet de prévenir. Or, pour obvier à cet inconvénient, on a souvent recours au procédé suivant :
On écrit les notes d'en haut une octave au-dessous, et les notes d'en bas une octave au-dessus, en indiquant la véritable position de ces notes par les mots ottava alta , ottava bassa, et par une ligne tremblée ou pointée, appelée ligiie d'octave, qui se prolonge pendant toute la durée du passage transposé.
Lorsque les notes reprennent leur place véritable, on en est averti par Ir mot loco et par l'interruption de la ligne d'octave.
(1) On voit delà musique pour ténor écrite en clef de soi (parce que la connaissance de celle clef est plus vulgaire), mais, dans ce cas, la voix chante une octave au-dessous delà notation. Règle générale •
Si les hommes veulent chanter la musique écrite sur les clefs spéciales aux voix de femmes (la clef de sol, la clef d'u( 1" et 2" ligne), ils chantent alors une octave au-dessous de la notation.
Si les femmes veulent chanter la musique écrite sur les clefs spéciales aux voix d'hommes (la clef de fa à' et 3' ligne, et la clef d'u< 4"= ligne), elles chantent cette musique une octave plus haut.
systP;me des clefs.
EXEMPLES
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