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ûO. Ajoutons que, pour certains instruments, la musique est entièrement écrite à un autre diapason que celui auquel l'instrument doit la rendre. Ainsi, la contre-basse donne les notes une octave plus bas qu'on ne les lui écrit"; la petite flûte les donne une octave plus baut.
La connaissance du mode d'écrilure particulier à de tels mslrumenls, cl la permanence de la transposition qui leur est propre, dispensent de toute indication à cet coard dans la notation.
RÉSUMÉ
4. Les voix sont partagées en deux classes : voix d'hoiiinies et voix de femmes ou d'enfants.
B. Les voix de femmes (ou d'enfants) sont plus aiguës d'iiiio octave que les voix d'hommes.
C. Chacun de ces genres de voix se divise en plusieurs espèces. Uya:
La voix basse des hommes, la basse ou basse-laille.
La voix élevée des hommes, le ténor ou taille.
La voix basse des femmes, le contralto.
La voix élevée des femmes, le soprano ou 1*^'' dessus.
0. Il y a en outre des voix intermédiaires. Ces voix sont : pour les hommes, le baryton, entre la basse et le ténor; la hauteconlre, au-dessus du ténor et à l'unisson du contralto ; pour les femmes, le mezzo-soprano, ou second dessus, entre le contralto et le soprano.
En tout : sept voix, quatre d'hommes et trois de femmes.
E. Les clefs propres à chaque voix sont : La clef de fa ¥ ligne, pour la basse.
La clef de fa 3® ligne, pour le baryton.
(Cette voix s'écrit aciuellement sur la clef de (a k^ ligne.)
La clef à.\it ¥ ligne, pour le ténor.
[ pour la haute-contre ou l^"" ténor.
r 1 r» i> - o„ T ) (Le r' Ifinor s'écrit actuellement sur la clef d'ut
La clet d tU 6^ ligne <
° 1 i'^ ligne.)
\ pour le contralto.
La clef d'z<< 2® ligne, pour le mezzo-soprano ou 2® dessus. La clef à^ut {^^ ligne, ou la clef de sol, pour le soprano ou 1^'' dessus.
(Toutes les voix de femmes ou d'enfants s-'écrivcnt actuellement sur la clef à'ul 1" ligne, ou sur la clef de sol.)
F. L'étendue commune de chaque voix est de treize degrés environ.
G. Le système des clefs a été imaginé pour les voix : or, le diapason de certains instruments dépasse souvent les limites de ce système ; dans ce cas, pour éviter l'emploi d'un trop grand nombre de lignes supplémentaires, on peut avoir recours à la ligne d'octave. Au moyen de ce signe, on écrit les notes une octave plus bas ou plus haut que le point où elles doivent être interprétées.
EXERCICE
RÉPONDRE AUX QUESTIONS SUIVANTES
Comment classe-t-on les voix humainesl — A.
Quelle différence existe-t-il entre les voix d'hommes et lesvoix de femmes ou d' enf'antst — 13.
SYSTIÎME DES CLEFS. 59
iV'y a-t-il pas plusieurs espèces de voix d' hommes et plusieurs espèces de noix de femmes ou d'enfantsi Quelles sont les principales? — C.
N'tj a-t-il pas des voix intermédiaires'! Quelles sont-elles ? — i).
Quelles sont les clefs propres à chaque voix? — E.
Quelle est l'étendue commune de chaque voix? — F.
Le système des clefs renferme-t-il le diapason de tous les instruments , comme il embrasse l'étendue de toutes les voix ? — G.
Quand les sons dépassent de beaucoup, soit au grave, soit à l'aigu, les limites du système des clefs., à quel moyen a-t-on recours pour éviter l'emploi d'un trop grand nombre de lignes supplémentaires? — G.
EXERCICES PRATIQUES
OICTÉES d'intonation.
On connaît la gamme, 07i a le moyen d'en écrire les sons ; il faut donc, dès à présent, s'exercer à les apprécier à l'audition et à les noter.
A l'aide d'exercices méthodiques et soutenus, présentés sous forme de DICTÉES, on arrivera à pouvoir noter la musique qu'on entend, comme à entendre mentalement la musique qu'on lit.
Pour commencer, voici comment on devra procéder . L'élève chantera ou jouera la gamme ut, ré, mi, fa, sol, si, lt, en écoutant attentivement le son de chacun de ces degrés et les rapports d'intonation qui existent entre eux. Après cela, il écrira ceux de ces sons que le professeur Jouera, un à im, lentement, sans les nommer.
Ces DicTÉi'S; très-progressives, ne contiendront d'abord que les notes de la gamme ci-dessus, isolées, puis combinées diversement et d'une numière successive, par groupes de sons plus ou moins nombreux.
Cet exercice, dont nous indiquerons les différentes phases au fur et à mesure que nous avancerons, devra être pratiqué fréquemment, jusqu'à ce que l'élève soit parvenu à reconnaître, à retenir et à noter avec exactitude et rapidité tous les sons qu'on lui fera entendre.
(suite.)
41. La gamme étant la base de la musique, nous devons en étudier la structure. Ueplaçons-la sous les yeux :
1"- degré, 2(l<'gré, S'dcsré, 4'(le-ré, G-desië, 6"do-ré. T-de-ré, 8'desré.
Tons Nous savons déjà {Premières notions) que si l'on cherche à se rendre
bi demi-tons, j^^jj^jp^g jg j.^ distance qui sépare chacun des sons de cette gamme de celui qui le précède, on rccoiinaîl que celte distance n'est pas partout la même.
42. On trouve en effet qu'elle est plus petite du troisième au quatrième degré, mi, fa, et du septième au huitième, si, ut, qu'entre les autres degrés.
43, On a vu {Premières notions) que la distance, d'ailleurs uniforme, existant entre ces autres degrés, était ce que l'on nomme ton, et que celle qui sépare le troisième degré du quatrième, ou le septième du huitième, n'était qu'un demi-ton.
EXEMPLE
:1 ton:
—1 ton l-loiT— — c^ r»'
JA2 lo
o ^^iz^^. N^/^ion:
Gamme hk. Enfin, OU Sait qu'on appelle gamme ou échelle diatonique (1), celle
dlatoiîqie dont les degrés sont ainsi distancés par des espaces de ton et de demi-ton
(1) Du grec (lia tonos, par ton. Celle gamme a été ainsi nommée par opposition avec celle où Iv. sous se euccèdent constammenl par demi-tons.
MOBILITE DE LA GAMME. Gl
diatonique (denii-lon fourni par deux notes de noms diiïérenls, Premières notions, et ci-après § 70).
Nota. — 11 est i'i remarquer que, dans i'échelle diatonique, cliaciuie dos notes occupe sur la portée une position différente, et que, rangées dans leur ordre naturel do succession, ces notes vont sans interruption d'une ligne à un interligne, et d'un interligne à une ligne.
. hh. La gamme diatonique que nous venons de présenter contient donc, dans l'étendue d'une octave, cinq tons et deux demi-tons, disposés ainsi qu'on vient de le voir. Celte gamme peut être étendue jusqu'aux dernières limites del'appréciabilité du son, mais cette extension ne sera que la reproduction, au grave ou à l'aigu, des notes que nous connaissons.
desiiilc cri ^''2 (lc.sTciidanl
/it). On voit que la mélodie formée par la série des notes de la gamme se '^ gamme? * répète exactement, d'octave en octave, à partir iXiit; mais on pourrait aussi reproduire celte mélodie à tout autre degré de hauteur, c'est-à-dire en prenant pour point de départ une autre note (\\\\it.
hl. On désigne chacune de ces diverses transpositions de la gamme par ^°" '^gamme le nom de sa note primordiale : ainsi, outre la namme d'ut que nous venons parie nom
, "^ de sa noie pn-
de voir, on pourrait faire la gamme de ré, la gamme de mi, la gamine de mordiaie, fa, etc., c'est-à-dire la gamme commençant par ré, par mz, par /"a.
A8. Or, quelle que soit la note prise pour premier degré, la constitution do^nouveaux de la gamme restera la même, c'est-à-dire que les tons et demi-tons devront ^^"i^ois^'tTc^'» invariablement conserver leur numéro d'ordre relativement à ce premier degré.
Zi9, Imaginons qu'on veuille prendre'pour son primordial une autre note (\\xut, il est évident que chacune des séries diverses qu'on pourra former au moyen des notes delà gamme à'ut contiendra, à la vérité, deux demi-tons, dans l'étendue de l'octave, mais que ces dcmi-lons n'auront plus, dans ces
nouvelles séries, le même rang qu'ils occupaient dans la gamme primitive, et qu'en conséquence la mélodie fournie par ces séries de noies ne sera pas conforme à celle de la gamme modèle.
C'est ce dont, il est d'ailleurs bien facile de se rendre compte en examinanl et en exécutant les séries de sons présentées dans le tableau suivant :
DKCRÉ.
DEGnÉ.