X. Dans ce cas, leur action est permanente
Y, L'armure de la clef fait éviter la fréquente répétition des signes dont elle est formée, et elle signale le ton du morceau.
Z. Ni le double dièse, ni le double bémol, ne figurent dans l'armure de la clef.
EXERr.lCES.
niiroNDiiE AUX questions suivante^-,
(Sur les prinoîpcs.)
La distance est-elle la même entre tous les degrés de la gamme '^ — A.
Qu'est-ce qu'un tonl — B.
Qu appelle-t-on gamme ou échelle diatonique? — C.
Combien la gamme diatonique contient-elle de tons et de demi-tonsl — D,
Oà les demi-tom sont-ils placés! — E.
Peut-on faire la gamme en prenant une autre note qu'yyx pour premier degrèl— F.
Comment désigne-t-on les diverses transpositions de la gamme, autrement dit : les DlFFÉRl•:^TEs gammes? — G.
Nous savons que le mot ton exprime la distance existant entre certains sons; ce mot n'a-t-il pas encore une autre signification! — H.
Quelle différence y a-t-il entre la signification du mot ton et celle du
mot GAMME? — I.
Comment nomme-t-on le passage d'un ton à un autre! — J.
Quelle gamme est le type, le modèle des autres gammes! — K.
Quelles conditions une gamme doit-elle remplir pour être conforme à la gamme modèle! — K.
Quand on prend pour premier degré d'une gamme une autre notequ'hi, comment peut-on obtenir que les tons et les demi-tons soient à la place qu'ils doivent occuper! — L.
Comment nomme-t-on les sons plus élevés ou plus bas que ceux de la qamme d'vT? — 0.
Sous quel nom général désigne-t-on les signes indiquant une modification dans l'intonation des notes! — P.
Comment qualife-t-on les notes qui sont sous l'empire d'un signe d'altération et celles qxd sont franches de toute altération ! — P.
Faites cormaître les divers signes d'altération, leur figure , leur effet.
Par quel signe indique-t-on qu'une note, précédemment altérée, doit être rendue naturelle! — R.
Le BÉCAURE doit-il être considéré comme un signe d'altération. — S.
Qu'est-ce que les signes d'altération accidentels? — T.
Les signes d'altération accidentels n'agissent-ils que sur la note devant laquelle ils sont placés! — U,
Les signes d altération ne se placent-ils que devant les notes! — V.
Qu'est-ce que /'armuiïe de la clef! — Y.
De quelle manière agissent les signes d'altération quand ils sont placés à la clef! — X.
Pourquoi place-t-on à la clef les signes d'altération appartenant au ton dans lequel le morceau est écrit! — Y.
Place-t-on à la clef toutes sortes de signes d'altération! — Z.
70 l'KIiNCIPES DE LA MUSIQUE.
(Sur l'application.)
Entre quelles notes les demi-tons sont-ils placés dans telle gamme? Formez la gamme mr telle note ; nommez-en tous les som.
EXERCICES PRATIQUES
Dictées dans aifferents tons [sans modulation) .
Gamme 66. Nous avons VU Comment la reproduction exacte de la gamme modèle, thromatîque. à divers points de départ, avait nécessité l'introduction de nouveaux sons, appelés dièses et bémols, venant couper en deux les intervalles de ton existant entre ks notes naturelles.
Au moyen de ces sons diviseurs, ajoutés aux notes naturelles, l'échelle peut être entièrement partagée en demi-tons, et, dans cet état, elle prend le nom de gamme ou ^échelle chromatique (1).
67. L'échelle chromatique peut être formée, soit au moyen des altérations supérieures, les dièses, soit à l'aide des altérations inférieures, les bémols. E.le présente un total de douze sons différents.
Échelle chromatique par dièses.
Éclielle chromatique par bémols.
68. Cependant on écrit habituellement la gamme chromatique ascendante au moyen des dièses, ou des bécarres annulant les bémols constitutifs (car toutes les gammes peuvent être divisées chromatiquement); et la gamme chromatique descendante, au moyen des bémols, ou des bécarres annulant les dièses constitutifs.
(1) Du grec c/ir6wîa , couleur
C()NST1TUTI0N DE L' RCH ELLE MUSICALE.
Gamme chromatique
ascendante. ' ^ ' ., ^r-rrtn—^-Z&—'^^^^^^
Gamme chromatique descendante.
On verra le motif de celle disposition au § 75.
69. Les exemples précédents nous montrent les dièses et les bémols Deux espèce» partageant, chacun dans un sens différent, l'intervalle de ion. C'est ainsi demi-tons qu'entre Vut et le re, on trouve ttt dièse plus haut que Yut, et re bémol plus bas que le ré.
Si donc chacune de ces notes, ut dièse et ré bémol, divisait exactement par la moitié l'intervalle qui existe entre ut naturel eiré naturel, il est clair que les deux notes ut dièse et re bémol tomberaient juste au même point, et que, sous deux noms différents, elles désigneraient un seul et même son.
Cependant, rigoui-eiisement parlant, il n'en esi pas ainsi (1). En comparant soigneusement Yut dièse au ré bémol, on reconnaît que ces deux sons, quoique Irés-rapprochés, ne sont pas identiques, mais que Vut dièse est un peu plus haut que le ré bémol.
En soumettant tous les autres son? intermédiaires, dièses et bémols, à une semblable comparaison, on reconnaîtra toujours la même différence : constamment le dièse sera plus élevé que le bémol correspondant.
Cette p'etite différence est à peu près la neuvième parlic d'un ton. On nomme cow^ma ce minime intervalle.
Ainsi, en plaçant les notes précédentes conformément à leur degré d'élévation, elles se succéderaient dans cet ordre :
h commas.
UT RÉ h UT# RÉ
70. Il suit de là qu'un ton est partagé en deux deini-tons, d'espèces dilTérenles.
(1) Nous verrons tout à l'heure comment, par reffel du lemycmmem, ia suppusiliun piéct'ilente devient une réalité.
nemi-ton L'un, de quatre commas, comme utré\> ou w/# ?t, se nomme demi-ton
diatonique. . . . .
diatonique, parce que c'est celui qui entre dans la formation des gammes diatoniques.
chromatique. L'aulre, de cinq commas, comme utu^ ou ré\>ré^, est appelé demi-ton chromatique, parce qu'il appartient à la gamme chromatique. — .Note/.
Nota. — On distinguera facilement ces deux sortes de demi-Ions, en remarquant que le demi- ton diatonique est toujours formé par deux notes de noms différents : ut ré b, xU # ré, mi fa, si ut, etc.
Le demi-ton chromatique, au contraire, est toujours produit par deux notes portant le même nom, mais dont l'une est altérée : ul ul #, ré b ré^, etc. ; c'est Valtêralion d'un même degré.
dcs^d"mi-°ons ^^- ^^ analysant la gamme chromaiiiiue, on trouvera qu'elle contient,
dans la gamme oliromatique. tiquCS (I).
(lemi-toiis cliromat.
Wftta^t^¥P¥M*feëëiïi
SiSes: 1 23 4 5 67 1 2 3 45 (5 7
^Canime cliromnliijiie par dièsi^s^^^^ ^-^^Gamme chiom;iliqiie par bémolS;^^
Notes diatoniques.
72. Les notes qui entrent dans la formation d'une gamme diatonique se nomment, par rapport à cette gamme, noies diatoniques.
Ainsi les notes naturelles sont diatoniques dans le ton d\it, où. toutes les notes sont naturelles; les notes diésées ou bémolisées sont de même diatoniques, dans les tons auxquels elles appartiennent. Noies 73. Les notes étrangères à une gamme diatonique sont, paV rapport à cette
cliromaLiqucs , , . „ i , i, . , , ,, ,
gamme, des notes chromatiques. Par exemple, a 1 égard du ton aut ou toutes les notes sont naturelles, les notes diésées ou bémolisées seraient chromatiques. Au contraire, relativement à un ton qui ne prendrait que des notes diésées, celles-ci seraient diatoniques et les notes naturelles chromatiques.
Une même note peut donc être chromatique dans un ton, et diatonique dans un autre. Ainsi fa dièse est chromatique dans le ton di'iit, et diatonique dans le Ion de sol; fa naturel est diatonique dans le ton à'ut, et chromatique dans le ton de sol.
(i) La gamme chromatique ne peut pas être formée exclusivement de demi-tous cliromatiqiies, puisque la division du ton produit les deux espèces de demi-tons ; une seule espèce de demi -Ions ne peut constituer une échelle.
CONSTITUTION DE L'HiCHELLE MUSICALE. 73
"h. Nous avons vu qu'en prenant les sons dans leur justesse rigoureuse, Chromatiques
, , . ., , , , , • . ■ f 11 1 • ascendantes
le ton se trouvait partage en deux demi-tons inégaux : 1 un de cinq commas, et le demi-ton chromatique; l'autre de quatre, le demi-ton diatonique. delSanufs!
Si donc on franchit d'abord le demi-ton chromatique, il ne reste plus qu'un demi-ton diatonique pour aller à la note suivante.
Supposons, par exemple, que nous voulions aller chromatiquementd'î^/ à ré : si nous faisons d'abord le demi-ton chromatique ut ut #, alors nous no serons plus éloignés du re que d'un demi-ton diatonique {h commas); aussi cet ut dièse tend-il beaucoup plus à monter au ré qu'à retomber à Vut naturel.
Si, au contraire, on veut descendre chromatiquement du ré h \'ut, on procédera en sens inverse, et l'on fera ?'e, re b, ut : le re bémol tendant à descendre à Vut, dont il est plus rapproché que du ré naturel.
75. 11 y a donc deux sortes de notes chromatiques : les chromatiques ascendantes, qui sont produites, suivant le cas, par les dièses, les doubles dièses ou les bécarres annulant les bémols constitutifs; et les chromatiques descendantes, qui, suivant les circonstances, sont formées par les bémols, les doubles bémols, ou les bécarres annulant les dièses constitutifs.
Telle est la raison pour laquelle la gamme chromatique (ainsi que nous l'avons indiqué au § 68) n'est pas notée habituellement de la même manière en descendant qu'en montant : on se sert naturellement des chromatiques ascendantes pour la monter et des chromatiques descendantes pour la descendre.
76. La distance d'un comma existant entre les sons, dièses et bémols, qui Notes partagent un ton, est si petite, que ces sons se confondent presque. Ainsi, ou^°nha™odans l'exemple précédent, l'oreille n'éprouve pas une grande difficulté à "'iiuf^s. admettre l'un pour l'autre Vut dièse et le ré bémol. C'est pourquoi les notes
qui représentent des sons ayant entre eux une telle analogie sont appelées sijnonymes ou enharmoniques.
77. Le passage d'une note à la synonyme se nomme enharmonie {i). Enharmonie.
78. Pour éviter l'extrême complication qu'aurait occasionnée la production Temperaexacte de chacun de ces sons sur certains instruments, et particulièrement """ ' sur les instruments à clavier, on a imaginé d'accorder ces instruments de manière que le ton fût partagé en deux demi-tons parfaitement égaux,
ce qui permet de n'avoir qu'un même son, et par conséquent qu'une même touche, pour les notes synonymes. Par ce moyen, le véritable ut dièse et le véritable ré bémol Ae notre exemple n'existeront plus, mais ils seront remplacés, l'un et l'autre, par un son intermédiaire qu'on nommera, selon le besoin, soit ut dièse, soit re bémol. On conçoit que, dans la pratique, un semblable
(1) Du grec en, dans; armonia. liaison, accord.
Le tempérament réduit à 12 le nombre des sons contenus dans une octave-
défaut de justesse (la moitié d'un comma) devient tout à fait inappréciable.
Ce système appliqué à toutes les notes synonymes se nomme tempérament (1).
79. Dans le système de la justesse absolue, on trouve que les notes naturelles et altérées forment un total de trente-cinq notes distinctes :
Notes naturelles 7
Notes diésées 7
Notes bémolisées 7
Notes doublement diésées 7
Notes doublement bémolisées 7
Total 35
Or, dans le système de tempérament, et grâce à l'enharmonie, ces trentecinq notes se réduisent à douze sons réellement différents; c'est ce que montre le tableau suivant.