‹ Principes de la musique et méthode de transpositionChapitre 52 sur 105 · S'2 PRJNCU^ES DE LA MUSIQUE · texte numérisé non relu

S'2 PRJNCU^ES DE LA MUSIQUE

Tous les intervalles, quels qu'ils soient, pouvant être réduits à ceux qui

sont contenus dans une octave, l'étude que nous en devons faire n'aura pas

à franchir ces limites.

sJpéHeur's^lt ^^- Remarquons qu'un intervalle peut être compté de deux manières,

luféneurs, ^q[[ q^i partant du son grave pour monter au son aigu, soit en descendant

du son aigu au son grave.

Dans le premier cas, l'intervalle est appelé supérieur : ainsi la tierce supérieure d'ut est mi.

Dans le second cas, l'intervalle est dit inférieur : la tierce inférieure d'ut est la.

91. Les sons se comptant ordinairement de bas en haut, si l'on ne spécifie rien dans l'énoncé de l'intervalle, c'est l'intervalle supérieur qu'on a en vue. Donc, lorsque l'on dit simplement : la seconde de ré, la tierce de fa, on désigne la note rni, la note la.

Nota. — Les exercices placés à la fin du chapitre peuvent être fractionnés et répartis dans le courant de cette étude de la manière ci-après.

Sur les principes, n" 1, page 94, Sur l'application, n" 1, page 95.

Modifleations 92. Tous les intervalles formés d'un même nombre de degrés diatoniques

des , ,

intervalles, ct portant cu cousequence le même nom, ne sont pas égaux entre eux.

On sait déjà qu'il y a des secondes d'un ton : ut ré, ré mi; et des secondes d'un demi-ton : mi fa, si ut. D y a aussi plusieurs sortes de tierces , de quartes, de quintes, etc.

Chaque intervalle a donc plusieurs manières d'être, ou modifications (1).

93. Les intervalles, selon la modification, sont qualifiés de justes, majeurs, mineurs, augmentés, diminués.

94. La quarte, la quinte et \ octave prennent la qualification de juste.

95. Plus grand que juste, d'un demi-ton chromatique, l'intervalle est augmenté; plus petit de la même quantité, il est diminué.

96. La seconde, la tierce, la sixte et la septième reçoivent chacune les qualifications de majeure et de mineure, marquant une différence d'un demi-ton, entre ces deux manières d'être de l'intervalle.

97. Plus grand que majeur, d'un demi-ton chromatique, l'intervalle es! augmenté ; p\\\?, peixi que mineur, de la même quantité, l'intervalle est diminué.

(1) Faute d'une expression plus exacte, nous adoptons ce mot de modifications pour désigner les variétés d'un même intervalle.

Î18. Les intervalles; dans leurs diverses modifications, se mesurent par Comraent on

1 •. !-.• >i •• //i\ mesure les

Ions, demi-tons diatoniques et chromatiques (1). intervalles

99. Cette manière de mesurer les intervalles indique avec précision leur "^Xerle^^

nature. En effet, de même que le nom de chaque intervalle se rapporte au ™od>ficatious.

nombre de degrés diatoniques qu'il renferme, de même le nombre des tons

et demi-tons à accuser, sera celui des espaces qui séparent ces degrés, dans

leur succession conjointe.

D'où il suit que le nombre de ces espaces (tons ou demi-tong diatoniques)

égalera, moins un, celui des degrés.

Unisson (Inlci-valle nul), 1 même degré, 0 espace Seconde 2 . . degrés, 1 espace.

Tierce 3 . . degrés, 2 espaces

Quarte 4 . . degrés, 3 espaces

Etc.

100. Les intervalles de même nom, quelles que soient leurs modifications, compteront le même nombre d'espaces diatoniques.

Ils varieront par la nature de ces espaces, mais non par leur nombre : plus l'intervalle sera grand, plus il contiendra de tons ; plus il sera petit, plus il renfermera de demi-tons; mais la somme des espaces sera toujours la même.

Par exemple :

Une tierce majeure contiendra 2 tons (2 esp.);

Une tierce mineure contiendra 1 ton et 1 demi-ton diat. ('2 esp.);

Une tierce diminuée contiendra 2 demi-tons diat. (2 esp.).

101. Quant au demi-ton chromatique, il n'apparaît que dans les intervalles augmentés. Il s'ajoute aux espaces diatoniques, sans rien changer à la règle que nous venons d'établir, puisque l'altération qui le produit ne change pas le rang du degré. Utréu forment une seconde tout comme utré^ ; et

(1) Nous ne prenons pas exclusivement le demi-ton, comme le font certains auteurs, pour mesurer les intervalles, cette méthode ayant l'inconvénient :

1° De confondre les demi-tons, et en conséquence de ne pas donner la mesure exacte de l'intervalle ;

'1" De faire perdre de vue la nature de l'iiilervalle, en ne se rattachant pas au nombre de degrés qui constituent l'intervalle, et d'où il tire son nom ;

3" De faire naître la confusion, en attribuant à des intervalles très-différents une coniposilion identique. Par exemple : trois demi-tons indiqueront tout aussi bien une seconde augmentée qu'une tierce mineure; neuf demi-tons seront la mesure de la 7« diminuée, comme de la sixte majeure, etc.

su PRINCIPES DE LA MUSIQUE,

l'une et l'autre seconde ne devront compter qu'un espace diatonique, le demiton chromatique rérétf ne pouvant pas être pris pour espace diatonique. 102. Le tableau suivant donnera le nom et la mesure des intervalles dans leurs diverses modifications.

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