PRINCIPES DE LA MUSIQUR
3° Enfin, dans la gamme mineure, avec le sixième et le septième detîrr élevés d'un demi-ton en montant, la constitution du mode est gravement altérée.
Cette échelle, qui offre un mélange des deux modes, n'est admissible qu'en raison des avantages qu'elle présente sous le rapport mélodique, quand les sons doivent se succéder conjointement et avec rapidité.
158. De ces trois manières de faire la gamme mineure, la première n'est pas employée dans notre musique moderne. Les deux autres sont égalemeni pratiquées, selon les circonstances, et suivant le goût du compositeur.
159. Les notes modales occupent le 3% le 6^ et le 7' degré d'une gamme, et, considérées dans leur rapport avec la tonique, elles forment sur ce premier degré une tierce, une sixte et une septième, majeures ou mineures, selon la nature du mode qu'elles déterminent.
160. Dans le mode mineur, l'altération par laquelle le septième degré est rendu note sensible, vient souvent annuler le caractère modal de ce degré, ce qui réduit à deux (la tierce et la sixte) les notes distinclives du mode.
161. Il est évident que, comparés l'un à l'autre, les deux modes ne diffèrent que par les notes modales, et que les autres degrés correspondants sont formés de sons identiques.
' Les deux noies qui forment ici le septième degré ne sont identiques qu'en vertu de l'altoration produisant la noie sensible au mode mineur. Celte identité peut ne plus exister dans la gamme descendante, ainsi qu'on le voit dans notre exemple.
i^ïtération 162. En raisoR de sa nature chromatique, l'altération qui produit la note noteseilsibi'e! Sensible, dans le mode mineur, ne figure pas à l'armure de la clef ; mais' on meneur "nW l'indiq^^t^ comme accident quand elle se présente (voyez l'exemple pré-
PM iiùseàlacj>(ient).
D'ailleurs, on conçoit que l'instabilité de celte altération s'oppose h ce qu'elle soit traitée à la manière des altérations constitutives. (A plus forte raison en est-il ainsi à l'égard de l'altération ascendante qui affecte quelquefois le sixième degré de la gamme mineure.)
163. Privé de cette altération, le septième degré de la gamme mineure se trouve à un tonde la tonique ; alors il n'est plus note sensible, et il doit être désigné par le nom de sous-tonique (§ 123).
iQlx. Le mode mineur différant du mode majeur par trois sons (les notes modales) plus bas d'un demi-ton, il y aura pour un même ton une différence de trois altérations constitutives, selon le mode dans lequel il est présenté. Ainsi, un ton prendra, dans le mode mineur, trois bémols en plus ou trois dièses en moins qu'il n'aurait dans le mode majeur.
Quana le septième
degré
n'est pas note
sensible.
Comment l'armure de la
clef diffère, pour le même
ton , selon
le mode
Ton iYUt.
Ton d
Rien à la clrf.
. La. ^
Ton (ie Ih
Ton
•leSo/. ^
Deux dièses.
Mode majeur. Mode mineur.
Un dièse.
etc., etc.
(Trois noies iihaissccs.)
Trois bémols ajoiilés.
( Trois noies abaissées). .
Les deux ){ supprimés. Un b ajouté (Trois notes abaissées.)
Le 8 supprimé. Deux t» ajoutes.
(Trois noies abaissées.)
des tons mi-
de même la gamme mineure de la est le type des gamines mineures. En effet, "eurs. cette gamme de la ne prend aucune altération constitutive, et, pour elle, comme pour la gamme àhit, la clef n'est pas armée. 166. Les tons et les altérations constitutives se succèdent et pro^ressen' Progression
r '^ des tons et df'.'
pour le mode mineur, exactement comme pour le mode majeur : par dièses, a'térationz
' ' . . constitutives
de quinte en quinte en montant: par bémols, de quinte en quinte en descen- pourie
* ' ^ mode mineur
dant. Rapports enharmoniques analogues, etc. Nous n'insisterons donc pas sur ce point.