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SÉHOO.. CE THEOLOCY : AT CLAREMONT California

ire la manière de raisonner, s'est iniguléreteles à nné dans ce siècle. Avant M. Descartes, on rai-

Fe

les siècles Lt sont bien, <

sonnait . ee

me <emble. qui a amené cette rl iles Fr .

ner, beaucoup plus estimable que sa philosophie : ême, dont une bonne partie se trouve fausse ou incere, selon les propres règles qu’il nous à apprises. » Saïote-Beuve RAGUIe € « Descartes a contribué plus st :

Re he 7 ANTRODUGTION. :

conférence à la Sorbonne sur la Foto Gen dE r Unis

eb du Système solaire, en proposant d’ériger au milieu € la cour de la nouvelle Sorbonne une statue à René Des

%. lie du Cartésianisme, le develop en dela pilesopl moderne demeure tout à fait inintelligible. à Descartes nous a laissé trois expositions de sa dose es le Discours de la méthode, 1637; les Méditations métaphysiques, 1641; les Principes de la philosophie, 1644. Chacun de ces trois ouvrages offre un intérêt particulier; : les Méditations présentent, avec les développements les … plus étendus, avec les-discussions les plus approfondies 3 Je système entier de la métaphysique cartésienne; le Dis- ” cours de la méthode est, de tous les ouvrages de Descartes, celui que nous goûtons le plus aujourd’hui; nous ven " trouvons, avec un merveilleux résumé de toute la philoso= à phie carlésienne, un tableau saisissant qui nous rétrace = l'histoire d’un des génies les plus extraordinaires qui aient. : jamais existé; les Principes ont uh inappréciable avantage : ils contiennent l'exposition la plus complète et la plus didactique de la philosophie cartésienne prise dans son ensemble. Au dix-septième siècle, ce sont les Principes qui ont le plus piqué la curiosité du public. Descartes est moins admiré comme réformateur de la métaphysique, comme inventeur d’une mathématique nouvelle, que comme auteur d'un nouveau système du monde. On trouve de ce. fait des preuves aussi nombreuses, aussi décisives qu'on peut le désirer. Par exemple, entre Me de Sévigné et. M'de Grignan, il est bien plus souvent question des lourbillons et 1e la matière subtile que du cogito, ergo sum.

iennes, il fait dre à à Trissolin : :

Er À

iens vous annoncer une grande ete

ous l’avons, en dormant, madame, échappé belle, monde près de nous a passé tout du long, *

t chu tout au travers de notre tourbillon.

Et s’il eût en chemin rencontré notre terre, Elle eût été brisée én morceaux comme verre'.

si, l'étude des Principes présente un intérêt non seunt potosophique, mais encore historique et littér aire. ltefois, nous n avons ici à nous occuper que de La en À

5. la donne contenue dans Pie de »scartes. La première partie est une simple notice A -hiographique ; la seconde, un résumé .très succinct de la : ilosophie cartésienne; la troisième, un ensemble deren- , nements historiques et philosophiques indispensables LE

sur le livre même des Principes. ;

. Les Femmes savantes, acte IV, sc. II.

période nous placerons tous les événements Ée pi écét la ie RER de 1679;

it cartes (619. 1629) à à la troisième, se rapporte re

position de tous les ouvrages qui nous ont transmis €

3 os SE LA + L É Ï 5 : en

outre: Sa jeunesse n'eut rien de re ni études au collège des re de La Flèche, une de

e tante né gentilhomme et riche, il ne pouvait être que de = robe ou d'épée, mais qu'avant de faire un choix il Le voir le monde, la cour et la guerre.

Quant. à lui, il avait reçu de la nature deux instinols puissants, le goût du mouvement, des aventures, dl spectacles extraordinaires, et le goût de la méditation avec cela;-une passion ndnuiptibles celle de la vérité, m

ee la vérité certaine, de la vérité PIERRE à toute dis

S RASE actions, puis bee à comprendre : D. de sa pensée.

1658, à és mi ans, il arrive à Paris. Il se met fort

des gens de mérite. Brusquement il disparaît + sil L enfermé dans une solitude qu'il s’est faite au faubourg ui: M-Germain. Il part ensuite pour la Hollande, où il sert mme volontaire dans les troupes de Maurice de Nassau. | reste à peine deux années.

repart, traverse une partie de l’Allemagne, et assiste, en m£ à Francfort, au couronnement de l’empereur Ferdi- De Le 1619, il est engagé dans les ce du de. E

nat se produisit en lui la crise morale dont nous iVOnS parlé, cette crise qui devait fixer sa vie et avoir int d'influence sur les destinées de la philosophie moderne. Descartes était sorti du collège instruit et chrétien; du: * ste, l'esprit travaillé d’une multitude de doutes. Une seule : : > Jui avait donné pleine satisfaction, à cause de la cer- < aude qu’elle comporte, l'étude des mathématiques. Dans les années qui suivirent, ces germes se développèrent. On

peut dire en un mot que Descartes devint peu à peu scep- “tique et grand mathématicien. Il est probable que, comme tous les honnêtes gens de son temps, il lut beaucoup Montaigne, mais il ne put jamais parvenir à trouver que le epticisme fût un doux et mol oreiller pour une téte bien

te. 11 eut des moments de découragement, el mème de désespoir. Les mathématiques le soutinrent en présentant ,

4 son esprit une suite infinie de vérités inébranlables, dans onnaissance desquelles il avançait sans cesse avec une

, nuit du 10 novembre 1619, nuit décisive passée par Descartes

INT RODUCTION.

Son âme, échauffée par une méditation” intense, au dernier degré de l’exaltation, sans rien faire perd - son ésprit-de son aämirable lucidité, I s’attacha d’abord doute. Il aperçut clairement que le doute se détruit lu: - mème, puisque la pensée qui doute est sûre de son exister ce “dans fe temps même qu’elle doute, de sorte que | ’aflire Fa tion je pense, donc je suis est absolument hors des at-. teintes du scepticisme. Il vit ensuite que la méthode, qe assure aux mathématiques une certitude incontestéé, pou- : vait être portée à un degré de généralité qui permettrait. . de l'appliquer partout, sans lui rien faire perdre de ses avantages. Il fut dès lors convaincu qu'à la différence du philosophe ancien, il était en possession non seulement du levier, mais du point d'appui qui permettront de soulever. le monde. De ce moment sa vie fut fixée. Une nuit, il vi | en songe an volume d’Ausone ouvert sur sa table, et il y lut ces quelques mots : Quod vitæ sectabor iter. La routes - était ouverte devant lui. Nous savons où elle le devait con- 4 duire.

NH serait fort étrange que, chez un croyant tel que De ; cartes, une crise comme celle-ci eùtété complètement destituée de tout caractère religieux. Aussi savons-nous qu'il n’en. fut pas de la sorte. Une des causes qui plus tard conduisirent Descartes en Italie fut le désir d'aller en pèlerinage à … Notre-Dame de Lorette, pour accomplir un vœu qu'il avait fait dans les jours solennels de sa vie dont nous nous occu- PS pons maintenant. Toutefois il importe de ne rien exagérer. Sans doute on ne peut se défendre de rapprocher cette Æ

dans son-poêle de Bavière, à la nuit du 23 novembre 1654.

dans laquelle la vie morale de Pascal se trouva transformée, a

et dont la fameuse amulelte nous a conservé le souvenir,

Mais les résultats furent bien différents. Après s’être écrié: 5 $ LE

\ à 2 ARR

en cependant n’est changé dans la vie extérieure de artes. Pour sa vie intérieure même, on ne peut pas que ses travaux aient changé d'objet. Seulement, avec 1 fondement sûr pour ses spéculations philosophiques, vec une méthode éprouvée, on peut, dire qu'il a trouvé.

un Hi u dés lors sa liberté cingiéte et voyage lement. Il traverse la Moravie et la Silésie, visite les tes de la mer Baltique, le pes, les côtes de Ja mer #

| La as il se de avec l’Électrice palatine ; à Bruxelles, il: it la cour de l’'infante Isabelle, qui l’arrête à peine, et biéntôt, par Rouen, il rentre à Rennes dans sa famille.

- H était parti en 1613. Ce premier voyage avait donc duré .e viron sept ans. Nous savons £e qu’il en avait rapporté. [l est probable qu’il fit peu de confidences. Ses projets philosophiques toutefois n ’avaient rien d’absolument incom-

- patible avec un établissement honorable. Aussi ne fit-il auune objection définitive quand ses parents et ses amis le

- pressérent de se marier, de prendre une profession, de se

s fixer, en un mot. S'il fut arrêté, ce fut ue un | sentier

cision.

En 1623, nous le trouvons à Paris. part pour Italie. Il parcourt les Grisons, la Ve pruck; Venise, où il assiste au mariage du doge av Adriatique ; Rome, où ilse trouve aux fêtes du Jubilé, où il se lie avec le cardinal Barberini; Lorette, où il Écoo le vœu dont nous avons parlé; la Toscane, le Piémont. Il “quitte enfin l'Italie, sans avoir cherché à voir Galilée. En.

revenant, il assiste au siège de Gavi attaquée par le conn table de Lesdiguières. En 1625, il est de retour à Rennes dans sa familie. Se

son parti de n’être qu’un philosophe. A la fin de mars 1629, il part pour la Hollande. Il devait y demeurer vingt ans, Le ÿ composer tous ses grands ouvrages. :

-On est assez embarrassé pour indiquer au juste le déve luppement de la pensée de Descartes pendant la période qui nous occupe. Ce qui nous reste de la correspondance commence en 1629. Les indications de Baillet{ sont infiniment précieuses ; mais ce sont des indications qu'il faudrait pouvoirs contrôler, et les éléments d’un contrôle efficace font défaut. Le Discours de la méthode nous fournit heu= reusement des renseignements, trop peu détaillés sans É doute, mais du moins très précis et parfaitement certains :

À. Dans la Vie de Monsieur Descartes, 16), 2 vol. in-4e,

prescrite; car, outre que j'avais soin de conduire géné-

ement toutes mes pensées selon ses règles, “ me ré-.

à la pratiquer en des difficuMés de Mathé- es à tiques, ou même aussi en quelques autres, que je pouvais ndre quasi semblables à à celles des Mathématiques, en les +

| poursuivre en mon dessein, et de ice en la connais- sance de la vérité, peut-être plus que si je n’eusse fait que re des livres ou fréquenter des gens de lettres. EE, Toutefois ces neuf années s’écoulèrentavant quej'eusse ncore pris aucun parti touchant les difficultés qui ont: outume d’être disputées entre les doctes, ni commencé à rcher les fondements d’aucune Philosophie plus certaine ne e la vulgaire. Et l'exemple de plusieurs excellents esprits, qui en ayant eu ci-devant le dessein me semblaient ny avoir. pas réussi, m’y faisait imaginer tant de difficultés que

n’eusse vu que ve faisaient déjà courre le ruit que j'en étais venu à bout... Je pensai qu'il fallait que de enasse par tous moyens à me rendre digne de la

Les

ere qu on me donnait t il ya Pa huit. ans

où je pouvais avoir LE ha can. et à me ere ici, s où la longue durée de la guerre a fait établir de

un pay

: Abe | es INTRODUCTION,

tels ordres, que lés armées qu’on y entretient ne semblent en servir qu’à faire qu’on y jouisse des fruits de la paix avec : F d'autant plus de sûreté, et où, parmi la foule d’un grand peuple fort actif et plus soigneux de ses propres affaires “ que de celles d'autrui, sans manquer d'aucune des commodités qui sont dans les villes les plus fréquentées, j'ai pu vivre aussi solitaire et retiré que dansles déserts les plus n écartés, » = De ces paroles de Descartes on serait tenté de conclure qu'à parür de 1619 il n’a fait autre chose qu’employer sa : méthode à l’étude de questions particulières, et qu’en 1629 seulement il a posé les fondements de sa métaphysique. Mais comment eroire que, sceptique et presque désespéré : avant 1619, il n’ait pas cherché à se débarrasser de ses … doutes en faisant usage de la méthode merveilleuse et vrai- : ment infaillible qu’il croyait avoir: trouvée. Il faut avoir recours à une autre interprétation. {1 est probable que, de … 1619 à 1629, Descartes a singulièrement augmenté ses connaissances mathématiques; que, dans le même temps, ila | |, rassemblé bien des expériences et constitué son système de … - physique; que, dans le même temps encore, son système de philosophie s’est peu à peu développé dans son esprit. … Ce système, sans doute, n’était pas encore, en 1629, arrêté … dans toutes ses parties; mais il est impossible de supposer

que les traits principaux n’en eussent pas dès lors été fixés. ;

ma

Maintenant devons-nous croire que quelque événement … parfculiér ait définitivement fait cesser les irrésolutions = de Descartes et pour ainsi dire précipité son départ? Baillet

raconte qu'un jour, à son retour du siège de la Rochelle, notre philosophe assistait à une sorte de conférence philo=

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