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Discours de la méthode, 8° partie, à la fin

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étte de France, appelle « le grand Pierre de Bérulle », ji LS n cas de conscience de travailler au perfectionnement t à la publication de sa philosophie. Descartes a toujours pour les faiseurs de livres un vrai mépris de gentil= wme. Cest peut-être à cette circonstance toute fortuite que que devons la composition de ses ouvrages. Se

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o eee un cavalier ee comme aurait HE ille, son contemporain; au fond, c’est un mathéen, non par profession, mais par génie naturel et’. goût, comme le furent plus tard Pascal, Fermat et : marquis de L’Hôpital; avant tout, c’est un philosophe. près 1629, il devient un écrivain, et dès lors, les deux ies dont nous parlons se trouvent un peu mélées. Commençons par donner quelques détails sur son séjour en ollande, - On a dit souvent, et nous avons dit nous-même, qu’en 1629 se fixa dans ce pays. Lc fait est vrai, mais d'une vérité jurement relative. À part > de 1629, il ne ae plus guère : Ja Hollande, et pourtant 1 us avons encore à signaler trois oyages qui se rapporter. à celte époque : en France, en se jee en Danemark 2t dans la basse Allemague. Alors.

TE . lieu. Parfois il étaklit sa résidence dans nt gr ru 5 ville, et prend plaisir à s’isoler au milieu d’une foule im È mense et affairée; plus souvent il choisit une häbitation commode et presque somptueuse dans un site ravissant, CRT quelque distance d'une ville capable de lui procurer toutes les ressources nécessaires à ses besoins et à ses études, . Dordinaire, il laissait ignorer à ses amis de France le lieu de sa retraite. On communiquait avec lui par Pintermédiaire du P. Mersenne, son condisciple de La Flèche et le plus cher de ses amis. Nous espérons qu’on nous saura ges de donner ici queiques détails précis sur sa personne et : sur son genre de vie. Ces détails se trouvent épars … dans la biographie de Baillet. Nous empruntons l'excellent résumé qu'en à fait M. Adolphe Garnier dans son édition aujourd’hui épuisée des œuvres philosophiques de Descartes.

Il était d’une taille au-dessous de la moyenne. Sa tête était fort grosse, son front large et avancé, ses cheveux noirs et rabattus jusqu'aux sourcils. À quarante-trois ans, il les remplaça par une perruque, modelée sur la forme de ses cheveux, et, regardant cette substitution comme favorable à sa santé, il pressa son ami Picot de suivre son exemple. Ses yeux étaient très écartés; son nez saillant et large, mais allongé; sa bouche grande, sa lèvre inférieure dépassant un peu celle du dessus; la coupe du visage était assez ovale; son teint avait été pâle dans l’enfance, un peu cramoisi dans la jeunesse, et devint olivâtre dans l’âge mûr. Il avait à la joue un petit bulbe qui s’écorchait de temps en {emps et renaissait toujours. La figure exprimait la méditation-ct la sévérité. Ceux qui ne se contenteraient pas de ces détails peuvent aller voir au Louvre les deux portraits qui nous restent de lui. Le premier est de Sébastien Bourdon, de grandeur naturelle. Descartes est vu presque de

| face, la tête nue ; il est enveloppé d’ un manteau noir, la «main droite posée sur une espèce d’appui en pierre, et le- | nant de la gauche son chapeau. Ce portrait est assurément téressant à étudier; mais il est un peu académique, et . semble manquer de naïveté. Le second portrait est de beau- coup supérieur. Il est de Frans Hals, aussi de grandeur naturelle. La tête est découverte, vue de trois quarts, et . tournée vers la droite. Descartes porte un col rabattu, un. | manteau noir et tient un chapeau à la main. C’est ce portrait È qui a été gravé par Edelinck. La gravure est très belle. 2 Me tartes avait une voix faible à cause d’une légère alté- . ration du poumon qu'il avait apportée en naissant. Pendant - son enfance il était tourmenté d’une toux sèche qu’il avait . héritée de sa mère. Depuis l’âge de dix-neuf ans il prit le gouvernement de sa santé, et se passa du secours des médecins : son hygiène était de mener un train de vie uni- — forme, d'éviter tout changement brusque; sa médecine la - diète, un exercice modéré et la confiance dans les forces Fe de la nature. ## Ses vêtements annonçaient des soins, mais non du faste. on né courait pas après les modes, mais il ne les bravait pas … non plus: le noir était la couleur qu’il préférait; en voyage, - il portait une casaque de gris brun. Les revenus dont il eut la jouissance après la mort de son père et celle de son oncle maternel, paraissent s’être élevés à six ou sept mille - livres. Dans les dix dernières années de sa vie il faut y - ajouter la pension de 3000 livres qui lui fut payée par la + France. Il n’était ni avare ni cupide, mais cependant il E … savait défendre ses intérêts. 5 =. Il était sobre, et, par un singulier effet de son tempéra- ment, la tristesse et la crainte augmentaient son appétit. - Vers la fin de sa vie, il diminua la quantité des aliments qu’il prenait le soir, et dont il était gêné pendant la nuit.

Descartes. — Principes de la Philosophie. 2

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que, par ce régime, Dent Les espérait fie vivre Les mes quatre ou cinq siècles, et que le philosophe aurait fourni cette longue carrière, sans la cause violente qui vint troubler son tempérament et borner sa vie à un demi-siècle; | mais Descartes était fort éloigné de ces prétentions; car, dans une lettre à Chanut, du 15 juin 1648, il écrivit qu’au lieu de chercher les moyens de prolonger la vie, il avait trouvé une recette bien plus facile et bien plus sûre, a était de ne pas craindre la mort. | 11 dormait dix à douze heures. Il travaillait au lit le ma. ti. Il dinait à midi, et donnait quelques heures à la con versation, à la culture de son jardin, à des promenades qu’il faisait le plus souvent à cheval. Il reprenait son travail à quatre heures, et le poussait jusque fort avant dans ù la soirée. Dans les deux ou trois dernières années de sa vie, ilse dégoûta &e la plume. SUR J1 était doux et affable pour ses domestiques, et paya jusqu’à sa mort une pension à sa nourrice. Quant aux se crétaires ou copistes qu'il employa successivement pour Paider dans ses recherches et dans ses expériences, il les trailait comme ses égaux et s’occupait de leur avancement; la plupart devinrent gens de mérite, et ont fini par acquérir une honorable position : Villebressieux, jeune médecin de Grenoble, se rendit célèbre par ses inventions en mécanique; Gaspard Guschaven devint professeur de mathématiques à Puniversité de Louvain ; Gillot ‘enseigna la mécanique, la fortification et la navigation aux officiers de Parmée du prince d'Orange; Sc hluter fut nommé auditeur en Suède,

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