Faye, De l'Origine du Monde. Paris
} l'autorité, ni même la compétence nécessaires pour juger ; eurs conclusions; mais ce qui est certain, c’est qu’ils vont - chercher leurs inspirations dans le Cartésianisme. Après » avoir décrit le système solaire, M. Faye s’écrie :
« Ne dirait-on pas qu'un vaste mouvement giratoire anime tous ces corps, et que les systèmes secondaires de - la Terre; de Mars, de Jupiter, etc., sont de petits tourbil- > lons nageant dans le premier ? Telle a été la pensée de Descartes. Il s’est trompé, soit ; mais, si le système solaire ne constitue pas actuellement un tourbillon, il a été - constitué, à l’origine, par un mouvement de ce genre dans
- la nébuleuse qui lui a donné naissance 1. »
La quatrième partie des Principes a pour titre : De la Terre. Elle contient la physique terrestre de Descartes. Nous n insisterons pas longuement sur ce point. Cette par-
- tie du livre de Descartes contient avec beaucoup d’erreurs - une multitude de vues ingénieuses et intéressantes.
Malheureusement nous ne saurions insister sans entrer … dans des détails infinis qui nous éloigneraient beaucoup - de notre objet.
Nous devons en terminant insister sur une remarque qui nous parait être de grande importance. Nous avons dit que Descartes est le véritable inspirateur de la science moderne. C’est un fait qu'il ne faut pas oublier ; mais il ne
“faut pas oublier non plus qu'entre le Cartésianisme et Ja science moderne il existe une différence profonde. Dans la science moderne les vérités générales ne sont que des généralisations de l’expérience ou bien des hypothèses qui empruntent toute leur valeur aux vérifications expérimen- - tales qu’on en a faites ou qu'on en peut faire. L'expérience - est donc, en définitive, la seule garantie, le seul criterium