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Ce sont là tous les nee dont je me sers inde choses immatérielles ou métaphysiques, ne jé:
“largeur et Fe qui ont ns figures el se met a vent en diverses façons. Voilà, en somme, tous les princi dont je déduis la vérité des autres choses{. L'autre raïso: qui prouve la clarté de ces principes est qu’ils ont
bitables par tous les hommes, excepté seulement as tence de pren qui à été mise en doute par gels
que Dieu ne peut être vu ni touché ©. É Mais encore que toutes les vérités que je mets entre m
Se monde, il . a toutefois eu personne jusques à PE sn
monde : c’est pourquoi il me reste ic à prouver el sont telles; et il me semble ne le pouvoir mieux prou:
- 4. Nous trouvons ici un résumé 2. Pour Descartes la cause prin “très exact et très précis de | cipale de l’athéisme est qu'il . - toute la métaphisique carté- des hommes qui ne peuvent conce sienne, voir les choses sans les imaginer.
n le faise ant voir par expérience, cest-à-dire en cones lecteurs à lire ce livre. Car encore que je n’aie
vraisemblables on a pu donner pour expliquer les mêmes
imbus; tout au contraire de ce que j'ai tantôt dit de ceux ui ont commencé par l’ancienne philosophie, que d’autant qu'ils ont plus étudié, d'autant ils ont coutume d’être noins propres à bien apprendre la vraie.
J aurais aussi ajouté un mot d’ avis touchant la façon de
abord ut entier ainsi qu'un roman, sans forcer beaucoup son attention ni s’arrêter aux difficultés qu’on y peut encontrer, afin seulement 1e “er engr0s es son
pe our ‘remarquer la suite de mes raisons; mais qu'il ne se : aut pas derechef rebuter si on ne la dant assez connaître Fr nue. ou qu’on ne les entende pas toutes; il faut seule-
ité de toutes choses, et que cela soit a as je Ë
ssi ceux des autres, ils voient combien peu de raisons
: vera de la difficulté et continuer de lire eh Ê fois j'ose croire que on y trouvera la solution de la plupar
s'il en reste encore quelques-unes, on en trouvera enfin solution en relisantt.
__esprits, qu’il n’y en a presque point de si grossiers ni des
sentimens et même d'acquérir toutes les plus haute à sciences, s'ils étaient conduits comme il faut ?, Et cel:
déré négligent d'étudier, parce qu'ils n’en pensent pas être
jusqu’à la fin; puis, si on reprend le livre pour la trois
des difficultés qu'on aura marquées auparavant; et que
J'ai pris USE en examinant le naturel de Het
tardifs qu’ils ne fussent capables d’entrer dans les bons
peut aussi être prouvé par raison: car, puisque les pri cipes sont clairs et qu’on n’en doit rien déduire que par £ des raisonnemens très évidens, on a toujours assez d’esprit pour entendre les choses qui en dépendent. Mais, 2 outre l’empêchement des préjugés, dont aucun n’est entiè- . rement exempt, bien que ce soient ceux qui-ont le plus étudié les mauvaises sciences auxquels ils nuisent le plus, … il arrive presque toujours que ceux qui ont l’esprit mo-
capables, et que les autres qui sont plus ardens se hâtent trop: d’où vient qu'ils reçoivent souvent des principes … qui ne sont pas évidens, et qu'ils en tirent des consé- | quences incertaines. C’est pourquoi je voudrais assurer | ceux qui se défient trop de leurs forces qu’il n’y a aucune | chose en mes écrits qu’ils ne puissent entièrement entendre . É
FPS
4. Conseil excellent, qu'on ne pas de ce que les uns sont plus Sautit trop répéler aux jeunes raisonnables que les autres, mais gens qui cntreprennent des lectu- seulement de ce que nous condui= res philosophiques. sons nos pensées pr diverses ÿ
2. « Le bon sens est la chose du voies et ne considérons pas les 5 idndo la mieux partagée... La di- mêmes choses, » Discours de la #
nat
versité de nos opinions ne vient |! mélhode
s'ils prennent la peine de les examinert; et néanmoins aussi avertir les autres que même les plus excellens esprits auront besoin de beaucoup de temps et d’attention pour remarquer toutes les choses que j'ai eu dessein d'y comprendre.
En suite de quoi, pour faire bien concevoir quel dessein j'ai eu en les publiant, je voudrais ici expliquer l'ordre qu’il me semble qu’on doit tenir pour s’instruire. Eremièrement, un homme qui n’a encore que la connaissance vulgaire et imparfaite que l’on peut acquérir par les quatre moyens ci-dessus expliqués doit, avant toutes choses, tâcher de se former une morale qui puisse suffire pour régler les actions de sa vie, à cause que cela ne souffre point de délai, et que nous devons surtout tâcher de bien vivre?. Après cela, il doit aussi étudier la logique, nou pas celle de l’école, car elle n’est, à proprement parler, qu’une dialectique qui enseigne les moyens de faire entendre à autrui les choses qu’on sait, ou même aussi de dire sans jugement plusieurs paroles touchant celles qu'on ne sait pas®, et ainsi elle corrompt le bon sens plutôt qu’elle ne l’augmente; mais celle qui apprend à bien conduire sa raison pour découvrir les vérités qu’on ignore; et, parce qu’elle dépend beaucoup de l'usage, il est bon qu'il s'exerce longtemps à en pratiquer les règles touchant des questions faciles et simples, comme sont celles des mathématiquesf. Puis, lorsqu'il s’est acquis quelque habitude à trouver la vérité en ces questions, il
À. Descartes revient sans cesse vent plutôt à expliquer à autrui les sur cette idée. choses qu'on sait, ou même, comme
2, C'est la morale provisoire du l'art de Lulle, à parler sans juge- Disc. de la méth. Voy. 3° part. ment de celles qu'on ignore, qu'à
3. « … de pris garde que pour les apprendre, » Disc. de la méth. la logique, ses syllogismes et la plu- 4, Voy. Règles pour la direcpart de ses autres instructions ser- tion de l'esprit, r. 2.
Descartes. — Principes de la Philosophie.
doit comir.encer tout de bon à s’appliquer à la vraie philosophie, dont la première partie est la métaphysique, qui contient les principes’de la connaissance, entre lesquels est l'explication des principaux attributs de Dieu, de l'immatérialité de nos ames, et de toutes les notions claires et simples qui sont en nous ; la seconde est la physique, en laquelle, après avoir trouvé les vrais principes des choses matérielles, on examine en général comment tout l’univers est composé ; puis en particulier quelle est la nature de cette terre et de tous les corps qui se trouvent le plus communément autour d'elle, comme de l'air, de l’eau, du feu, de l’aimant et des autres minéraux. En suite de quoi il est besoin aussi d'examiner en particulier la nature des plantes, celle des animaux, et surtout celle de l’homme ; afin qu’on soit capable par après de trouver les autres sciences qui lui sont utiles. Ainsi toute la philosophie est comme un arbre, dont les racines sont la métaphysique, le tronc est la physique, et les branches qui sortent de ce tronc sont toutes les autres sciences, qui se réduisent à trois principales, à savoir la médecine, la mécanique et la morale ; j'entends la plus haute et la plus parfaite morale, qui, présupposant une entière connaissance des autres sciences, est le dernier degré de la sagesse,
Or comme ce n’est pas des racines ni du tronc des arbres qu’on cueille les fruits, mais seulement des extrémités de leurs branches, ainsi la principale utilité de la philosophie dépend de celles de ses parties qu’on ne peut apprendre que les dernières ?. Mais, bien que je les ignore
1. Passage souvent cité, qui montre 2, Mais il est bien entendu que uellement que, pour Descartes, il toutes ces dernières parties ne n'y a ni philosophie ni science par- | sauraient exister sans la métaphy=
ticulière sans métaphysique. sique,