‹ Principes de la philosophieChapitre 18 sur 93 · En 1637. sens confraire, et Grrope, je Vois · texte numérisé non relu

En 1637. sens confraire, et Grrope, je Vois

2, Dioptrique, de du4, à lravers, est la partie de la physique qui et ortope, je regarde. C’est la par- traite de la lumière réfléchie, tie do la physique qui a pour objet 3. La partie la plus importante l'étude des phénomènes que pré- des Météores est l'explication de sente la lumière et de la déviation Varc-en-ciel, qu'éprouvent les rayons lumineux 4. C'est dans la Géométrie que en traversant les corps trauspa- se trouvent exposés les principes

+ rents.— La catoptrique (de xasa,en | de la science qu’on nomme aujour«

temps-là, prévoyant la difficulté que piusieurs auraient à concevoir les fondemens de la métaphysique, j'ai tâché d'en expliquer les principaux points dans un livre de Méditations qui n’est pas bien grand, mais dont le volume a été grossi et la matière beaucoup éclaircie par les objections que plusieurs personnes très doctes m’ont envoyées à leur sujet, et par les réponses que je leur ai faites{. Puis, enfin, lorsqu'il m'a semblé que ces traités précédens avaient assez préparé l'esprit des lecteurs à recevoir les Principes de la philosophie, je les ai aussi publiés ; et j'en ai divisé le livre en quatre parties, dont la première contient les principes de la connaissance, qui est ce qu’on peut nommer la première philosophie ou bien la métaphysique: c’est pourquoi, afin de la bien entendre, il est à propos de lire auparavant les Méditations que j'ai écrites sur le même sujet. Les trois autres parties contiennent tout ce qu'il y a de plus général en la physique, à savoir lexplication des premières lois ou des principes de la nature, et la façon dont les cieux, les étoiles fixes, les planètes, les comètes, et généralement tout l’univers est composé; puis en particulier la nature de cette terre, ‘et de l’air, de l’eau, du feu, de l’aimant, qui sont les corps qu’on peut trouver le plus communément partout autour d'elle, et de toutes les qualités qu'on remarque en ces corps, comme sont la lumière, la chaleur, la pesanteur, et semblables: au moyen de quoi je pense avoir commencé à expliquer toute la philosophie par ordre, sans avoir omis

d'hui Ja géométrie analytique, 1. En 1641. On voit ici la méscience dans laquelle on applique thode suivie par Descartes pour l'algèbre à l'étude des propriétés lexposition de la philosophie. Les des courbes. Tout ce qu’il y a d’es- personnes dont parle Descartes sont: sentiel dans cette science a été in- Catérus, le P. Mersenne, Hobbes, venté par Descartes, Arnauld, Gassendi, etc,

DES PRINCIPES. Re.

aucune des choses qui doivent précéder les dernières -dont vai écrit!

Mais, afin de conduire ce dessein jusqu’à sa fin, je de- vrais ci-après expliquer en même façon la nature de chacun des autres corps plus particuliers qui sont sur la terre, à savoir des minéraux, des plantes, des animaux, et principalement de l’homme; puis enfin traiter exactement de la médecine, de la morale et des mécaniques. C’est ce qu’il faudrait que je fisse pour donner aux hommes un corps de philosophie tout entier; et je ne me sens point

» encore si vieil?, je ne me défie point tant de mes

forces, je ne me trouve pas si éloigné de la connaissance de ce qui reste, que je n’osasse entreprendre d'achever ce dessein si j'avais la commodité de faire Loutes les expériences dont j'aurais besoin pour appuyer et justifier mes raisonnemens. Mais voyant qu’il faudrait pour cela de grandes dépenses auxquelles un particulier comme moi ne saurait suffire s’il n’était aidé par le public, et ne voyant pas que je doive attendre cette aide, je crois devoir dorénavant me contenter d'étudier pour mon instruction particulière, et que la postérité m'excusera si je manque à travailler désormais pour elle ÿ.

Cependant, afin qu’on puisse voir en quoi je pense lui avoir déjà servi, je dirai ici quels sont les fruits que je me persuade qu’on peut tirer de mes Principes. Le premier est la satisfaction qu’on aura d’y trouver plusieurs vérités qui ont été ci-devant ignorées; car, bien que souvent Ja vérité ne touche pas tant notre imagination que font les

4. On trouvera le développe- * 9. Descartes avait alors cinment .de toutes ces théories de | quante ct un ans. Descartes dans la table générale 3. Descartes a longuement dédes Principes que nous donnons veloppé ces considérations dans la

plus loin. 6° partic du Disc. de La nréth.

faussetés et les feintes, à cause qu’elle paraît moins admirable et plus simple, toutefois le contentement qu’elle donne est toujours plus durable et plus solide. Le second fruit est qu’en étudiant ces P,incipes on s’accoutumera peu | à peu à mieux juger de toutes les choses qui se rencontrent, et ainsi à être plus sage : en quoi ils auront un effet tout contraire à celui de la philosophie commune; car on peut aisément remarquer en ceux qu’on appelle pédans qu’elle les rend moins capables de raison qu’ils ne seraient s’ils ne l’avaient jamais apprise. Le troisième est que les vérités qu'ils contiennent, étant très claires et très certaines, ôteront tous sujets de dispute, et ainsi disposeront les esprits à la douceur et à la concorde : tout au contraire des controverses de l’école, qui, rendant insensiblement ceux qui les apprennent plus pointilleux et plus opiniâtres, sont peut-être la première cause des hérésies et des dissensions qui travaillent maintenant le monde. Le dernier et le principal fruit de ces Principes est qu’on pourra, en les cultivant, découvrir plusieurs vérités que je n'ai point expliquées ; et ainsi, passant peu à peu des unes aux autres, acquérir avec le temps une parfaite connaissance de toute la philosophie et monter au plus haut degré de la sagesse. Car, comme on voit en tous les arts que, bien qu’ils soient au commencement rudes et imparfaits, toutefois, à cause qu'ils contiennent quelque chose de vrai et dont l'expérience montre l'effet, ils se perfectionnent peu à peu par l’usage, ainsi, lorsqu'on a de vrais principes en philosophie, on ne peut manquer en les suivant de rencontrer parfois d’autres véritési; et on ne

4. Nous voyons que Descartes est le progrès possible, facilite, rasins cesse préoccupé du progrès. pide lui paraît une mauvaise phi- Toute philosophie qui ne rend pas | losophie,

Es ne S-

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