‹ Principes de la philosophieChapitre 78 sur 93 · Cf. Kant : « Le temps n’est · texte numérisé non relu

Cf. Kant : « Le temps n’est

pas quelque chose qui sübsiste par soi-même où qui apparlienne aux choses comme. détermination ob- Jeelive, et qui, par conséquent, reste quand on fait abstraction de

leur intuition... Le temps n’est que

la condilion subjective sous la=

quelle les inluitiens sont possibles cn nous. » Cr.de la Rais. pure, Esth. transc., 8 6.

toutes ‘les conditions subjectives des

‘+ __ DE LA PHILOSOPHIE. st

ment que ces modes ou qualités sont en la substance, sans les considérer autrement que comme les dépen- - dances de cette-substance, je les nomme attributs. Et parce que je ne dois concevoir en Dieu aucune variété . ni changement, je ne dis pas qu’il y ait en lui des modes ou des qualités, mais plutôt des attributs ; et même ‘dans les choses créées ce qui se trouve en elles toujours de même sorte, comme l'existence et la durée en « la chose qui existeet qui dure. je le nomme attribut, … et non pas mode ou qualité {.

57. Qu'il y à des attributs qui appartiennent aux choses auxquelles ils sont attribués, et d'autres qui dépendent de notre pensée.

- De ces qualités ou attributs il y en a quelques-uns qui sont dans les choses mêmes, et d’autres qui ne sont qu'en notre pensée ; ainsi, par exemple, le temps, que = nous distinguons de la durée prise en général, et que » nous disons être la mesure du mouvement, n’est rien qu'une certaine façon dont nous pensons à celle lurée?, car nous ne concevons point que la durée des rhoses qui sont mues soit autre que celle des choses qui ue le sont point : comme il est évident de ce que si deux corps sont mus pendant une heure, Pun vite et l'autre lentement, nous ne comptons pas plus de temps en l'un qu'en l'autre, encore que nous supposions plus de mouvement en l’un de ces deux corps. Mais

4. Comparer ces définitions avec | 2, Comparer cette doctrine avec celles de Spinoza données | lus haut celle de Kant donnée plus haut.

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afin de comprendre la durée de toutes les choses sous’.

une même mesure, nous nous servons ordinairement des

la durée de certains mouvemens réguliers qui sont les®

jours et les années, et la nommons temps, après l’avoif ainsi comparée ; bien qu’en effet ce que nous nommonss ainsi ne soit rien, hors de la véritable durée des choses, qu’une façon de penser !. |

58. Que les nombres et les universaux dépendent de notre pensée.

De même le nombre que nous considérons en géné= ral, sans faire réflexion sur aucune chose créée, w’est. point hors de notre pensée, non plus que loutes ces autres idées générales que dans l’école on comprend sous le nom d’universaux.…

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