Quels sont les universaux
Quise font de cela seul que nous nous servons d’une
même idée pour penser à plusieurs choses particulières qui ont entre elles un certain rapport. Et lorsque nous comprenons sous un même nom les choses qui sont représentées par cette idée, ce nom est aussi universel. Parexemple quand nous voyons deux pierres, ef que, sans penser autrement à ce qui est de leur na- Lure, nous remarquons seulement qu’il y en a déux,
1. Voy. le développement de ces | 1. II, ch. xtv, et dans les passages idées dans la philosophie de Locke, | correspondants des Nouveaux Es- Essai sur l'enlendement humain, sais de LEIBNIZ,
Creer
Ë universelle, et le te aussi que nÔ0 nommons d’un nom universel le nombre de deux. De même, lorsque nous considérons äne figure de trois côtés, nous ) formons une certaine idée que nous nommons l'idée … —. du triangle, et nous nous en servons ensuile à nous
- représenter généralement toutes les figures qui n'ont
Ds
- que trois côtés. Mais quand nous remarquons pluspar- 4 ticulièrement que, des figures de trois côtés, les unes ont un angle droit et que les autres n’en ont point, É e nous formons en nous une idée universelle du triangle rectangle, qui, étant rapportée à la précédente qui . est générale et plus universelle, peut être nommée > espèce; et l’angle droit, la différence universelle par où les triangles rectangles différent de tous les à | autres ; de plus, si nous remarquons que le carré du É côté qui soutient l’angle droit est égal aux carrés des deux autres côtés, et que cette propriété con vient seulement à éatie espèce de triangles, nous la pourrons nommer propriété universelle des triangles rectangles. Enfin si nous supposons que de ces triangles les uns se meuvent et que les autres ne se meuvent point, nous prendrons cela pour un accident universel en ces triangles ; et c’est ainsi
qw on pompe ordinairement cinq reQues à sa-
fait par la pensée. 1 réelle se trouve D e entre deux ou plusieurs substances. Car nous p conclure que deux substances sont réelleme te . tinctes l’une de l’autre de cela seul que nous en ë vous TE une clairement et Sn !
3 - naissons de Dion nous Ses assurés qu’il peu tout ce dont nous avons une idée claire et distin C'est pourquoi, de ce que nous avons maintenan “l’idée, par exemple, d’une substance étendue « û
néanmoins, parce que nous en avons l’idée, n pouvons ce iclure qu'elle peut être; et qu’en cas q xisle, quelque partie que nous puissions déle par la pensée doit être sine réellement de
à 1. Gette doctrine des universaux { intitulé : Introduction se trouve pour la première fois | gories, Eirayuya Cf. Por
dans un petit traité de PoRPHYRE Logique, pee 1, ch, XI +
DE LA PIILOSOPHIE. S 155
- aperçoit en soi qu'il pense, et qu’il peut en pensant - exclure de soi ou de son ame toute autre substance ou - qui pense on qui est étendue, nous pouvons conclure = aussi qu'un chacun de nous ainsi considéré est réellement distinct de loute autre substance qui pense, et de toute substance corporelle. Et quand Dieu même joindrait si étroitement un corps à une ame qu'il fût - impossible de les unir davantage, et ferait un composé de ces deux substances ainsi unies, nous concevons - aussi qu'elles demeureraient toutes deux réellement = distinctes, nonobstant celte union ; parce que quelque - liaison que Dieu ait mise entre elles, il n’a pu se défaire de la puissance qu’il avait de les séparer, ou bien de les conserver l’une sans l’autre, et que Îes choses que Dieu peut séparer ou conserver séparément les unes des autres sont réellement distinctes {