‹ Principes de la philosophieChapitre 81 sur 93 · RARE · texte numérisé non relu

RARE

- apercevoir clairement la substance

ressouvenir et la chose qui pense. Pour l'autre st

d’une même substance, elle est remarquable en ce qi

Mouvement sans la figure; mais que nous ne pouvor

= Nous pouvons savoir qu’elle est mue sans savoir si ei est carrée; mais nous ne pouvons avoir une conna sance distinete de ce mouvement et de cette figure

nous ne connaissons qu’ils sont tous deux e

sans la fa diffère d'elle en cette sorte; mais que réciproq nous ne pouvons avoir une idée dislincte d'un

façon sans penser à une telle substance. Il ya exemple, une distinction modale entre la figure 6 . mouvement et la substance corporelle -dont ils dé

dent tous deux; il y en a aussi entre assurer ou se

de distinction, qui est entre deux différentes faço

nous pouvons connaître l’une de ces façons .

l'autre, comme la figure sans le mouvement,

. penser distinctement ni à l’une ni à l’autre ‘que nou ne sachions qu’elles dépendent toutes deux d'u même substance. Par exemple si une pierre est et avec cela carrée, nous pouvons connaître Sa carrée sans savoir qu’elle soit mue, et réciproqu

même chose, à savoir en la substance de cette pi Pour ce qui est de la distinction dont la façon d'u substance est différente d’une autre substance ou | de la façon d’une autre substance, comme le mouve. ment d’un corps est différent d’un autre corps ou El d’une chosè qui pense, ou bien comme le mouvemen | est différent du doute, il me semble qu'on la nommer réelle plutôt que modale, à cause que nous

es les unes des aulres À.

ince de quelqu'un de ss attributs sans De

; listinction est rte en ce que nous ne sau- < es ons avoir une idée claire et distincte d’une telle

= Substance si nous lui re un tel attribut; ou bien :

distinete de l’un de deux ou plusieurs tels attributs “ps le séparons des autres. Par exemple, à cause

diverses d’une même chose, tels que sont par

ble en plusieurs parties, ne diffèrent du Corps

Toutes ces définitions éclai- 2, Cela n’est pas très facile à myulièrement la doctrine de accorder avec ce qui précède.

: ES. — Principes de la Philosophie. - 11

TR nnaître les des sans ra nes dont vendent, et que les substances sont réellement

moins il n’est pas Ar que 1ous en ayons .

le l'étendue du corps et sa propriété d’être =

“mais cela ne répugne er à ce que j'écris äici, pa que, n'ayant pas dessein de traiter pour lors amplement de cette matière, il me suffisait de le . distinguer toutes deux de la re

et très distinctement. 11 est même plus aisé | nailreune pente qui pense ou une substanc

ï Male pense ou si elle est erdues parce ai une difficulté à séparer la notion que nous « . de la substance de celle que nous avons de la p el de l'étendue : car elles ne diffèrent de la substan \

que par cela seul que nous considérons eue h- = pensée ou l'étendue sans faire réflexion sur la chose . - 4 même qui pense ou qui est étendue. Et notre concep= lien n’est pas plus distincte parce qu’elle comprend” peu de choses, mais parce que nous discernons soigneusement ce qu’elle comprend, et que nous prenons ? garde à ne le point confondre-avec d’autres notions 5 qui la rendraient plus obscure. =

Lrid 1a se M

64. Comment on peut aussi les concevoir distinctement en les Prenant pour des modes ou attributs de ces substances.

. Nous pouvons considérer aussi la pensée et l’étenue comme des modes ou des façons différentes qui se

= trouvent en la substance : c’est-à-dire que lorsque. ; nous considérons qu'une même ame peut avoir plusieurs diverses pensées et qu'un même corps avec sa . même grandeur peut être étendu en plusieurs façons,

tantôt plus en longueur et moins en largeur ou en : profondeur, et quelquefois au contraire plus en lar- geur et moins en longueur; et que nous ne distin- 12 guons la pensée et l’étendue de ce qui pense et de ce - qui est étendu que comme les dépendances d’une chose, de la chose même dont elles dépendent; nous les connaissons aussi clairement et aussi distinclement ï a ‘que leurs substances, pourvu que nous ne pensions point qu’elles subsistent d’elles-mêmes, mais qu’elles sont seulement des façons ou des dépendances de quelques substances‘. Car quand nous les considé-

4, On voit ici clairement que Descartes est un réaliste et non n idéaliste.

sans une. cela pourrait être cause qu a pour des choses qui subsistent

& = 65. Comment on conçoit aussi leurs diverses prop ï ou ATOME

des | par ke et leurs mouvemens, Ro 4 oi considérions ste comme les pee

4. Descartes ne maintient pas « La force dont un | nettement la ASnéncé du mode el contre un es cor 5 V'attribul.

2u«A eu parler, il n’y a de force ou de cause de mou- tant qu’elle peu à. vement que Dicu seul. » Prine., même élat où elk Res part., n° 36. Ibid., n°43

ens, ‘de nos affections et de nos appétits, bien que ouvent nous nous trompions aux jugemens que nous en

1 ne reste plus que les sentimens, les actions el a élits, desquels nous pouvons avoir aussi une Rance claire et distincte pourvu que nous pregarde à ne comprendre dans les jugemens ques ” en ferons que ce que nous connaîtrons précisé- $ | par la clarté de notre perception, et dont nous ns assurés par la raison’. Mais il est malaisé . ser continuellement d’une telle précaution, au pe à l'égard de nos sens, à cause que nous avons 1% ru dès le commencement “. notre vie que toutes les * es que nous sentions avaient une existence hors. tre pensée, et qu'elles étaient entièrement sems aux sentimens ou aux idées que nous avions à we occasion. Ainsi, lorsque nous avons vu, par xmple, une certaine couleur, nous avons cru voir le chose qui subsistait hors de nous, et qui était mblable à l’idée que nous avions. Or nous avons ainsi jugé en tant de rencontres, et il nous a semblé la si clairement et si distinctement, à Cause que

s over ee que quelques- -uns demeurent ‘tellement FN de ce faux préjugé " ils

uez cette seconde con- | 2. C'est le principe le plus im ge se portant de toute la physique de

- Jumineux,

soit dans notre pied, ni que la lumière que nous pen: sons voir dans le soleil soit dans le soleil ainsi qu’ est en nous‘. Et si quelques-uns se laissent enco

Descartes. « .… Il n’est pas besoin

- de supposer qu'il passe quelque chose de matériel depuis les objets

jusqu'à nos yeux pour nous faire voir la couleur et la lumière, ni

- même qu'il y ait rien en ces ob-

jets qui soit semblable aux idées

* ou aux sentiments que nous en

avons... la lumière n'est autre chose dans les corps qu’on nomme qu'une action fort prompte el fort vive qui pisse vers nos yeux par l'entremise de l'air et des autres corps transparents. »

Dioptrique, 1e Disc.

La même ee a eu lieu en tous nos a sentimens, même en ce qui est du chatouillemen de ja douleur. Car encore que nous n’ayons pas qu il y eùt hors de nous dans les objets extérieurs d choses qui fussent semblables au chatouillement ou la douleur qu’ils nous faisaient sentir, nous n'av pourtant pas considéré ces sentimens comme des id qui étaient seulement en notre ame; avons cru qu'ils étaient dans nos mains, dans no pieds, et dans les autres parties de notre corps : sai toutefois qu’il y ait aucune raison qui nous oblige croire que la douleur que nous sentons, par exemple. au pied soit quelque chose hors de notre pensée q

mais : aussi

LP

LT > 00 sait déjà as c’est l'âme qui sent et non Je Corps On sait que ce n’est pas pro ment en tant qu'elle est dan:

membres qui servent d'orga sens extérieurs qu'elle se en tant qu’elle est dans le c où elle exerce cette faculté.

nomme le sens commun ; voit des blessures et des m qui, n’offensant que le cervea en ‘généralement tous

r à une si Éuisé opinion, ce n’est qu'à nt sigrand cas des jugemens qu’ils ont fa s ils élaient enfans, qu’ils ne sauraient les oublie our en faire d'autres plus ‘solides, comme il parai re plus manifestement par ce qui suit.

ment on doit distinguer en telles choses ce en quoi on À à se Re d’avec ce qu’on conçoit clairement- ss

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