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| Mais alin que nous puissions distinguer ici ce qu te
a de clair en nos sentimens d’avec ce qui est obscur, nous remarquerons en premier lieu que nous connais-. l piment et distinctement la douleur, la cou-
ons simplement comme dés pensées ; mais que d nous voulons juger que L couleur, la sous Le
é C'est que celte couleur, ou cette douane ete. Te 2 est de même lorsque defaut un nous dit qu'il voit e la couleur dans un corps, ou qu’il sent dela douleur quelqu'un de ses membres; car c’est de même e sil nous Lo qu'il voit ou qu'il sent He
sant à rien qu'à quelque nerf, ôtent < le sentiment de toutes les parties F2 du corps où ce nerf envoiesesbrane ches sans rien diminuer de celui | des avtres « Dioplrique, & Disc, LE
Ébues avec le sentiment qu'il éprouve en s moins, s’il fait réflexion sur ce qui lui est rep
- Principalement s’il considère qu'il connaît bier d' une que Fes ce que c'est que la Fe dans
les ie en ne d’autres mouvemens : ie celui-ci, ont fait voir qu’ils ne connaissaient pas | sa vraie nature)?, ou la situation des parties, ou durée, ou le nombre, et les autres propriétés que n mor chairement en tous les corpsr comme
4. « C’est une chose manifeste 3. Dans la — = mm. que les corps mêmes ne sont pas phie grecque, ximo1s, que nous proprement connus par les sens ou duisons par mouvement, par la facullé d'imaginer, mais par le changement quelconque. seul entendement. »-2° Héd., ad fin. 3. Voy. pius haut, n° 65
ss + :
€ mème corps, ou a dont V'oûe
figüre qui le termine‘, toutefois il est certa Rues connaissons tout autrement æ lui nÉs
nous pouvons juger en deux façons des choses ne par l’une Res nous tombons en l'erreur, et | Pare.
nous. . des couleurs 7. les objets ‘en est de même que si nous lui disions que. nous +vons en ces objets je ne sais quoi dont nous ni rons la nalure, mais qui cause pourtant en nous ertain sentiment fort clair et fort mi inifeste qu "on"
12 (e est-à-dire dans les choses telles qu 7. nt) qui cause en nous ces pensées confuses qu’on . mme sentimens?, tant : s'en faut que nous nous
E enarque importante. Nous nous font connaître leur nature. connaissons pas l'existence des 2. Nous dirions soi 3 * les mêmes moyens qui « sensations ».
… d’untel nom, et que notre raison ne nous fasse aper- «
DU | : - en.
qui nous pourrait faire méprendre, à cause que nous . __ne nous emportons pas silôt à juger témérairement
certaine couleur dans un objet, bien que nous n’ayons
à supposons être.en cet objet et celle qui est en notr.
. ce qu’on nomme couleur dans un objet est quelque.
166 Fe LES PRINCIPES:
- : x 2 =) 4 NE 4 1 méprenions, qu'au contraire nous évitons la surprise
d’une chose que nous remarquons ne pas bien connaître. Mais lorsque nous croyons apercevoir une #
aucune connaissance distincte de ce que nousappelons cevoir aucune ressemblance entre la couleur que nous «
- sens ; néanmoins parce que nous ne prenons pas garde à cela, et que nous remarquons en ces mêmes objets plusieurs propriétés, comme la grandeur, la figure, le nombre, etc., qui existent en eux de la même sorle que 1 nos sens ou plutôt notre entendement nous les fait
* apercevoir, nous nous laissons persuader aisément que
chose qui existe en cet objet et qui ressemble entière- | ment à la couleur qui est en notre pensée, et ensuite « -nous pensons apercevoir clairement en cette chose ce que nous n’apercevons en aucune façon appartenir à
sa nature.
- 11. Que la première et principale cause dé nos erreurs sont les
préjugés de notre enfance. C’est ainsi que nous avons reçu la plupart de nos erreñrs. À savoir pendant les premières années da | notre vie, que notre ame était si étroitement liée au :
qu froid,
pas encore si ces FER RTRE étaient causées par he |
. choses qui existassent hors de soi, mais seulement elle sentait de la douleur lorsque le corps en était offensé, : ou du plaisir lorsqu'il en recevait de l’utilité, ou biens si elles étaient si légères que le corps n’en reçût point de commodité, ni aussi d’incommodité qui fût importante à sa conservation, elle avait des sentimens tels e sont ceux qu’on nomme goût, odeur, son, chaleur, lumière, couleur, et autres semHables qui Eéritablement ne nous représentent rien qui existe ds de notre pensée, mais qui sont divers selon les :
| l'endroit du cerveau auquel elle est étroitement jointe
4 et unie!.
Elle apercevait aussi des grandeurs, des
figures et des mouvemens qu’elle ne prenait pas Fee
6 4. « Il est besoin aussi de sa- voir que, bien que l’âme soit jointe à tout le corps, il y a néanmoins - en lui quelque partie en laquelle elle exerce ses fonctions plus par- liculièrement qu’en toules les au- “tres... En examinant la chose avec soin, il me semble évidemment avoir reconnu que la partie du corps en laquelle l'âne exerce immédiatement ses fonctions n’esl nul- lement le cœur, ni aussi tout le cerveau, mais. seulement la plus intérieure de ses parties, qui est une certaine glande fort petite (glande pinéale) silude dans Île a nues de sa substance et tellement
ge a .
suspendue au-dessus du conduit par leduel les esprits de ses cavités antérieures ont communication avec ceux de la posléricure, que les moindres mouvements: qui se font en elle peuvent beaucoup pour changer les mouvements de cette glande » Trailé des Passions, part. 1, n° 31.
deseription du cerveau et l’explivation des mouvements qui se pro duiseut en Jui dans le traité intitulé l'Homme, Éd. Cous'\, t. IV, p. 396 et suiv.
donner ici ce passage qui est fort long et qui n'a d'autre valeur que celle d'une curiosité historique.
— On trouvera la |
Nous ne pouvons
des re mais pour des ve s( de certaines choses qui lui semblaient moins DOANOIT exister hors de soi, bien "ue
des choses utiles ou en a évité de nuisibles L ane lui était étroitement unie #, faisant réflexion sur choses qu’il rencontrait ou évitait, a remarqué mièrement qu'elles existaient au dehors, et ne a pas attribué seulement les grandeurs, les figur les mouvemens, et les autres propriétés qui appa tiennent véritablement au corps, et ee conce
He était si for { a du corps 4 ie ne considérait les autres choses qu’autant qu'elles servaient a
son usage, elle jugeait qu’il y avait plus ou moins réalité en chaque objet, selon que les impressi
4. Descartes a fort souvent insisté tement et tellement confondu et :
- sur ce point. Le passage le plus que je compose cominc un seul tout important et le plus souvent cilé avec lui. Car, si cela n’était, lor est Je passage suivant de La 6e Méd. : mot COrps est blessé, je ne sent « £a nature nr'enscigne aussi par pas pour cela de la douleur, n le sentiments de doulour, de faim, ne suis qu'une chose qui pense de soif, etc., que je ne suis pas seu- j'apcreevrais cette blessure ) lement logé dans mon corps ainsi seul entendement, comme un pilote. qu'un pilote en son navire, mais outre aperçoit par la vue si quelque chose celaqueie luisuis conjoint très étroi- ! se rompt dans son vaisseau. »
métaux que dans Pair ou dans e “ESS s.
oid. Et parce que ee étoiles ne lui faisaient guère.
ue la flamme qui paraît au bout d’une chandelle qui. rüle, Et parce qu’elle ne considérait pas encore si la erre pouvait tourner sur son essieu, et si sa superie est courbée comme celle d’une boule, elle a jugé abord qu’elle était immobile, et que sa superficie plate. Et nous avons été par ce moyen si fort pré-
nus de mille autres préjugés, que, lors même AiÈe
séquent qu'ils pouvaient être plutôt faux que vrais. rs avons pas pÈte aussi certains ae si nous
Pour Descartes la pesanteur de la matière. La seule qua'ilé iri réductible est l'étendue,
im
aucun vent, el qu'il ne lui Seb ni and. ni. F3
e n d'imaginait pas que chaque étoile fût us ee. a
ue nous n’étions pas alles de bien juger, et par
au, parce qu ae | < ee de dureté et de Ps et Me “elle n° q-