‹ Principes de la science socialeChapitre 35 sur 49 · CHAPITRE LU · texte numérisé non relu

CHAPITRE LU

il. — Conunerce de l'Ëtat. Solidarité de la race humaine. Double nature de l'homme. Correspondance entre la structure et les fonctions de l'homme individuel et l'aggrégathomme qu'on nomme société. Fonction coordinatrice du cerveau, son pouvoir limité par la liberté nécessaire des organes pris individuellement. Divers degrés de subordination des parties. Freins et balance du système; ils correspondent à ceux du gouvernement civil. La nécessité de l'exercice du pouvoir coordinateur augmente chez les individus et dans les sociétés, en proportion que l'organisation devient de plus en plus complète. Centres locaux des systèmes physique et social. Pouvoir et devoir du cerveau. Ils correspondent à ceux du gouvernement civil. Gouvernement parmi des spontanéités. Ordre et liberté combinés et assurés. Système gradué et fédéral de gouvernement dans le corps humain, analogue à l'organisation politique de ce corps social qui constitue les États-Unis. 403

{2. — La science sociale se ramifie en économie politique. L'une traite des lois et l'autre des mesures pour assurer à ces lois leur plein effet. Rapport de la science avec l'art tel que l'établit M. Comte. Nécessité pour l'exercice du pouvoir de coordination. Devoirs à remplir envers le corps social ; ils sont les mêmes que ceux qui, dans le monde physique, sont assignés au cerveau. Plus la coordination est parfaite, et plus, dans les deux cas, toutes les parties atteignent développement complet et plus s'harmonise l'action du tout. Tendance à la création de centres loeaux. Plus est parfait l'équilibre des deux forces opposées, plus il y a tendance à la liberté humaine. Le devoir du pouvoir coordinateur se borne à écarter les obstacles à l'association. 411

I 3. — Tendance universelle à l'association. Compagnies d'actionnaires. Actes d'incorporation. Limitation de responsabilité. Analogie de l'action sociétaire avec les lois naturelles instituées pour le gouvernement de l'homme. Monopoles. Premiers exemples chez les Grecs et les Romains de corporations pour des fins politiques et de commerce. Limitation de responsabilité sous l'empire romain. Devant la centralisation croissante el la civilisation en déclin, la limitation disparaît. II s'ensuit la disparition des gouvernements locaux et puis la ruine de l'empire. Renaissance graduée d'institutions locales. Influence de leur réapparition pour faciliter le commerce, favoriser le développement d'individualité, aider au rétablissement d'un gouvernement régulier. L'importance et la diversité des corporations est un caractère (fistinctif de la politique civile américaine. L'organisation

TAmifi DBS MàTIÈBES. 493

Pages, est une nécessité de Vassociation. Le mouvement sociétaire s'accélère à mesure que le pouvoir de combinaison se complète davantage. Le pouvoir du trafiquant décline à mesure que les hommes sont de plus en plus aptes à s'associer. Acheter et vendre sont deux intérêts hostiles en arrêt, — excluant toute idée d'harmonie et d'équité. L'harmonie naît alors que le consommateur et le producteur prennent place l'un auprès de l'autre, — c'est au contraire la discorde qui grandit alors qu'ils sont de plus en plus séparés. 418

{4. — Golbert et sa politique. Sa pleine appréciation de la nécessité de l'exercice par l'État du pouvohr coordinateur. Hume, sur la nécessité de de conserver avec soin les manufactures d'une nation. Adam Smith ne recoDunande pas l'adoption du système laisser faire. Say, Rossi, Mill et autres, sur les devoirs d'un gouvernement par rapport à Fa diversification des industries dans lesquelles la population est engagée 427

{5. — M. Chevalier. Il approuve le système protecteur. Les gouvernements étant dans certaines limites la personnification des nations, ils ne font qu'accomplir un devoir positif lorsqu'ils favorisent l'entrée en possession de toutes les branches d'industrie dont l'acquisition est autorisée par la nature des choses. Il prétend que l'agriculture française a cessé d'être protégée. L'assertion manque d'exactitude. Justesse de ses vues au sujet de la faible production de l'agriculture américaine. Lourde taxation sur les fermiers américains; celle sur les fermiers de France est légère en comparaison. Ces derniers jouissent d'un commerce libre en comparaison avec les restrictions qui gênent les autres. Causes de ces différences • . . . 433

I 6. — Le monde gouverné par des mots, — des phrases vides de sens deviennent les objets d'un culte de mois. Tyrannie des gouvernements dont la théorie est celle du laisser faire. Ces gouvernements oppresseurs, en raison qu'ils manquent à exercer le& pouvoirs de coordination. Erreurs des économistes modernes. Un communisme colossal, conséquence du système anglais. Importation réelle de la doctrine du laisser faire. La nécessité pour l'exercice du pouvoir coordinateur croit en raison de l'augmentation de population et de richesse. Plus se perfectionne le pouvoir d'association dans l'État, plus augmente la faculté pour son peuple de contribuer au commerce du monde 439

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