UU COMMERCE EXTÉRIEUR
d’un revenu égal à 80 000 fois 15 fr., ci 1 040 000 f.; après l'imputation, ce revenu est réduit à 70 000 fois 12 fr., ci 840 000.
Différence. . . 200 000 f.
D’un autre côté, les habitants du territoire N ne se procurent pas, au prix de 12 fr., les 25 000 unités de l’article A, qui font l’objet de l’importation, sans que la contre-partie de cette valeur, sous quelque nature d’articles qu’elle se réalise, sorte du territoire N : ainsi l’on doit considérer qu’un fonds étranger, montant à
25 000 fois 12 fr., ou 500 000 f.,
vient s’ajouter aux fonds déjà consacrés sur le marché national à la demande des articles E, F, G, etc., autres que A. En outre, les consommateurs nationaux de l’article A, qui achetaient déjà avant la baisse, reporteront sur la demande de ces mêmes articles E, F, G, etc., une somme de 80 000 ;
Total. . . 580 000;
d’où il y a lieu de déduire les fonds que retirent de la demande de ces mêmes articles ceux des consommateurs nationaux que la baisse détermine à acheter l'article A, lesquels fonds s’élèvent à 15 000 fois 12 fr., ou bien à . 180 000.
Reste. . . 200 000 f.,
à savoir une somme égale à celle dont a diminué, sur le territoire N, le revenu des producteurs A. Donc, en vertu de notre principe de compensation, ce chiffre de 200 000 fr. exprime bien la diminution nominale du
revenu national N, par le fait de l’importation de l’article A de M en N.
Actuellement, il faut observer que les consommateurs qui achetaient avant la baisse sont, après que l’article a baissé, dans la même position que si leurs revenus
eussent augmenté de 80 000 f.;
et si l’on retranche cette somme du chiffre trouvé ci-dessus pour la diminution
nominale 200 000,
La différence. . . 120 000 f.
donnera le chiffre qui exprime la diminution réelle du revenu national N, par suite de l’importation.
Ce chiffre se retrouve d’ailleurs par un calcul des plus simples, analogue à celui qui a été fait à propos du marché d’importation, et qui porte directement sur les consommations, comme le demandent les économistes les plus récents et les plus accrédités. Remarquons en effet que le marché N entre en jouissance d’un surcroît de 15 000 unités de l’article A, dont la valeur s’élève pour ce marché, au moment où ces quantités y pénètrent (167, 5* cas), à 180 000 f.;
mais, d'un autre côté, pour obtenir cet avantage, il se dessaisit ou se prive d’articles indigènes jusqu’à concurrence
d’une somme de 300 000,
nécessaire pour payer les 2o 000 unités A importées, au moment où elles pénètrent sur le marché d’importation. La
différence est encore de 120 000 f.,
au détriment de la consommation indigène. Les autres désavantages supportés par les producteurs A, sur la quantité et sur le prix de leurs produits, trouvent leur