‹ Principes de littérature [microforme]Chapitre 132 sur 225 · UNE JEUNE FILLE A SA MÈRE · texte numérisé non relu

UNE JEUNE FILLE A SA MÈRE

Ma chère maman,

C'est toujours avec la plus grande joie que je vois arriver chaque année le beau jour de votre fête, parce qu'il réveille et ravive dans mon cœur tous les sentiments d'affection dont il est rempli pour vous. Oh ! que je voudrais bien être auprès de vous en ce jour, au moins pendant quelques heures, pour vous voir, vous parler, vous remercier, vous dire combien je vous aime et vous faire mille souhaits de bonheur. Si j'avais les bottes de sept lreues du petit Poucet, ce serait bien vite fait ; mais je ne les ai pas. Je ferai alors votre fête dans mon cœur, je penserai à vous, à votre tendresse et je prierai pour vous. Mon cher frère, baise bien maman pour moi, et dis-lui que je l’aime et que nous laimerons toujours.

À présent que je suis plus âgée, je comprends mieux, ma chère maman, tous vos soins maternels, tous les sacrifices que vous vous imposez pour me rendre heureuse et c’est de tout mon Cœur que je vous en remercie, Je vous souhaite, en retour de cet inaltérable dévouement et de toutes ces bontés, de longues années, la

santé et le bonheur. Je demande aussi à Notre-Seigneur qu'il nous accorde, à mon frère et à moi, de ne vous donner que de la joie et de la consolation.

Ma tante Marie-Louise a passé ici avant-hier et elle a eu la bonté d'arrêter un instant. Je l’ai bien remerciée de cette aimable petite visite. Elle m'a chargée de vous présenter ses amitiés et de vous dire qu’elle se propose d'aller vous voir dans trois semaines.

Adieu, ma chère maman. Bonne Fête et merci encore une fois de toutes vos bontés.

Je vous embrasse tendrement.

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