‹ Principes de littérature [microforme]Chapitre 141 sur 225 · LETTRES DE REMERCIEMENT · texte numérisé non relu

LETTRES DE REMERCIEMENT

à Dieu À UNE SŒUR AINÉE, -omme ie bien nr | , jt que Je pensais à toi ce matin, ma chère Louise, et je me » VOUS disais: Dieu est si bon que jusque dans ses rigueurs il | dési- nous ménage ; c’est ainsi qu’à moi, pauvre enfant à qui as mis il a enlevé sa mère dès la première enfance, il a donné i sont une sœur tendre et dévouée, et en bénissant la Provi- " dence, je songeais combien je devais t'aimer. L'annonce ind. et ‘ que l’on me demandait au parloir m'’arrache à ces douces pensées ; je pense que c’est toi que je vais embrasser, et, malgré le règlement, je franchis l'escalier en deux bonds, je ne cours pas, je vole. Ce n’était pas toi ; mais c'était mieux encore peut-être que ta visite: nüire vieille bonne m’apportait de ta part un charmant écrin. Oh! le ravissant bracelet! et c’est Louise qui me l’envoie.—N'est-il pas vrai, ma bonne, que c’est à elle qu’il a été donné et qu’elle s’en prive pour moi?—Chut! répond Marianne en souriant avec mystère, on me | recommande le secret et vous savez que je suis discrête.—Mais je n'ai pas besoin ni des aveux ni des jez en- dénégations de Marianne, je connais ma sœur chérie, es trou- je sais que son bonheur est de s'imposer des privations Vous pour une petite étourdie qui en est souvent très peu aman ; digne, mais qui du moins apprécie les vertus et les mercle délicates attentions de sa seconde mère, et lui adresse t mon ici, du plus profond de son cœur, mille remerciements votre et autant de baisers bien tendres. ites de Ft vous M. TALLARD A MME DE MAINTENON.

ésirer. Madame, recevez, s’il vous plaît, ici mes très humbles Fe remerciements du mot que vous me fîtes l'honneur de une me dire hier. Rien n'égale vos bontés ; rien n’égale ma reconnaissance. Vous m'avez accordé votre protection oi pour me faire chevalier de l'ordre : j'en ai ressenti les ettrai

effets quand j'ai été duc. Vous achèverez, Madame, quand il vous plaira, de me mettre au rang de mes camarades. Pour moi, je ne songerai toute ma vie qu’à

marquer au roi et à vous, la reconnaissance de ce que je dois à l’un et à l’autre ; trop heureux, Madame, si vous êtes aussi persuadée de mes sentiments que je le mérite.

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