‹ Principes de littérature [microforme]Chapitre 146 sur 225 · A UN PÈRE SUR LA MORT DE SON FILS · texte numérisé non relu

A UN PÈRE SUR LA MORT DE SON FILS

Honoré Monsieur,

Nous ressentons vivement la douleur que vous éprouvez de la perte de votre cher fils ; et c'est pour vous faire part de nos communs regrets que je viens, en mon nom et au nom de tous mes confrères, qui furent aussi les siens, vous présenter l'expression de notre vive sympathie.

Veuillez agréer, Monsieur, cet hommage de nos sentiments qui est d'autant plus sincère que votre hienaimé fils avait été constamment pour nous un ami dont nous n'avons cessé d'admirer les qualités d'esprit et de cœur. Il était vraiment l'ami de tous, bon, simple, modeste, et avec cela intelligent, régulier, pieux, en un mot, l'exemple de tous, et l’ornement de notre cours. Nous savons qu'il aspirait au sanctuaire et que. selon son expression, son cœur et son esprit ne cessalent de le porter, durant sa maladie, vers la maison bénie qui nous abrite tous nous-mêmes, et qui devait le conduire au terme de ses vœux.

Dieu a décidé de tout en l’appelant à lui ; il a accepté ses désirs, et il l’a soustrait à la contagion du mal et

Monsieur, ce qui nous console, nous ses amis, et ce qui sans doute ne manquera pas d'apporter également soulagement à votre juste douleur.

Page 1