‹ Principes de littérature [microforme]Chapitre 94 sur 225 · CAL · texte numérisé non relu

CAL

e de la CAR)

UET.)

t habile J.-C.)

L'ourmr,

Jusqu’à la saison nouvelle :

Je vous paierai, lui dit-elle, Avant l’oût, foi d'animal,

Intérèt et principal,

La fourmi n’est pas prêteuse ; C’est là son moindre défaut :

Que faisiez-vous au temps chaud ?

Dit-elle à cette emprunteuse.— Nuit et jour à tout venant

Je chantais, ne vous déplaise. — Vous chantiez ! j'en suis fort aise, Eh bien! dansez maintenant,

La cigale va demander à la fourmi de lui prêter quelque grain pour vivre et celle-ci ne le veut pas. Voilà le fond de cette petite composition. L’ordonnance des idées est comme suit :

La cigale n'ayant rien amassé et manquant de tout à l'automne, va demander à la fourmi de lui prêter quelque grain. Celle-ci, qui est loin d’être charitable, demande à la cigale ce qu’elle a fait pendant l'été. Sur sa réponse la fourmi la renvoie avec mépris.

Il y a quatre parties distinctes dans cette composition :

La peinture du dénûment de la cigale ; Son humble demande à la fourmi ; La peinture du caractère de celle-ci ;

* Son refus.

B. Nous nous bornons pour le moment à cette partie de l’analyse qui est en rapport avec les connaissances des élèves.

N° 7 (page 54).

Exemple d'imitation dun sujet modèle.

S'il s'agissait de raconter la démarche d’un pauvre auprès d’un riche, pour en obtenir de l’aide dans une entreprise, on pourrait très avantageusement imiter la fable: Za Cigale et la Fourmi.

1° Décrire l'impossibilité où se trouve le pauvre d'exécuter son projet ;

2° Raconter sa démarche auprès du riche pour en obtenir de l’aide, faire un emprunt, etc...

3° Peindre le caractère de celui-ci ;

4° Enfin, lui faire donner une réponse favorable ou négative suivant son caractère et ses dispositions.

N° 8 (page 56).

Exemple de disposition.

Prenons les pensées recueillies sur les qualités d’une mère. (Voyez le n° 4 de l’Appendice.)

Quel est le but qu’on se propose? C’est de faire connaître la mère par ses principales qualités, le dévouement et l’amour. Comme le dévouement dans une mère est l’amour en action et la qualité la plus propre à faire connaître son cœur, à faire impression et à intéresser, pour suivre la règle donnée, le plan de cette composition sera donc de parler d'abord de l’amour de la mère et en dernier lieu de son dévouement. Cet ordre une fois déterminé, il n’y a plus qu’à mettre les idées à la place qui leur convient. On peut les disposer comme suit :

L'amour. Une mère aime son enfant comme sa vie, elle l’aime toujours, malgré les défauts qu’il peut avoir, malgré ses fautes, ses vices. La vue de son enfant, tout ce qu’il fait, ce qui! dit, l’intéresse, la réjouit. Elle pense toujours à lui. Elle est inquiète s’il est malade, heureuse s’il est content, etc.

Le dévouement. Une mère ne vit que pour son enfant. Elle est attentive à tout ce qui le concerne, lui prodigue mille soins, lui apprend à parler, à s'amuser, prend part à ses jeux, etc. S'il pleure, elle le console, ne se sépare de lui que s’il est content.

Jauvre Elle travaille sans cesse pour lui, s'impose milie sacrifices, se prive du nécessaire pour qu'il ne manque de

our en rien. Elle s’oublie elle-même, épuise sa santé pour son enfant, elle donne jusqu’à sa vie.

ble ou :

| N° 9 (page 74).

Exemple de monologue.

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