L'immortalité est l'œuvre des libertés collectives
Cett(; (cuvre de la restauration nest ])as j)ossil)le dans ]<vs conditions actuelles de l'existence, car un seul n'y peut atteindre le bien j^énéral, ni même son bien propre. Donc l'harmonie, l'accord du bonheur et de la vertu doit être attendu du temps, c'est-à-dire du progrès des agents libres dans la pratique de cette liberté. Mais la vie i)résente n'y peut sufïire, car alors l'idéal ne serait pour chacun de nous que l'état où il meurt, ou bien ce serait l'état d'une humanité impersonnelle où la jouissance du bonheur auquel je travaille serait réservée à d'autres (2). Aussi l'immortalité de la i)ersonne est la seule solution possible du problème de la destinée, et la liberté donne la raison pour laquelle cette solution elîective et non plus seulement d'espérance et de croyance, est remise au développement ultérieur de la vie personnelle. « L'immortalité est le droit au progrès, la liberté en est l'usage (3). »
m. — Li:s MOYENS DE l'immortalité