I. Li: im:ssimismi\ — l'opiimismk
1. Les termes du débat entre l'optimisme et le pessimisme. — Des trois |)()sliil;ils aiiiioiicôs cominc pi'incipes (;ss(mitiels (le la religion iialiirelle, l;i liberté, Dieu, riiiiinorLalité, nous avons examiné le premier et le second. Mais le troisième n'a jusqu'ici été présenté que comme un vœu de la conscience. Il reste à dire, pour achever l'exposition de ce que nous appelons le théisme moral, comment est possible la conservation des personnes après la vie actuelle; comment la nature des choses peut se prêter à l'immortalité; comment enlin se fonde cet acte de foi par lequel nous afTirmous la moralité des lois cosmiques. Alllrmer la permauence des personnes, ce n'est rien moins, en efïet, que regarder le déterminisme de la nature physique comme se mettant au service des lois morales. Cela est-il possible? Le monde se préte-t-il à l'introduction de la moralité? en subit-il l'iniluence? voilà des questions sur lesquelles les hommes ont toujours été partagés en deux camps : les optimistes, qui ont des solutions alTirmatives, en général, sur ces deux points, et les pessimistes qui répondent que la nature est le règne des forces indifïéreutes, quand ils ne vont pas jusqu'à placer le mal au cœur môme de cette nature.
C 2. Deux méthodes d'examen. — Pour juger le débat entre l'optimisme et le pessimisme, on peut se placer à deux points de vue, l'un empirique ou spéculatif, mais non moral, l'autre moral, c'est-à-dire : P chercher si en fait la somme des biens l'emporte sur celle des maux dans le monde, et c'est une sorte
3i6 r»RIN(:il»KS I)K LA KKIJGIO.N NATIJHKKLK
de l)ilaij (iii'il s';i«j^it d'rta])!!!'; i2" chcM'clu'i- non pas ce qu'il en est sur ce sujet dans le monde, mais ce (jui i)eut être et môme ce qui doit cHre, si la nature tant ])liysi(|U(; que mentale n'est pas
esseuticlIcnuMit rrfi actairc à nue li'ansfoi ination (ra[)rès la loi du mieux.
3. L appel à l'expérience pessimiste. — La statistique des biens et des maux est rendue impossible par labsence dune unité de mesure — i^a statisti(jue des biens et des maux faite ])ar le pessimisme, depuis Job et môme avant lui, jusqu'à nos jours, se termine par une déclaration d'excédent en laveur du mal. Cependant Hartmann, le |)lus brillant disciple du pessimiste allemand Sclioi)enhauer, est oblij^é de convenir que son maître a exîiiçéré les conclusions et il soutient qu'il y a des plaisirs positifs, comme ceux de la science, de l'art, qui ne sont pas de simples cessations de la douleur. De plus, ainsi que nous l'avons objecté à Bentham et à Mill, avec un de leurs compatriotes, M. Sidgwick (i), la statistique entreprise sur ce point est impossible puisqu'il n'y a pas d'unité de mesure pour ai)prôcier les plaisirs et les douleurs. Le pessimisme empirique ou même fi priori n'est donc qu'une affaire de caractère; ce n'est pas une doctrine, c'est une simple croyance f)ersonnelle et amorale, car elle n'est pas forcément immorale.
4. Lappel à l'expérience optimiste. — Leibnitz ne justifie pas, mais constate seulement le mal physique, moral et métaphysique. — 11 en est de même de la doctrine opposée, l'optimisme, représentée surtout par Leil)nitz et exposée systématiquement dans les Essais de Thi'oilicée (:2), où il essaya de justifier Dieu sur les trois points suivants : le mal métaphysique, le mal physique, le mal moral.
Le premier est l'imperfection inhérente à la créature, le défaut de réalité, la limitation d'être. Leibnitz l'explique en disant que Dieu ne pouvait pas créer le monde p;jrfait, car il y aurait eu alors deux perfections, dont aucune n'eut été absolue, puisqu'elles se seraient limitées réciproquement, au moins comme relatives l'une à l'autre. Ceci accordé, l'optimisme serait sufTisamment justifié, et il ne serait pas besoin de chercher à expliquer le mal physique ni même le mal moral. Cependant, pour être
(1) V. Guyau. Morale anglaise, F. Alcan, 1887, p. 153 à 151.
(2) De Theos, Dieu, et dikô, procès. Leibniz plaide la cause de Dieu, 1710.
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coiiiplcl, Loihnilz iiisish^ (^t s'iiij;rni(' à iiMHiIrcr, lui .iiissi, p;ir l.i sl;ilisli(|U(Ml('s iiuiiix et. des hioiis i\iu' rv.s (l«Miii<MS rciiiportnit eu soiuuKî tlaus la vie, cL ((u'ellc vaut, par cousécuMMil la peiufî d'cMnî vécue. Bayiez lui ohjecle (|ii<' la douleur u'est |)as iiécessain; niéuH^ eoinuK^ moyeu d'aveilir riioiiiiiH' (|u'il soi! (h's voies d(; la ualiinM'l (|U(U)ieu eùl bien pu irniplaeer ce moyeu d'iuslructiou par le plaisir, eu variaut l(!s de^résd(5 sou iidcusilé. f.(;il)uil/. ue voit rieu à répoudri», sauf ([ue la douhîur est |)eut.-èt ri; uu luoycîu plus fort (jue le plaisir diiuiiiué, pour arriMirr Tliouiiue sur uue mauvaise voie. — Ouaul au mal moral, le pécli6, l'erreur, il l'attribue à la liberté. Mais Leibuilz ne croit pas à cette liberté, (pii violerait daus le moude le priucipe de la raison suffisante, celle de ses iuveutious métapbysi(|ues à lacfuelle il tient le plus (1).
Eu uu mot, tout l'optimisme de Leibuitz revieut à dire (jue Dieu n'est pas absolument tout-puissant; ([ue le mal i)réexistait, dans la nature des choses, à sa volonté (^), et ([u'il n'a j)u qu'accepter dans la création le moindre mal possible. Leibniz constate donc le mal, il ne l'explique ni le justifie (3).
Le pessimisme moral. Refus de croire à la récompense de la vertu. — Les deux systèmes de l'optimisme et du pessimisme étant insoutenables tant qu'on en reste à l'exposé plus ou moins complet des faits, il faut s'élever plus haut et chercher comment le bien moral serait possible dans le moude.
Certains moralistes disent que la question ne devrait pas môme être posée, car le devoir suffit à diriger notre conduite et nous n'avons pas à nous inquiéter des suites de nos actes quand nous sommes en règle avec notre conscience (4) :
Faites votre devoir et laissez faire aux dieux (5),
Cependant, le mal, en fait, remplit le monde. Mais c'est là, selon ces stoïciens austères, uue nécessité devant laquelle il faut s'incliner. Les manichéens, qui admettaient, comme Empédocle, un principe du bien et un principe du mal dans la nature, avaient donc raison; la lutte entre ces deux forces est la loi même des
(1) V. ch. III, éclaircissement II.
(2) Et en cela il s'oppose à Descartes qui met cette volonté de Dieu au-dessus de sa nature même. V. ch. m, éclaircissement IV.
(3) C'est cet optimisme qui inspire encore le passage du poème La Justice, éclaircissement III.
(4) V. ch. VIII.
(5) Corneille.
PRINCIPFS T)K Î>A RKLIGION NATURELLE
choses ot lo drame n'aura pas de fin, * le trap^ique est la loi du inonde », dit l>aiilisen. Il en résulteraitfjue la méthode des moralistes qui suivent Kant est illéj^Mtinie quand ils se décident dans les questions spéculatives, d'après ce qu'ils appellent leurs préférences morales; en réalité, ils ne font qu'affirmer ce qui est conforme à leurs désirs et à leurs croyances ; ils prennent leurs souhaits pour des réalités.
6. L'optimisme moral. Justification de la méthode des postulats.— Sur ce dernier point, la méthode dont nous avons déjà donné une application dans notre étude de la liborlé étant mise en cause, nous essayerons d'abord de la justifier. Quel est le philosophe qui fait autrement que nous, et prétend affranchir ses affirmations de l'indice personnel qu'y placent ses propres croyances ? Il s'agit donc d'opposer croyance à croyance. Mais si les nôtres n'ont point la faveur de telle ou telle école, on nous permettra bien de les proposer à l'adhésion d'autrui, et de chercher à faire voir qu'en faisant appel aux besoins manifestes et impérieux de la nature morale, nous ne proposons pas un conformisme passionnel contre lequel nous avons protesté (1), mais simplement une déférence aux vœux de la raison pratique qui doivent d'être écoutés, non réprimés. En d'autres termes, dans la question de l'immortalité en particulier, les tendances de la nature humaine sont, à notre sens, des données apriorifjues desquelles nous déduisons un prolongement quelconque de la personnalité au delà de la mort afin que ces tendances ne soient point comme des moyens dénués de fin et comme des lois naturelles inscrites en faux contre l'ordre général de finalité et d'harmonie qui se voit dans la nature. Le pessimisme, même moral, des stoïciens comme Epictète ou Yallier (5) n'est qu'une croyance et elle ne démontre pas le caractère illusoire de la nôtre, tandis que nous prétendons démontrer la violence injustifiable que fait la leur à la nature humaine.
7. Renoncer à l'espoir de la vie future enlève au devoir un mobile puissant. Admettre cet espoir est engager les bonnes volontés. — Assurément, en effet, la bonne volonté est le plus grand des biens de ce monde et « elle brillerait encore de tout son éclat » si les lois cosmiques s'opposaient à ce qu'elle
(1) V. ch. vu" sur l'utilité et le plaisir.
(2) L'Intention morale, F. Alcan. 1882.
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])<)i-|:il SCS ti'iiils. M.'iis il liiiil. coiivciiir (|ii(^ riMMiiiiic srr;iit |m'(''S (l'un (lr('()iir;i};('im'iil l('';;ilim«' s'il vM^yait ses clToils ir.iixMilir à rien. L;i inoralilc, iiil.ich' en dioil, s('i';iil(l;iiis l.i |>i-;ili(|ii(' fort (U)iU|M'()iiiis(' si, I niN :iill;iiil ;i n-jni iiiir iiioii (';ii';i('li''rr, je im- puis arriviM* à aucun rcsnllal. parce (|ii(^ les lois (l(^ la nainre me Iraiiissoiil, ol si à clia([ue inslani mon cITch'I csl. à icconiinencer. I)(; |)lus, si l(^s lois (le l'iKMédile cl, de la solidaiiLe des lioninies dans le temps ('^l,ai(uil lelU^s ([ne les vices physi(|n(;s (5t moraux fussent seuls aptes à sVMn*ej;istr(^ret à s'()r^^anis(M-, à rexclusion (l(;s bons elïets do la V()l()nt(''. cl. de la eu lin rc, les meilleurs d'entre nous lin iraicnt [)ar douter du l)ien en le voyant ainsi tourne en (huision par la nature. Le |)essimisme (»st donc une croyanc(; fnnest(î à la moralité.
Nous lui opposons (car il u'y a pas de milieu eidn; les deux thèses) la croyance à l'accord [)ossil)le dans l'avenir (uitie Nîs lois du monde et celles de la volonté; nous disons (|,i M faut croire à l'ellicacité des elïorts i)our le bien et à la sou|)lesso i)lasti([ue de la nature pliysi([ue en tant (|ue capahh^ de faire porter des fruits aux l)()nnes actions de l'agent libre. 11 ne faut pas dire avec l'optimisme vulgaire: « Tout est pour le mieux », mais alïirmer que par l'intervention de nos libres initiatives, nous pouvons rendre le monde meilleur (1).
n. — LA LIlîKRTÉ CAUSE DU MAL ET CONDITION DE L'iMMORTALITÉ
8. L'instinct de l'immoralité. — Mais la conscience réclame davantage. Nous sortons imparfaits de cette vie; ceux qui ont travaillé à s'améliorer verront-ils leurs elïorts perdus et ne pourront-ils les continuer comme ils le voudraient? Ceux qui ont failli ne pourront-ils se relever? La personne qui affirme si énergiquement son droit au progrès se verra-t-elle dénier ce droit par la nature? L'anéantissement qu'elle repousse de toute son énergie lui sera-t-ili mposé ? Son désir le plus ardent et le plus intime, celui de persévérer dans l'être, sera-t-il trompé, alors qu'il est soutenu par les meilleures de nos tendances, les grandes aspirations du cœur, les nobles passions, l'indomptable élan de la pensée à l'heure de sa suprême éclosion, lorsqu'elle se projette en embrassant le temps (2), la liberté s'élevant à l'espérance
(1) V. Conclusion du ch. iv sur la liberté.
(2) Eclaircissement!.
:î:.o princh'F.s i»i: la iu'.ijc.io.n natiirkmJ':
(l'uno victoiro fulurc, « l'îiinour onfin, rainouj" pins fort r[nc la mort, c'est-à-cliro la nature arrivée à la eonscionce de la passion par lafinclle elle est », et se faisant clans l'instant mAme où elle se renouvelle et se régénère la promesse et la conviction de sa propre immortalité?
9. La mort n'est qu'une apparence grossière. — La conscience morale réclame donc comme un impérieux instinct une harmonie entre les fins de l'univers et la tendance qui est le fond de notre être. Mais deux faits terribles de discordance s'opposent, en apparence, à ce vœu de la conscience. Ce sont, du coté de la nature, la mort, et du coté de la volonté le mal.
Mais la mort est-elle réelle? Si on l'entend comme l'anéantissement des individus, comme la suppression complète et définitive des personnes, elle n'est pas démontrée et ne peut l'être. Leibnitz, comme nous le verrons jiliisjoin, n'y voit, qu'une transformation. Plutôt que de croire au bien sans espérance, au mal impuni, à l'abîme sans fond de l'être inconscient qui détruit tout ce qu'il engendre, le grand poète qui a, dans ses dernières œuvres, si magnifiquement abordé les questions morales comme celles que nous agitons, V. Hugo, proteste au nom de la conscience et préfère au néant tout le cortège des superstitions antiques sur l'enfer et Satan qui constituent au moins ujic survivance. « Soit, dit-il aux négateurs de l'immortalité, soit, plus d'enfer !
Mais rien après la vie, Rien avant ; la lueur, des ténèbres suivie ; Tout, ramené, pour l'homme à Tinstinct animal; Le bien n'ayant pas plus raison contre le mal Que le tropique n'a raison contre le pôle ; Tout réduit à l'atome inerte, inconscient, Sourd, tantôt tourmenteur et tantôt patient ! Que la création, ivre d'obscurité Soit idiote et n'ait à son extrémité Rien qu'on puisse nommer amour, raison, justice ! Qu'après avoir vomi, lugubre elle engloutisse, Et n'ait pour résultat, en soufrant, en créant, Que de donner un peu de vermine au néant ! Quoi ! Lorsqu'on s'est aimé, pleurs et cris superflus, Ne jamais se revoir, jamais, jamais ! Ne plus Se donner rendez-vous, au delà de la vie ! Quoi ! La petite tête éblouie et ravie, L'enfant qui souriait et qui s'en est allé, Mères, c'est de la nuit, cela s'est envolé !
x\ir. i.'iMMimTAi.iTi': sm
Oiioi ! I(^ scMil liiMi (|ii'()ii .'lit Ix'soiri d'aimor Kiir torro
l'Il, (1(^ srniir vivaiil, l(i lomhcaii, scrail iiiorl !
l'Iii |U'(''S('ii('(i (loi ciciix, (|ii(»i, rcs]M''i"aii('r a loil !
!,<• <l»Miil (|iii loid mon cd'iir en cxpriiiic un iruwisongo !
l'as d'avciiii'! un vidd où l'd'il r^j^ai'ô ploii;::*^ !
l"'oss«' (Ml la |ii'(>r(iii(l(Mii', linceul siii' la liaiilciir !
1*1)111* iiioiiviMiicnl la vie cl la luoil jxiiii" iiKilciir !
INxii* s\'>l(Mii(li'e à jamais un instant on s'allnm(; ;
'l'oul csl, riioi'iiltUr r()M(^ vl \{'\vi\ \o. calxrslan !...
lli(Mi? — Oh! reprends ctî IU(în, goullVtî, et rends-nous Salan ' I
10. La liberté explique non seulement l'origine et la fin du mal. mais lorigine et 1 i destinée de 1 être. - Qii;iril au mal sous loiilcs ses laces, (|ui siïinhlii une né^alioii (iéliiiilivc do l'ordrn el (U) riiarnioiutî dans la nature, il a sa solution dans la donnée {\v, la liberté. \a'. mal moial, même, ne jM'ut })as se séparer du mal |)liysi(|ue, car s'il y a une ex|)lieation du (lési)r(Ire qui contraste avec l'ordre, il faut ([ue cette explication soit unique. Or, le mal est possible, comme le bien, dans les actes de rhomnie, si celui-ci est libre. Le plus ^rand bien que nous puissions concevoir est un ordre établi par la volonté libre qui, capable de déchoir, est aussi capable de se relever. Dans l'hypothèse théolop;iqued'un Être dont la puissance unique et la connaissance inlinie enveloppent tous les phénomènes, la liberté est exclue non seulement à l'origine des êtres, mais dans leur existence actuelle, où le bien et le mal ne sont plus concevables. Si, au contraire, nous nous bornons à poser la liberté et avec elle la moralité de l'ordre universel, nous obtenons[une solution satisfaisante des difficultés inhérentes à la donnée du mal, et nous sommes fondés à attendre une réparation du désordre actuel. Et le mal physique lui-mènK, la maladie, la dégénérescence, la faiblesse de l'organisme en face de la nature trouve anssi son explication impliquée dans celle du mal moral. Si nous posons, en effet, des êtres libres à quelque époque originaire que l'on voudra, nous devons les concevoir comme doués de conscience morale et placés, par le fait de leurs passions, entre des résolutions opposées qui, en se réalisant, entraînent de longues et irréparables suites de conséquences. Il suffit, après cela, d'admettre la corrélation que nous avons fréquemment invoquée entre toutes les fonctions de l'être et particulièrement entre l'être physique et l'être moral, pour concevoir que des résolutions passées à l'acte d'une manière
(1) Religions et Religion, p. 101, Ed. Levy.
7,52 IMU.NCU'KS DE LA KKLHiloN .NATrHKI>LK
habitiiollo pnj^fMidrciit une solidarité do l'ordro orf^aniqiie dont la ré|)('liliou et la longue; acciiinnlatioii ont ])U « crôer, constituer ces manières d'être, ces habitudes immensément variées qui sont les êtres mômes et les lois mêmes de la nature ». Ainsi une seule explication embrasse tous les {genres du mal et la thèse de la liberté a les <'OMsé(|U('nces les ])his hautes et les jdus profondes (juant à la création du monde, à l'orij^ine du mal et à sa disparition possible de l'ordre des choses (i).