‹ Principes de philosophie morale suivis d'éclaircissements et d'extraits de lectures conformes aux programmes de l'enseignement moderne (première, sciences et lettres), de l'enseignement secondaire des jeunes filles et des écoles normales primairesChapitre 36 sur 162 · Elle est une solidarité entre la personne et ses actes · texte numérisé non relu

Elle est une solidarité entre la personne et ses actes

Si nous soiuines les vérilablcs ailleurs de (fuehiues-unes de nos actions, ainsi ([uo l'inii)li(|ue rallirination de la liherlé, il va (le soi (|ue louLe la série dévénenieuls {[ue i)eut délerniiner noire résolulion, envisagée connue libre dans son point de départ, mais enchaînée à ses conséquences, doit nous être attribuée, comme l'elïet est attribué à la cause. Alors il est possible d'absoudre et de condamner les actions humaines, et de les considérer autrement que comme des moments nécessaires et incMTérents d'une évolution dont nul n'a à répondi-e, dont nul ne peut se porter garant. C'est certainement un objet capable d'eiïrayer un esprit réfléchi que l'idée de pouvoir introduire dans ce monde un phénomène nouveau, non pas sans racines dans le passé, mais sans liaison nécessaire et totale avec un certain ordre éternel des choses. Car s'il dépend de nous de créer du nouveau, le monde entier est modifié par chacun de nos actes : physiquement, l'axe de la terre et le mouvement de la planète dans le système solaire dont elle est une composante se déplacent selon que je change le point d'application d'une des forces qui influent sur son centre de gravité ; moralement, toute l'histoire à venir sera changée selon que je prendrai telle ou telle décision et j'aurai éternellement à répondre des conséquences que j'aurai déchaînées.

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